Mise à jour III sur les détentions et les déportations de migrants subsahariens au Maroc

23/02/2015  engl

Dans le cadre de la politique européenne de voisinage (PEV), l’UE et ses États membres soutiennent les états  frontaliers pour la surveillance des frontières afin de  prévenir  efficacement les migrants d’atteindre le territoire . En tant que partenaire de l’«avancée Partenaire» dans le PEV, le Maroc est complice dans la création d’une zone tampon d’extériorisation du régime des frontières inhumaines entre l’UE et l’Afrique du Nord. Pour améliorer son statut , le Maroc a signé  le ‘Mobility Partnership‘ incluant les négociations de réadmission ,et ont reçu “l’assistance à  la stratégie pour combattre les migrations illégales (EU/Morocco Action Plan, §48) de l’UE. Le Maroc s’avère être le meilleur chien de garde de l’UE au nord de l’Afrique.Les détentions à grandes échelles et les déportations de migrants subsahariens au Maroc montrent à quoi ressemble cette lutte dans la pratique.

Le 9 Février 2015, le ministère de l’Intérieur marocain a annoncé son plan d’évacuation complète des camps de migrants dans les forêts entourant les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Les rafles ont débuté après la conférence de presse du gouvernement annonçant la fin du processus de régularisation. Le 10 Février, les autorités marocaines ont commencé la destruction des camps et ont arrêté plus de 1000 migrants qui vivaient dans les forêts montagneuses de Gurugu (pour plus de détails, voir Mise à jour I). Le 13 Février, les raids et les arrestations se sont poursuivies dans plusieurs forêts autour de Nador. La plupart des migrants ont été emmenés dans un camp de Kariat Arekmane pour les procédures d’identifications et ensuite dispersés dans différents camps de fortune dans le Sud du Maroc (pour plus de détails, voir Mise à jour II).
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La situation dans les camps autour des  forêts autour de Melilla Continue reading

Update III on detentions and deportations of Sub-Saharan migrants in Morocco

FR

As part of the so-called European Neighbourhood Policy (ENP), the EU and its member states fund surrounding countries to control their borders and effectively prevent migrants from reaching European territory. As an ‘Advanced Partner’ in the ENP, Morocco is complicit in creating a buffer zone externalising the EU’s inhumane border regime to Northern Africa. To gain advanced status, Morocco signed a so-called ‘Mobility Partnership‘ including readmission negotiations, and receives ‘assistance in implementing the strategy to combat illegal migration’ (EU/Morocco Action Plan, §48) from the EU. The large-scale detention and deportations of Sub-Saharan migrants in Morocco show what this combat looks like in practice. On 9th February 2015, the Moroccan interior ministry announced its plan to completely evacuate the migrant camps in the forests surrounding the Spanish enclaves Ceuta and Melilla. On 10th February, Moroccan authorities started the destruction of camps and arrested over 1000 migrants who had been living in the mountain Gurugu forests (for more detail, see Update I). On 13th February, the raids and arrests continued in several forests around Nador. Most migrants were taken to a camp in Kariat Arekmane for identification procedures and subsequently distributed to different makeshift camps and holding facilities across Morocco (for more detail, see Update II). This is a third update to follow-up on the previous blogposts.

Situation in the forests camps around Melilla

There have been no further large-scale raids and arrests, mainly because there is almost nothing left to destroy and almost no-one left to arrest. Nevertheless, the few remaining  Continue reading

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Actualización II sobre las deportaciones de los migrantes en los bosques de Nador

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Mapa de los nuevos centros improvisados de detencion en Marruecos

Engl

Fr

En los últimos días, el Estado Marroquí ha continuado las deportaciones en las fronteras de la Unión Europea, pisoteando los derechos de los migrantes y las libertades humanas fundamentales.

El Viernes, 13 de febrero, las autoridades llevaron a cabo redadas en varios bosques cerca de Nador, en el curso de los cuales arrestaron a unas 200 personas que vivían en Baquoya, Afra, Bolingo y otros lugares cerca de Nador. Entre los detenidos que también fueron llevados al campamento en Akariat había varias mujeres (algunas de ellas embarazadas) y niños, y varios solicitantes de asilo y titulares de documentos. Las autoridades quemaron a muchas carpas, mantas, las pertenencias y los alimentos de la gente. Los migrantes restantes se han visto obligados a esconderse en el frío, carente de las necesidades más básicas. Aunque la gente ya están reconstruyendo algunos de los campamentos, el temor de más terror estatal sigue siendo alto. Además, varias personas han sido encarceladas y acusados de tráfico de seres humanos – un nuevo intento de culpar a los migrantes individuales en lugar de las redes subyacentes entre la policía, la mafia y el estado capitalista.

