Summary September 2017

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Nador:

In the past month the repression and harassment of migrants living close to the border has increased, namely in Casiago, Nador, Tangier and Fes.

In Nador more than 400 Sub Saharan migrants, women, men and children, have been caught and deported towards the south of the country to cities such as Casablanca, Agadir and Tiznit.

During the raids, the “harlits” (the Moroccan auxiliary forces) destroy and burn down the shelters that the migrants live in, making their journey ever more difficult.

At the moment these raids are carried out four to five times a week.

At least nine people have died in one month in Nador: seven women drowned between Melilla and Nador after jumping into the water, when they were pushed back by the Spanish civil guard and then intercepted by the Moroccan navy.

The 24th of September, two people from Burkina Faso died after being attacked by the Moroccan auxiliary forces with tear gas. They were part of a group of six people trying to reach Melilla through a sewage pipe.

Casiago:

Since the beginning of this year, after a huge number of people tried to jump the fences surrounding Ceuta, with more than 1200 people successfully reaching the enclave, more than 600 other migrants were massacred. Amongst those several were badly injured, traumatised, raped and robbed, and more than 20 people have died, whilst others have still not even been identified to this day.

We have witnessed the abrupt change in the Moroccan policy to control migrants, which now makes it possible to imprison migrants and deport them directly to their countries of origin.

On the 20th of February a group of people attempted to reach Ceuta; 350 were successful, whilst others were detained. Two weeks later we got the information confirmed that one of our friends himself had been arrested on this day and imprisoned in Tetouan along with ten other people. In the prison were at least another 100 people who had been arrested under similar circumstances. After three months and some days in prison our friend and the other migrants were forcefully deported, without notice and with violence being used against them.

This is just a reminder that these actions continue, and for the moment we don’t know the number of migrants who are still inside different prisons in the country, but we have been informed that amongst those migrants imprisoned are even minors. We do not know for how long they will be locked up, but their situation is similar to the others, and some of them will be deported without anyone on the outside knowing about it.

The violence, the raids, the arrests and the deportations continue.

Tangier

The authorities continue to search migrants’ apartments.

This month we have witnessed and gotten calls from migrants living in these apartments who have been arrested and forcefully evicted from their homes, without being given time to collect their belongings. After being arrested they were sent to the police station to verify their documents, and some were deported to Casablanca and Marrakech.

Fes

It has been some weeks since we received calls from migrants testifying that the Moroccan authorities paid a visit to the camp close to the train station in Fes, where almost 1000 Sub Saharan migrants live. They came to inform them that they need to leave within one month, without giving them any answer to where they could go. The forceful eviction of the camp if scheduled for the 8th of October.

 

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RESUMÉ SEPTEMBRE 2017

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Nador

Depuis le mois passé la répression et la chasse aux migrants á pris l’ampleur au niveau des frontières , précisément á Casiago, Nador, Tanger et Fès.

Actuellement á Nador on compte plus de 400 migrantes subsahariens, femmes, hommes et enfants, attrapés et refoulés dans d’autres villes au sud du pays (Casablanca , Agadir, Tiznit).

Pendant ces opérations de rafle, les harlits (forces auxiliaires marocaines) profitent de cette occasion pour casser, piller et bruler tout les bunkers de ces migrants, ce qui rends le voyage encore plus difficile.

En ce moment on constate des rafles constant, donc 4 á 5 fois par semaine.

Au moins 9 décès en un mois a Nador: 7 femmes sont mortes à la mer entre Melilla et Nador après avoir sauté dans l’eau quand leur zodiac a été intercepté par la guardia civil espagnole et la marine marocaine dans une opération de “refoulement au chaud” sur la mer.

Le 24 septembre deux burkinabés sont morts par asphyxie, d’après les informations, due a l’usage de gaz lacrymogène par les forces auxiliaires marocaines. Ils faisait partie d’un groupe de 6 personnes qui ont essayé de traversée vers Melilla a travers les canalisations des eaux usées.

Casiago

Depuis le début de cette année, après un grand nombre de tentatives sur le grillage de Ceuta ou il y’a eu plus de 1200 migrants qui ont boza , plus de 600 autres migrants ont été massacrés. Parmi eux ceux qui sont gravement blessés, traumatisés, violés et pillés. On compte aussi plus de des 20 morts et d’autres qui n’ont pas toujours été identifiés jusqu’a nos jours.