Aunque no se han realizado incursiones en otros bosques o ciudades de Marruecos, el estado marroquí ahora está en el proceso de deportar a alrededor de 1.000 personas de los bosques de Nador, incluyendo Gurugu. Después de seis días, muchos de los migrantes todavía son mantenidos en centros improvisados en el Sur de Marruecos, las medidas de seguridad son estrictas, las necesidades de las personas (dieta, arreglos para dormir, atención médica) no se cumplan suficientemente. Los detenidos no saben que va a pasar con ellos, y por qué reciben un trato como criminales; el estrés y la inseguridad está desestabilizando cada vez más a todos. Continue reading

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Mise à jour II des déportations en cours de migrants en provenance des forêts de Nador

 

10690144_680705752040533_3299314620671272272_nCarte des nouveaux camps improvisés au Maroc

Engl

Esp

Ces derniers jours, l’État marocain a poursuivi sa campagne d’expulsions aux frontières de l’Union européenne, accompagnée d’une violence extrême et foulant aux pieds les droits des migrant(e)s et leurs libertés fondamentales.

Vendredi dernier, 13 Février, les autorités ont mené des rafles dans plusieurs forêts autour de Nador, au cours desquelles ils ont arrêté environ 200 personnes qui vivaient dans Baquoya, Afra, Bolingo et d’autres endroits autour de Nador. Parmi les détenu(e)s qui ont été également amené(e)s au camp de Akariat il y avait plusieurs femmes (certaines d’entre elles enceintes) et des enfants, plusieurs demandeurs d’asile et les détenteurs de documents. Beaucoup de tentes, de couvertures, de biens personnels et de nourriture ont été brûlés de sorte que les migrant(e)s qui ont échappé(e) aux rafles ont été contraint(e)s de se cacher dans le froid et manquent des besoins les plus élémentaires. . Certains sont déjà en train de reconstruire certains camps mais la crainte de plus de terreur de l’État reste élevée. En outre, plusieurs personnes ont été emprisonnées et sont accusée de trafic d’êtres humains – autre tentative d’accuser les migrant(e)s plutôt que de blâmer l’état capitaliste et ces systèmes de policiers-mafia-réseaux sous-jacents. Continue reading

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Update II from the ongoing deportations of migrants from the Nador forests

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Map of the new, improvisational detention camps in Morocco

Fr

Esp

In the last days, the Moroccan state has continued its deportation campaign at the borders of the European Union, trampling on migrants rights and fundamental human freedoms.

Last Friday, 13th of February, the authorities conducted raids in several forests around Nador, in the course of which they arrested around 200 people who had been living in Baquoya, Afra, Bolingo and other places around Nador. Amongst the detainees who were also brought to the camp in Akariat there were several women (some of them pregnant) and children, and several asylum seekers and document holders. Many tents, blankets, people’s belongings and their food has been burned so that the remaining migrants have been forced to hide in the cold, lacking the most basic necessities. Although people are already rebuilding some of the camps, the fear of more state terror remains high. Furthermore, several people have been imprisoned and are accused of human trafficking – another attempt to blame individual migrants instead of the underlying capitalist state-police-mafia-networks.

Although there have been no raids in any other forests or cities in Morocco, the Moroccan state is now in the process of deporting around 1000 people from the Nador forests, including Gurugu. Even after six days, many of the migrants are being kept in makeshift centres around Southern Morocco, security measures are strict, people’s needs (diet, sleeping arrangements, medical care) are not properly met. Nobody is telling the detainees what will happen to them, and why they are being treated like criminals; the stress and insecurity is increasingly destabilising everybody. Continue reading

Update des déportations en cours de migrants de la frontière externalisée de l’Union européenne 12 Février, 2015

Le mardi 10 Février, les autorités marocaines ont lancé une opération de grande envergure pour arrêter et déporter des centaines de migrants. Ils ont pris d’assaut la montagne Gurugu, détruisant et brûlant le camp, et ont arrêté environ un millier de personnes qui ont été amené dans des camps de fortune. Leurs photos, empreintes et nationalités ont été enregistrées. Au cours de la journée, entre 20 et 30 bus les ont transportés vers le Sud dans des différentes villes: Errachidia, Goulmima, El Jadida, Safi, Kelaat, Sraghna, Chichaoua, Tiznit, Essaouira, Youssoufia, Agadir. Actuellement, la plupart des personnes étaient toujours incarcérés dans différents bâtiments. Ils reçoivent de la nourriture et des vêtements. Bien qu’on leur dit qu’ils seront libérés bientôt, et que l’État marocain ne fait que prendre leur ‘identité afin de régulariser leur situation,il semble plus probable que ces habitants de Gurugu seront expulsés.
En effet plusieurs réunions avec différents ambassadeurs ont eu lieu au cours des deux derniers jours, et de la nourriture, des abris et des vêtements ont été fournies comme avant les déportations de migrants dans le passé. Il est difficile de spéculer, mais si les autorités marocaines voulaient juste chasser les gens loin de la frontière, ils n’ auraient pas pris la peine de les garder pendant plus de deux jours maintenant. Il est probable que les autorités les préparent afin de les expulser dans leur pays d’origine ou comme certains le prétendent vers la Mauritanie. Continue reading

Comunicado sobre las deportaciones de personas migrantes que se están llevando a cabo desde las fronteras externalizadas de la Unión Europea

El martes 10 de febrero las autoridades marroquíes desplegaron una macro operación para arrestar a centenares de personas migrantes. Se abalanzaron sobre el monte Gurugú, destrozando y quemando el campamento y deteniendo alrededor de mil personas que fueron llevadas a campamentos improvisados. Sus fotos, huellas y nacionalidades han sido registradas.

Entre 20 y 30 buses salieron hacia el Sur de Marruecos y distribuyeron a lxs detenidxs del monte Gurugú por unas doce ciudades: Errachidia, Goulmina, El Jadida, Safi, Kelaat, Sraghna, Chichaoua, Tiznit, Essaouira, Youssoufia, Agadir.

Hasta ahora la mayoría de las personas permanecen encarceladas en diferentes edificios y estructuras, se les da comida y ropa.

A pesar de que se les comunica que van a ser liberadxs pronto y que el estado marroquí solo les está identificando para regularizarlxs, parece mas bien que van a ser deportadxs. Durante los últimos días se han llevado a cabo varios encuentros con embajadorxs y se ha proporcionado comida, refugio y ropa antes de las deportaciones.

Puede que sea difícil especular pero si las autoridades marroquíes solo quisieran alejar a las personas de la frontera no las retendrían durante 2 días (hasta ahora). Por el contrario es posible que se esté preparando la deportación a países de origen o incluso a Mauritania como algunxs afirman.

Esta mañana la policía hizo otra redada en el Gurugú, llenando 4 buses con detenidxs y quemando lo que quedaba en el campamento. El poblado camerunés está completamente destrozado, no queda casi nadie. Las demás comunidades también han corrido la misma suerte y decenas de sus hermanxs han sido deportadxs. Continue reading

Update from the ongoing deportations of migrants from the externalized border of the European Union

On Tuesday, 10th of February, the Moroccan authorities launched a large-scale operation to arrest and deport hundreds of migrants. They tormed the Gurugu mountain, destroying and burning the camp, and arresting around a thousand people who were than brought into a makeshift camp. Their photo, prints and nationalities were recorded. In the course of the day, between 20 and 30 busses left for Southern Morocco and distributed the Gurugu detainees around a dozen different
cities: Errachidia, Goulmina, El Jadida, Safi, Kelaat, Sraghna, Chichaoua, Tiznit, Essaouira, Youssoufia, Agadir. Up until now, most people remained imprisoned in different houses, they are given food and clothing. Although they are being told that they will be freed soon, and that the Moroccan state is only taking their ID in order to regularize them, it seems more like the Gurugu inhabitants will be deported.
Several meetings with different ambassadors have been taking place over the last couple of days, and food, shelter and clothing has been provided before deportations of migrants in the past. It may be difficult to speculate, but if the Moroccan authorities just wanted to to drive people away from the border, they would not bother keeping them
for over 2 days now. Continue reading

Appel Urgent de soutiens aux migrants expulsés lors des rafles.11/02/2015

Engl

Appel – Besoins urgents de fonds pour soutenir les blessés et ceux qui ont été expulsés après les rafles de la police ce matin dans la forêt de Gurugu et à Nador


A diffusez…..diffusez……….diffusez
Après l’attaque ce 10/02/2015 ce matin de la clôture de la frontière extérieure européenne de l’enclave espagnole de Melilla (au cours de laquelle 36 personnes ont réussi avec succès
à entrer sur le territoire européen, tandis qu’environ 20 ont été illégalement repoussés
par les portes dans la clôture et remis aux forces auxiliaires Marocaines), nous avons reçu des nouvelles du camp de migrants de Gurugu, situé dans les collines près de Beni Enzar, la ville frontière marocaine de Melilla. Une rafle énorme a eu lieu ce matin du 11/02/2015 au petit matin par la police Marocaine. Le camp a été totalement brûlé. Des centaines de personnes ont été arrêtées avec un gros risque d’expulsion vers leur pays d’origine.
Tout cela se déroule un jour seulement après l’annonce par le ministère de l’immigration de l’évacuation complète des camps de migrants situés en dehors des enclaves espagnoles de Queuta et Melilla , ceci faisant partie d’un nouvel accord de partenariat entre le Maroc et l’Union Européen.


Selon Caminando Fronteras et d’autres sources environ 600 personnes étaient arrêtées et conduites dans un champ à Kariat Arkmane, environ 20 kilomètres à l’extérieur de Nador. De là, nous avons entendu dire que les gens sont maintenus, entourés par la police. Leurs empreintes digitales et des photos sont prises afin d’initier un processus d’expulsion. Apparemment, le ministre marocain a déjà programmé une réunion avec les diplomates de différentes ambassades afin de demander des « laissez passé » pour les renvoyés dans leur pays d’origine.

Par d’autres sources on apprend l’expulsion de personnes arrêtées dans le désert près de la frontière algérienne dans le sud du Maroc. Des événements tels que les déportations de masse vers le désert algéro-marocain de 2005 nous rappellent à quel point ces pratiques sont létales.


Parmi les arrêtés en ce moment dans les camps il y a beaucoup de blessés grave qui sont en très mauvais état..Un soutien financier est nécessaire de toute urgence afin de payer des frais de transport et de soins des blessés et la reconstruction de ce qui a été détruit, couvertures, abris, etc.