Nous avons constatés le changement brusque des opérations de control migratoire marocaines qui permets aujourd’hui l’emprisonnement et la déportation direct de certains migrants dans leur pays d’origine:

Le 20 février il y a eu une tentative ou 350 migrants ont boza et des autres on été détenus. Deux semaines plus tard nous avons eu la confirmation après avoir reçue l’appel d’un ami qui á été lui même arrêté ce jour là et enfermé dans la prison de Tetouan avec 10 autres personnes. À la prison il y avais déjà au moins 100 autres qui avaient été arrêtés avant dans des situations similaires. Après 3 mois et quelques jours en prison notre ami et des autres migrants ont été déportés par force, sans préavis et en usant des mesures violentes pour lui contenir

Juste pour rappeler que cette action continue et maintenant nous ne savons pas exactement quel est le nombres de migrants qui sont encore dans des différents prisons du pays, mais on a des informations que parmi ces migrants on y retrouve même des mineurs . On ne sais pour combien de temps exactement ils vont rester enfermés, en sachant aussi que ça serait pareils comme les autres et parmi eux certains seront déportés , sans aucune information extérieur.

La violence , les rafles, les arrestations et les déportations continue.

Tanger

Les autorités continue les perquisitions dans les appartements des migrants .

Ce mois nous avons assisté et nous avons reçu des appels des migrants résidents dans ces appartements qui ont été arrêtés et expulsés par force de leur habitations, sans leur donner le temps de prendre leur affaires. Après ces arrestations ils ont envoyé au commissariat pour vérification des documents et certains ont été refoulés dans les rues à Casablanca , Marrakech…

Fès

Il y’a de cela quelques semaines aussi que nous avons reçu des appels des migrants témoignant qu’ils ont reçu la visite des autorités marocaines au campement de la gare de Fès, ou vivent prés de 1000 migrants subsahariens. Cette visite était pour leur informer de qu’ils doivent quitter de là-bas avant un mois , sans leur donner une option ou ils peuvent y aller. Le évacuation du campement va avoir lieu le 8 octobre, par force.

Resumen septiembre 2017

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Nador

Desde el pasado mes, la represión y la cacería de migrantes subsaharianos ha aumentado considerablemente en las zonas fronterizas, concretamente en Ceuta, Nador, Tánger y Fez.

Actualmente en Nador más de 400 migrantes subsaharianos, mujeres, hombres y niñxs han sido detenidos y desplazados forzosamente a ciudades del sur, como Casablanca, Agadir y Tiznit.

Durante las redadas, las fuerzas auxiliares marroquís aprovechan estas operaciones para destruir, robar y quemar los “bunkers” o construcciones donde viven, lo que dificulta aún más las condiciones del viaje.

En este momento las redadas son constantes, entre 4 y 5 veces por semana.

Ha habido al menos 9 muertes en Nador en un mes: 7 mujeres han muerto en el mar entre Melilla y Nador tras saltar al agua cuando su zodiac fue interceptada por la guardia civil española y la marina marroquí, en una operación de devolución en caliente en el mar. El 24 de septiembre dos migrantes de Burkina han muerto asfixiados, según las informaciones, debido al uso de gas lacrimógeno de las fuerzas auxiliares marroquís. Eran parte de un grupo de 6 personas que han tratado de cruzar a Melilla a través de un pasaje por las canalizaciones de aguas residuales.

 

Casiago

Desde principios de este año, tras un gran número de intentos de cruzar la valla de Ceuta en los que más de 1200 personas lo han conseguido, más de 600 han sido agredidos violentamente por la policía. Entre ellos algunos han quedado gravemente heridos y traumatizados, debido a las palizas, violaciones y robos. También contamos más de 20 muertos, más aquellos que aún no han sido identificados.

Hemos constatado un cambio brusco en las políticas de control migratorio en Marruecos, que permiten hoy día el encarcelamiento y la deportación directa de migrantes hacia sus países de origen:

El 20 de febrero hubo una tentativa en la que 350 migrantes hicieron boza y otros fueron detenidos y metidos en prisión. Dos semanas más tarde tuvimos la confirmación, tras recibir la llamada de un amigo que fue detenido ese día y encerrado en la prisión de Tetuán, junto a otras 10 personas. En la cárcel había ya al menos otros cien migrantes que habían sido detenidos anteriormente en situaciones similares. Después de 3 meses y unos días en la cárcel, nuestro amigo junto con otros migrantes fueron deportados a la fuerza y sin aviso previo.