Contact si vous pouvez aider nobordersmorocco@riseup.net


Le fait que cette attaque violente contre les migrants sur leur chemin vers l’Europe
se déroule seulement quatre jours après l’anniversaire d’un an de la Tarajal, tragédie au cours de laquelle la Guardia Civil espagnole a tuer au moins 15 personnes qui essayaient d’ atteindre Ceuta à la nage nous prouve que la violence meurtrière à la frontière extérieure européenne continue.

Le Maroc continue à faire le sale travail mandaté par l’Union Européenne : Empêcher les migrants d’entrer dans l’ Europe Forteresse par tous les moyens.

STOP A LA GUERRE CONTRE LES MIGRANTS !
STOP A LA VIOLENCE AUX FRONTIÈRES!
SOLIDARITÉ AVEC LES MIGRANTS DE GURUGU ET DAILLEURS !
NON A L’ FORTERESSE EUROPE !

plus d’infos

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CALL OUT FOR SUPPORT AFTER MASSIVE POLICE RAIDS AND DEPORTATIONS IN GURUGU

CALL OUT – Urgent need of funds in order to support the wounded and those being deported after this mornings police raids in Gurugu and Nador

+++ Please spread!! +++

After this mornings (10.02.15) strike on the outer european border fence of the spanish enclave Melilla (during which 36 people sucessfully managed to enter european territory while around 20 were illegally pushed back through the doors within the fence and handed over to the moroccan auxiliary forces), we recieved news from the migrant camp Gurugu, located in the hills near Beni Enzar, the moroccan border city of Melilla, that a giant police raid in the early morning hours has left most of the camp burnt down to the ground with hundreds of people arrested and at imminent risk of being deported to their home countries.

All this is taking place only one day after the Moroccan home office and the ministry of immigration have announced the complete evacuation of the migrant camps located outside the spanish enclaves Ceuta and Melilla as part of a new partnership agreement between Morocco and the European Union. Continue reading

Transnational Action Day in Tanger in memory of the victims of the Tarajal Tragedy

[En]
This is just the beginning!

Transnational Action Day: Stop the War Against Migrants! On the 6th of February 2015 in Tanger, Morocco, as well as in different european countries, people were gathering to give a sign against the murderous border politics of the EU. conmemoration events take place In London, Berlin, Dusseldorf, Madrid, Barcelona and Tanger to remember the more than 15 people that have been killed by the spanish border police (Guardia Civil) exactly one year ago on the fence. For this reason more than 80 people come together in Tanger to lament the deaths of their comrades, amongst them many migrants who survived the attack of the Guardia Civil.

“This is just the beginning!” says Franck, the first speaker, resolutely
into the microfone. “White and Black people here in Morocco as well as in Europe organize common actions and say No! to a politic that generates/produces war.” “Morocco is a country at the fences, which keep people from practicing their right of freedom of movement”, says Christian, “the inhuman killing where people shoot on other people with teargas has to end.”

5 people, who survived these teargas- and rubberbullet-attacks speak out about the inhuman reality.
A young man from Cameroun testifies what he experienced: “The evening before the atmosphere in the forest of Casiago was good, we were dancing and singing. A young man called his mother on the telephone. The next time he would call her from Spain, he said. Another man was talking to his wife on phone and spoke with his child. He told him that his father would arrive in Spain tomorrow, that he would sit in a comedor eating
chicken.” “At three a clock in the morning we prayed together. At around Four a clock we were on the way to the border. We were many people, 300 persons in my group. The morrocan police was behind us. We arrived at the beach. Swimming we tried to reach the spanish enclave Ceuta.The Guardia Civil surrounded, blocked and shot on us. The first bullet, the second,third, it did not stop. Nobody could defend themself in this moment. Next to me there was a man with his face in the water and I asked myself at first how he could swimm like this. Like this. Then I realized that he was dead. More than one hundred deaths – they are hiding the truth. I want Europe to be concious of what is happening here”, demands another witness.

The atmosphere is full of sadness but also full of determenation: “It feels good to know we are not alone!” says the young man from Cameroun and starts singing a selfcomposed song to commemorate the victims of this massacre. It is an emotional/moving moment. The optimism predominates: “We are here to organize ourselves!”. There is a vivid exchange of ideas. During the common lunch there are plenty of conversations and many contacts are shared. Pictures of the border and the fences are exposed in the meeting room. In the evening a ceremony in commemoration of all the deaths at the borders takes place in the Spanish church. The migrants choir calms the tention of these events. At the end of the day, friends prepare delicious senegalese food. Finally everybody says good-bye to eachother: Tired but full of hope.

 

C’est juste le début!

Journée transnationale d’action: Arretez la guerre contre les migrants!

Le 6 fevrier 2015, dans des pays différents européens et au Maroc, nous nous sommes reuni(e)s pour nous manifester contre la politique meutrière des frontières de l’UE. Des évènements de commémoration ont eu lieu a Berlin, Düsseldorf, Londres, Madrid, Barcelona et Tanger pour commémorer les plus de 15 personnes qui ont été tuées par la Guardia Civile il y a éxactement un an. Pour cette raison, plus de 80 personnes se sont reunies a Tangier pour déplorer les morts de leurs comrades, parmi eux il y avait beaucoup de migrants qui ont survecu l’attaque de la Guardia Civile.

“C’est juste le début!” dit Franck, le premier porte-parole, dans le micro. “Des gens Blancs et Noirs ici au Maroc et en Europe organisent des actions communes et disent NO à une politique qui produit la guerre.” “Le Maroc, c’est un pays aux grillages qui empêche les gens d’ exercer leur droit de liberté de circulation”, dit Christian. “Les meutres inhumain ou des gens tirent aux autres avec du gaz lacrimogène, ca doit s’arrêter.”

5 personnes, qui ont survecu les attaques au gaz lacrimogène et aux balles en caoutchouc, se prononcent sur cette realité inhumaine.
Un jeune homme camerounais témoigne de ce qu’il a experiencé: “Le soir avant, l’atmosphere dans la forêt de Cassiago, elle était bonne, on a dansé et chanté. Un jeune homme a appelé sa mère au téléphone. La prochaine fois, il allait l’appeler de l’Espagne, il a dit. Un autre était en train de parler avec sa femme au téléphone, et avec son enfant. Il lui a dit que son père allait arriver en Espagne le lendemain, qu’il allait s’assoir dans un comedor (resto) pour manger du poulet. “A trois heures du matin on a prié ensemble. Envers quatre heures nous étions en chemin pour arriver à la frontìère. On était nombreux, 300 personnes dans mon groupe. La police marrocaine était derrière nous. Nous sommes arrivés à la plage. Nous avons essaýé de parvenir a Ceuta en nageant. La Guardia Civile nous a encerclé, bloqué, et ils ont tiré sur nous. La première balle, la deuxième, la troisième, ca s’est pas arreté. Personnes n’était capable de se défendre à ce moment. A coté de moi il y avait un homme avec son visage dans l’eau et je me suis demandé comment il pouvait nager comme ca. Comme ca. Après j’ai me suis rendu compte qu’il était mort. Plus de cent morts – ils cachent la verité. Je veux que l’Europe soit consciente de ce que se passe ici” un autre témoin demande.

L’atmosphere est triste mais aussi il a une aire de determination. “C’est un très bon sentiment de savoir que nous ne sommes pas seules” dit le jeune homme camerounais et commence à chanter une chanson qu’il avait composé pour commémorer les victimes de ce massacre. C’est un moment émouvant. L’optimisme est prédominant: “Nous sommes ici pour nous organiser!” Il y a un échange d’idées vivant. Au cours du déjeuner, on discute beaucoup et on échange des contacts. Des photos de la frontière et des grillages sont exposées dans la salle de conférence. Le soir, une cérémonie de commémoration a lieu dans l’église espagnole. Le choral des migrants calme un peu les tensions de ces évènements. A la fin de la journée, des ami(e)s préparent un dîner sénégalais délicieux. Finalement, tout le monde se dit au revoir: fatigué, mais plein d’éspoir.

 

[Es]
¡Esto solo es el principio!

Jornada de actividades transnacional: ¡Parad la guerra contra las
personas migrantes!

El 6 de febrero de 2015 varios grupos de personas se reunieron tanto en Tánger (Marruecos) como en diferentes países europeos, para sentar precedente contra las asesinas políticas de aislamiento de la Unión Europea. En Londres, Berlín, Düsseldorf, Madrid, Barcelona y Tánger se celebraron diversos actos de conmemoración por las mas de 15 personas que fueron asesinadas por la Guardia Civil española hace justo un año en la frontera entre España y Marruecos (Finideq-Ceuta).

En Tanger se han reunido por esta causa más de 80 personas, entre ellas numerosas personas migrantes que sobrevivieron al ataque de la Guardia Civil, para llevar luto conjuntamente por sus compañerxs fallecidxs.

‘Esto solo es el principio’, afirma con decisión Franck, el primer conferenciante. ‘Blancos y Negros organizamos acciones colectivas aquí en Marruecos y en el resto de Europa para decir ¡Basta! a las políticas que generan guerras.’ ‘Marruecos impide a las personas en la valla a ejercer su derecho al libre movimiento’, dice Christian. ‘Las muertes inhumanas que se producen porque personas tiran gas lacrimógeno a otras personas ha de terminar.’

5 personas que han vivido este ataque con gas lacrimógeno y balas de
goma expresan esta realidad inhumana. Un joven camerunés cuenta su experiencia: ‘la noche anterior el ambiente en el bosque de Casiago era relajado, bailamos y cantamos. Un chico llamó a su madre. La próxima vez que la llamaría sería desde España. Un
hombre llamó a su mujer y habló con su hijo. Le dijo que su padre llegaría a España al día siguiente. ¡Mañana mismo comerían juntxs en un comedor en Ceuta, pollo!’
‘A las 3 de la mañana se rezó conjuntamente. Hacia las 4 estábamos de camino a la frontera. Éramos muchos, 300 personas en mi grupo. La policía marroquí iba detrás de nosotros. Así llegamos a la playa.‘ Intentaron llegar a nado a Ceuta. ‘La Guardia Civil nos rodeó, nos bloqueó y disparó balas de goma. Primera, segunda, tercera bala y no paraba. Nadie se podía defender en este momento. A mi lado había un hombre con la cabeza bajo el agua y en el primer momento me pregunté cómo podía nadar. Entonces me di cuenta de que estaba muerto. Más de cien muertos aunque quieran ocultar la verdad. Quiero que Europa sea consciente de lo que pasa aquí.’ reivindica un testigo.