Solo para recordar que estas acciones continúan y a día de hoy no conocemos el número exacto de migrantes que aun se encuentran en diferentes prisiones del país, pero tenemos informaciones de que entre ellos encontramos incluso menores. No conocemos el tiempo exacto que van a permanecer encarcelados, sabiendo también que les ocurrirá lo mismo que a los otros y algunos de ellos serán deportados, sin proveer ninguna información exterior.

La violencia, las redadas, las detenciones y las deportaciones continúan.

 

Tánger

Las autoridades continúan los allanamientos en los apartamentos donde viven migrantes en Tánger.

Este mes hemos asistido y hemos recibido llamadas de migrantes que residen en estos apartamentos que han sido detenidos y expulsados forzosamente de sus residencias, sin darles tiempo de coger sus cosas. Tras estas detenciones, han sido enviados a comisaría para verificar sus documentos y algunos han sido enviados a las calles de Casablanca, Marrakech,…

Fez

Hace algunas semanas también hemos recibido llamadas de migrantes testificando que han recibido la visita de las autoridades marroquís en el campamento de la estación de tren de Fez, donde viven cerca de 1000 migrantes subsaharianos. En esta visita han sido informados de que deben desalojar el campamento antes de un mes, y no se les ha ofrecido una opción donde poder ir. El desalojo forzoso del campamento va a tener lugar el 8 de octubre, a cargo de las fuerzas militares.

Mass arrests, trials and deportations: report by our Alarm Phone friend

Our Alarm Phone member D. was arrested in the night of the 19th/20th of February in Ceuta (Spain) when several hundred people attempted to cross into Europe. He was in a group of 11 people who had already crossed all the fences when they were arrested on Spanish territory by the Morrocan Forces Auxiliaires (a paramilitary police force). At 4 am, they were taken back to Morocco. They were violently arrested, having stones thrown at them and being beaten. Some people were injured and more than 100 people ended up in prison.

The situation in prison was very difficult and D. couldn’t inform anyone about his situation because he was denied access to a phone. The authorities said that people arrested at the fences were „illegal“. This is an absurd claim as such, but our friend had applied for residency already months before, but in prison they didn’t give him the possibility to make a call to prove this. For the trial, the imprisoned were wrongly accused that they had used weapons (knives, stones, etc.) and that they had humiliated the Moroccan Forces Auxiliaires. The accused were not given an opportunity of defending themselves in court, they were only given time to introduce themselves. They were denied access to a lawyer under the pretext that they were in an “irregular situation”.

After being imprisoned for more than 3 months the Moroccan state began the deportation process. The country of origin of Alarm Phone member D. was obviously cooperating with the Moroccan state and agreed to take him back. He arrived in Cameroon without any financial support and without any prospects, after having lived in Morocco for so many years.
„My hope is that the others who are still in prison shouldn’t have the same treatment like us“ said D.

As friends and Alarm Phone comrades, we are very angry and we will continue to fight against these border policies. The responsibility for the ongoing violence and human rights violations that travelers face in Morocco lies with the EU that continues to finance transit states to prevent people’s free movement.

To overcome global injustice and this neo-colonialism, we must create societies in solidarity!
We demand freedom of movement and ferries for all!

Arrestations massives, procès et déportations: rapport de notre ami du Téléphone d’Alarme

Notre ami du Téléphone d’Alarme, D., a été arrêté pendant la nuit du 19/20e février à Ceuta (Espagne) quand plusieurs centaines de personnes essayaient de traverser les grillages pour atteindre l’Europe. Il faisait partie d’un groupe de 11 personnes qui avait déjà franchi surmonté tous les grillages qui séparent le Maroc et l’Espagne quand ils ont été arrêtés par les Forces Auxiliaires Marocaines. À 4h du matin, ils ont été ramenés au Maroc. Pendant les arrestations, les autorités ont commencé à jeter des pierres et à les battre. Quelques-uns ont été blessés et plus de 100 personnes ont été emprisonnées.