El ambiente es consternado pero también decidido: ‘¡Sienta bien no estar solo!’, dice un joven camerunés y canta una canción compuesta por él mismo. Es un momento muy emotivo. El optimismo prevalece. ‘¡Estamos aquí para organizarnos!’ Hay mucho intercambio. Durante la comida hay conversaciones y se hacen contactos. Hay una exposición de Fotos de la frontera y la valla en la sala de conferencia.
Por la noche se celebra una misa en la iglesia católica conmemorando a todas las personas muertas en las fronteras. El coro de lxs migrantes resulta tranquilizador después de la agitación del día. La jornada acaba con una comida exquisita preparada por compañerxs senegaleses. Al final nos despedimos, cansadxs pero llenxs de esperanza.

[De]
Das ist nur der Anfang!

Transnationaler Aktionstag: Stoppt den Krieg gegen Migrant_innen!

Am 6. Februar 2015 haben sich in Marokko, -Tanger, sowie in verschiedenen europäischen Ländern Menschen versammelt, um ein Zeichen gegen die mörderische Abschottungspolitik der EU zu setzen. In London, Berlin, Düsseldorf, Madrid, Barcelona und Tanger finden Aktionen in Gedenken an die mehr als 15 Personen ,die vor genau einem Jahr an der spanisch-marokkanischen Grenze (Finideq-Ceuta) von der spanischen Grenzpolizei (Guardia Civil) ermordet wurden, statt. In Tanger kommen deswegen mehr als 80 Personen zusammen, darunter zahlreiche Migrant_innen, die die Atacke der Guardia Civil überlebt hatten, um gemeinsam um ihre verstorbenen Kamerad_innen zu trauern.

„Das ist nur der Anfang“, spricht Franck, der erste Redner, entschieden ins Mikrofon. „Weiße und Schwarze, hier in Marokko sowie in Europa organisieren gemeinsam Aktionen und sagen Nein! zur Politik, die Kriege produziert.“

„Marokko ist ein Land an den Zäunen, die die Menschen daran hindern, ihr Recht auf Bewegungsfreiheit wahrzunehmen“, sagt Christian. „Das inhumane Sterben, bei dem Menschen auf andere Menschen mit Tränengas schießen, muss beendet werden.“

5 Menschen die diese Tränengas- und Gummigeschossatacke erlebt haben bringen die inhumane Realität zum Ausdruck.

Ein junger Mann aus Kamerun berichtet das Erlebte: „Am Abend zuvor war die Stimmung im Wald von Casiago ausgelassen, es wurde getanzt und gesungen. Ein Junge rief seine Mutter an. Er werde sie das nächste Mal aus Spanien anrufen. Ein Mann rief seine Frau an und sprach mit seinem Kind. Er sagte ihm, dass sein Vater Morgen in Spanien ankommen werde. Morgen schon werden wir in Ceuta in einem comedor essen, Hühnchen!“

„Um 3 Uhr morgens wurden gemeinsame Gebete gesprochen. Gegen 4 Uhr waren wir auf dem Weg zur Grenze. Wir waren viele, 300 Personen in meiner Gruppe. Die marokkanische Polizei lief hinter uns. So kamen wir am Strand an. Schwimmend versuchten wir die spanische Enclave Ceuta zu erreichen. Die Guardia Civil hat uns umzingelt, blockiert und uns beschossen. Erste Kugel, Zweite, Dritte, es hörte nicht auf. Keiner konnte sich in diesem Moment verteidigen. Neben mir war ein Mann mit dem Kopf unter Wasser und ich fragte mich im ersten Moment, wie er so schwimmen konnte. Dann habe ich realisiert, dass er tot war. Mehr als hundert Tote, auch wenn sie die Wahrheit verschleiern. Ich möchte, dass Europa Bewusst wird, was hier passiert“, fordert ein weiterer Augenzeuge.

Die Stimmung ist voller Betroffenheit aber auch voller Entschlossenheit: „Es tut gut nicht allein zu sein!“ meint der junge Mann aus Kamerun und stimmt ein selbstkomponiertes Lied zum Gedenken an. Es ist ein bewegender Moment.

Der Optimismus überwiegt. „Wir sind hier um uns zu organisieren!“. Es herrscht ein reger Austausch. Während des gemeinsamen Mittagessens werden zahlreiche Gespräche geführt und Kontakte geknüpft. Bilder von der Grenze und den Zäunen sind im Versammlungsraum ausgestellt. Am Abend wird in der katholischen Kirche eine Messe in Gedenken an alle Toten der Grenze gehalten. Der Chor der Migranten wirkt beruhigend nach der Aufregung des ganzen Tages. Zum krönenden Abschluss bereiten Freunde ein köstliches seneglesisches Gericht zu. Am Ende verabschieden sich alle voneinander: Müde aber hoffnungsvoll.

Action Programme 6/7 Feb in London

london 6:7F

On the 6th of February 2014, more than 400 migrants attacked the fences separating the Spanish enclave Ceuta from Morocco. Moroccan military began to attack the migrants from one side, while the Guardia Civil pumped tear gas into the water and shot at people trying to swim around the fences from the other side. 15 dead bodies were found, but activists confirm that many more died this day – estimates vary between 30 and 100.

On the 13th of December, the Spanish Congress passed a new public security bill, widely known as Ley Mordaza (Gag law), which legalizes the immediate push-backs of migrants at the Spanish-Moroccan border. It includes numerous measures criminalizing protests and police abuse denunciations. Three days after it was passed, cops attacked social centres and imprisoned seven anarchist comrades in Barcelona and other Spanish cities. Continue reading

Programme Internationale / International Programme

Tanger-

6th of February: Sit-in in front of the Spanish consulate in Tanger at 11:00am.

Exhibition of photos and commemoration ceremony at 2:00pm.

Mass of the commemoration at the Catholic Cathedral (the Boulevard) at 5:00pm.

Fnideq-

7th of February: Commemoration at the fences near Fnideq at 3:00pm.

Ceuta-

7th of February: Demonstration from the “Ceti” (Migrants registration Center) to the beach of Tarajal at 4.00pm. #marcha7f

Barcelona- Continue reading

Programme pour les actions du 6/7 Fevrier au Maroc ( Fr, Engl, Arabic)

Engl and arabic below

Programme pour les actions du 6/7 Février au Maroc:

  Vendredi, 6 Février

11.00h : Sit-in devant le consulat espagnol a Tanger

14.00 : Exposition des photos et ceremonie de commemoration – (Ibn Batouta, Iberia)

17.00 : Messe de la commemoration des victimes de la Plage de Tarajal (Église Catholique de Tanger)

  Samedi, 7 Fevrier

15.00 : Commemoration devant les grillages à Fnideq

Ces actions seront organisées par:

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نداء لجميع المتضررين من الحرب التي يشنها الاتحاد الأوروبي ضد المهاجرين واللاجئين

Eng

نداء لجميع المتضررين من الحرب التي يشنها الاتحاد الأوروبي ضد المهاجرين واللاجئين

في 6 فبراير 2014،حاول مئات المهاجرين ، في عمل جماعي، للتغلب على الحدود في سبتة (الجيب المغربي-الإسباني) عن طريق البحر. قامت قوات الغواردا المدنية الاسبانية، ردا على محاولة الدخول هذه الي اراضي الاتحاد الأوروبي، باطلاق الرصاص المطاطي والغاز المسيل للدموع على الناس. الشرطة المغربية،وبدعم من بعض السكان العنصريين، شاركت أيضا في هذه المطاردة القاتلة. تم الإبلاغ عن وفاة 15 شخصا رسميا ، وعد أكثر من 50 في عداد المفقودين! الآلاف قتلوا، وأصيبو وتم دفعهم الى الوراء بطريقة غير مشروعة عبر الحدود المغربية-الاسبانية منذ ذلك الحين.

بعد عام من هذه المجزرة - بالإضافة إلى العديد من الاحداث التي تسببت في وفاة واختفاء المهاجرين - ندعو (و نطالب) الدول الأعضاء في الاتحاد الأوروبي إلى احترام الحقوق الأساسية التي يجب ضمانها لكل شخص في العالم، وليس فقط للمواطنين الغربيين.

ونعرب عن تضامننا مع جميع المهاجرين الذين يخاطرون بحياتهم، مضطريين بشكل مستمر لاتخاذ طريق الصحراء والبحر لعبور الاجراءات الأمنية الوحشية لقلعة أوروبا ومنفيذها من سلطات شمال أفريقيا.

ولذلك ندعو إلى أعمال تضامنية ومقاومة في سبتة، طنجة، البندقية، مدريد، برشلونة، دوسلدورف وبرلين ولندن وغيرها! Continue reading

Appel a toutes les personnes touchées par la guerre menée par l’Union Européenne contre les Migrant(e)s et Réfugié(es)

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Appel a toutes les personnes touchées par la guerre menée par l’Union Européenne contre les Migrant(e)s et Réfugié(es)

Le 6 février 2014, des centaines de migrant(e)s essayent, dans une action collective, de surmonter la frontière de l’enclave espagnole, Ceuta, par la mer. La Guardia Civil espagnole, en réaction à la tentative d’entrer sur le territoire de l’UE, tira sur les gens qui traversaient à la nage, avec des balles de caoutchouc et avec des gaz lacrymogènes.

Des policiers marocains, soutenus par des racistes autochtones, participèrent aussi à la chasse meurtrière. 15 personnes ont été officiellement tué(e)s et 50 d’entre elles ont été portées disparues! Depuis lors des milliers d’autres ont été tué(e)s , blessé(e)s à la frontière ou refoulé(e)s illégalement vers le Maroc.

Un an après les assassinats – qui s’ajoutent à d’autres qui ont causé la mort et la disparition de migrant(e)s – nous, demandons aux états membres de l’Union Européenne de respecter les droits fondamentaux qui doivent être garantis pour chaque personne dans le monde et pas uniquement aux citoyens occidentaux. Continue reading

Convocatoria a todos los afectadxs por la guerra emprendida por la Unión Europea contra migrantes y refugiadxs.