La situation dans la prison était très difficile et D. n’avait aucune possibilité d’informer quelqu’un de sa situation car on lui avait refusé l’accès à un téléphone. Les autorités affirmaient disaient que des personnes arrêtées à la frontière étaient « illégales ». C’est une accusation absurde, d’autant plus que notre ami avait même soumis son dossier pour avoir la résidences quelques mois avant. Cependant, une fois en prison, il ne fut pas autorisé à téléphoner pour pouvoir fournir les preuves de cette démarche. Pour le procès, les prisonniers ont été accusés d’avoir fait usage d’armes blanches (des couteaux, des pierres, etc.) et d’avoir humilié les Forces Auxiliaires Marocaines. Les accusés n’ont eu aucune possibilité de se défendre, et eurent seulement le temps pour présenter leurs noms devant le tribunal. On leur a refusé l’accès à un*e avocat*e sous le prétexte qu’ils se trouvaient dans une « situation irrégulière ».

Après trois mois de prison, l’état marocain a entamé des démarches pour la déportation. Le pays d’origine de notre ami D., membre du Téléphone d’Alarme, a évidemment collaboré avec l’état marocain et a accepté sa déportation. D. est donc arrivé au Cameroun sans aucun soutien financier, sans aucune perspective, après avoir vécu au Maroc pendant toutes ces années.
<< Mon espoir, c’est que les autres qui sont encore en prison ne souffriront pas le même traitement que nous! >> dit-il.

Nous en tant que ami*e*s et membres du Téléphone d’Alarme sommes enragé*e*s et nous continuerons à lutter contre cette politique[-s weg] aux frontières. La responsable de la violence incessante à laquelle des voyageurs sont confronté*e*s au Maroc est l’Union Européenne qui finance les pays de transit en vue d’empêcher la libre circulation des personnes.

Pour surmonter l’injustice mondiale et ce néo-colonialisme, nous devons créer des sociétés en solidarité!
Nous revendiquons la libre circulation et des ferries pour tou*te*s!

Subsaharan migrants in Morocco / Algeria: Raids – Displacements – Arrests

Report Alarm Phone Western Med March/April 2017

Since the end of November 2016, the war against Subsaharan migrants in Morocco and Algeria has intensified. The Alarm Phone in Morocco is monitoring the situation on the ground in order to shed some light onto the tragic facts that have been caused by the repression of migrants: raid operations, arrests and mass deportations.

Everywhere, we witness the same facts: the violation of fundamental rights and abuses of all kinds: the theft of personal belongings (phones, bags, etc), the destruction of camps and material, the deprivation of food, and harassment.. These instances of violence cause forced displacement and maintain a situation of constent insecurity for Subsaharan migrants.

The operations for the deportation of Subsaharan migrants are multiplying. In Algeria, migrants are being deported towards the South, the Sahara, at the border with Niger and Mali. These deportations are carried out in inhuman conditions, migrants are abandoned without the minimum necessities for survival (food, water, etc). More than 1500 migrants were arrested in Ziralda (Alger).

In Morocco, deportations are carried out towards the Moroccan-Algerian border (Oujda region) and towards the South of the country. Several people we contacted after the raid spoke out about the violence they had suffered. This was confirmed by Algerian human rights organisations that reported these incidents.

Between November 2016 and February 2017, raids were carried out in the border towns and in cities at the centre of the country. During these raids, personal belongings were stolen (phones, money, luggage, etc). People remained blocked at the border in „buffer zones“, including a group of 47 people (men and women). Another group of 5 people, including one woman, tried to arrive on Moroccan territory but was arrested by the Moroccan authorities. These migrants have suffered from all kind of abuse as well as physical and psychological torture.

Thanks to them, the Alarm Phone has obtained testimony of the violence committed by the authorities between February and March 2017.

  • Mouhamadou, 24 years old, Ivory Coast: beaten and flogged which has handicapped the fingers of his left hand

  • Esseline, 26 years old, Cameroon: chased by the Algerian border guards although she was pregnant, she had a miscarriage.

  • Cedric, 16 years old, Cameroon: had to stay at the border in a military barack for three days, deprived of his luggage.

Raids and forced displacement: the drama at the Algerian-Moroccan border continues

The militarisation of the Algerian-Moroccan border increases the risks for migrants. Along the border, the Algerian authorities have dug trenches (3 metres long, 3 to 4 metres deep), and on the other side, Morocco has built an enclosed wall. The Alarm Phone has reported 3 deaths between the end of 2016 and early 2017, and several wounded (broken bones) because people fell into these anti-migrant trenches. Apart from that, the border guards have started shooting into the air in order to scare migrants and force them to take flight which can have serious consequences. Some of the mgirants who made it to Moroccan territory were in a bad state of health, physically and psychologically.