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Convocatoria a todos los afectadxs por la guerra emprendida por la Unión Europea contra migrantes y refugiadxs.

06 de febrero del 2014: Cientos de migrantes intentan en una acción colectiva superar la frontera por mar en el enclave español Ceuta. En respuesta y para evitar la entrada a territorio europeo la Guarda Civil española dispara balas de goma y gases lacrimógenos contra lxs migrantes que nadaban en el mar. La policía marroquí apoyada por pobladores racistas participan también de esta cacería mortal. Oficialmente 15 personas son reportadas muertas y 50 como desaparecidas!

Desde entonces miles otras han sido asesinadas, heridas y devueltas de manera ilegal en la frontera de España con Marruecos.

Un año después de esta masacre – y de muchas más que causaron la desaparición de migrantes – seguimos exigiendo a los estados miembros de la Unión Europea respetar los derechos fundamentales, válidos para todxs en el mundo, no sólo para “ciudadanxs occidentales”.

Expresamos nuestra solidaridad con todos lxs migrantes que arriesgan sus vidas, presionadxs continuamente a cruzar desierto y mar para enfrentar las brutales medidas de seguridad de la fortaleza europa, ejecutadas también por las autoridades norteafricanas. Continue reading

International Call-out for 6th February action

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Call-out to all affected by the war waged by the European Union against migrants and refugees.

On 6th February 2014, hundreds of migrants were trying, in a collective action, to overcome the border at the Spanish enclave Ceuta, by sea. The Spanish Guardia Civil, in response to the attempt to enter EU territory, fired on the people in the sea with rubber bullets and tear gas. Moroccan police, supported by racist inhabitants, also participated in the deadly hunt.

15 persons were officially reported dead, and yet over 50 were missing! Thousands more have been killed, injured and pushed-back illegally through the Spanish-Moroccan border since.

A year after this murder – in addition to many others that caused the death and disappearance of migrants – we still demand the member states of the European Union to respect the fundamental rights which must be guaranteed for every person in the world, not only for western citizens.

We express our solidarity with all migrants who risk their lives, continuously pushed to take the desert and the sea to get through the brutal security measurements of the fortress europe and their execution by north-African authorities. Continue reading

Weekend of raids, repression, destruction and beatings 10 and 11/01/2015

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The usual violence suffered by those who’s life is on the border became present again this weekend. Police attacked the two forests of Gourougou and Cassiago at the same time.

Cassiago (Fnideq)

On Saturday 10th January Moroccan military police arrived at the Cassiago forest at around 7am. People ran from them to avoid being beaten. 30 people were caught and taken by police vehicles and left in the middle of nowhere, “in bushlands” 7km out of Tétouan, which is 40km to the south of Ceuta. Everyone had no choice but to walk the 7km into Tétouan, after which people got buses to different places.

Much of the camp was destroyed, things being smashed, ripped and burnt systematically. People have been living in incredibly difficult conditions there anyway, but now with new blankets and shelters burnt, the cold nights are going to be colder until more materials can be found or donated by people who try to provide this support.

Again the the next day, ‘Force Auxiliaires’ police went to the Cassiago forest early in the morning, and began to detain more people than the day before, eventually around 90 people. About 15 people were also ‘arrested’ in the town of Cassiago (Fnideq in Arab) and all were taken to the police station in Tetouan, where they numbered over 100, and then they were dispersed by force to the edges of different towns in northern Morocco. Continue reading

Week-end de rafles,répressions, destructions et violences 10 et 11/01/2015


Les violences quotidiennes sur les migrants qui vivent aux frontières ont été systématiques ce week-end: la police a attaqué au même moment les forêts de Gurugu à Melilla et à Cassiago près de Ceuta

Cassiago (Fnideq).

Vers 7 heures du matin le 10/01/2015 nombre de policiers Marocains ont envahi la forêt de Cassiago, forêt ou des migrants ont construit leur camp en attente d’un possible passage vers Ceuta. Les migrants ont couru pour éviter d’être battus et arrêtés. Un trentaine de personnes ont été amenés par la police et déposés à 7 km de Tetouan, au milieu de rien. Beaucoup ont marché vers Tetouan à 7 km et puis ont pris des bus dans d’autres direction.
La majorité de leurs affaires personnelles dans le camp ont été systématiquement détruites, brûlées, y compris les couvertures qu’ils avaient reçus récemment et qu’il leur sont indispensable vu les températures très basses.

Le lendemain à nouveau les forces auxiliaires de police sont venus dans la forêt de Cassiago le matin tôt.Ils ont arrêtés plus de 90 personnes. Environ 15 personnes ont aussi été arrêtés dans la ville de Tetouane et tous ont été amenés au commissariat de Tetouane. Ils étaient une centaine puis ils ont été dispersés de force vers la périphérie de différentes villes du Nord du Maroc.

70 personnes ont été amenés à la périphérie de Tanger.
12 personnes blessées ont été deportées vers larache la nuit du 11 Janvier 2015 après avoir quitter le commissariat de Tetouan.
17 personnes ont été mises dans un bus et déposées le long de la route de Asilah direction Tanger. Certains ont marché vers Tanger d’autres ont repris la longue route pour retourner à Cassiago. Continue reading