After the attempts at crossing the Ceuta fences, raids were carried out by the Moroccan authorities in the areas of Mesnana (Tanger) and Castellejo. These operations resulted in the arrest and the deporation of numerous migrants. Some were deported towards the Algerian-Moroccan border, others towards the centre of the country, towards Fes, Tiznit and Kenitra. These deportations were conducted in inhuman conditions. The Alarm Phone has received testimony of violence and intimidation that migrants had to go through. More than 20 national and international organisations, including the Alarm Phone, have publicly denounced these operations.

The Alarm Phone has followed up on the situation of a group of 47 deported persons, and another group of 5 people. Some of them have a regular residence permit. Some are minors, two of them were at the Protection Centre in Oujda during recent deportations. Among those deported to Algeria, some managed to come back onto Moroccan territory. A group of 5 people, including a handicapped women, found themselves in the buffer zone for more than 10 days without water and food. Alarm Phone has verified this information based on videos and photos.

Tangier – Tetouan in the North of Morocco: mass arrests and trials

Thanks to information we received from friends in Tangier, we learned that more than 100 migrants were arrested at the Ceuta fences and are currently in prison in Tetouan.

When several hundreds of migrants tried to cross the Ceuta fences in mid-February 2017, the Moroccan security forces have chased and arrested several migrants, including wounded people. For more than one month they have been kept imprisoned in Tetouan. The Alarm Phone has managed to contact some of them by phone. We learned that more than 100 mgirants are imprisoned and that they were on trial in Tetouan. However, it is likely that their number is even higher than the number mentioned. The trial took place in a record time frame: those who were arrested on the 19th, 20th and 21st of February were sentenced to 3 to 6 months in prison. These rash legal proceedings did not guarantee any fair trial. The accused did not have any means of defence. Some did not have access to the minutes and documents. Translations from the Arabic documents into other languages were not undertaken. The way the detainees were treated is inacceptable. The prisoners have denounced the discriminatory detention conditions (no right to receive visitors, no possibility to meet with human rights organisations, etc)

Consequently, the Alarm Phone Western Med:

  • expresses its support for the victims of this injustice and demands that all migrants accused of having “illegally“ crossed the borders be freed

  • denounces these unfair trials and the violation of the prisoners’ rights

  • calls upon the Moroccan authorities to respect human rights, guarantee better medical conditions and concede the right to receive visitors such as friends, if families and relatives cannot be present

  • calls for the respect of human rights at the Moroccan-Algerian and the Spanish-Moroccan border

  • emphasizes that this situation has been caused by European policies that are based on a strictly securitized approach

  • calls upon initiatives, organisations and individuals to support these political prisoners by denouncing the lethal European border regime and the lack of respect of human rights on both sides of the Mediterranean.

Migrant.e.s subsaharien.ne.s au Maroc / Algérie: Rafles – Eloignements – Arrestations

Rapport Alarm Phone Méditerranée Occidentale Mars/Avril 2017

Depuis la fin du mois de novembre 2016, la guerre contre les migrant.e.s subsahariens s’intensifie au Maroc et en Algérie. L’Alarme Phone au Maroc suit de près la situation, afin de mettre en lumière des faits tragiques causés par la répression des migrant.e.s : opérations de ratissage, arrestations et déportations massives.

Partout, le constat est le même : violations des droits fondamentaux et abus en tout genre : vol d’effets personnels (téléphones, sacs, etc.), destruction de campements et de matériel, privation d’eau et d’alimentation, harcèlement. Ces violences provoquent des déplacements forcés et entretiennent une insécurité permanente chez les migrants subsahariens.

Les opérations de déportation des migrants subsahariens se multiplient. En Algérie les déportations se font vers le sud saharien, aux frontières avec le Niger et le Mali. Ces déportations se déroulent dans des conditions inhumaines, les migrant.e.s étant laissés sans le minimum pour leur survie (nourriture, eau…). À Ziralda (Alger), plus 1500 migrants subsahariens ont été arrêtés.

Au Maroc, les déportations se font en direction de la frontière avec l’Algérie (région d’Oujda) et vers le sud et l’intérieur du pays. Parmi les personnes contactées après la rafle, plusieurs ont témoigné de violences subies, ce qui a été confirmé par les organisations algériennes de défense des droits de l’homme qui ont enregistré l’incident.

Entre novembre 2016 et février 2017, il y a eu des rafles dans les villes frontalières aussi bien que dans les villes de l’intérieur du pays, pendant lesquelles des effets personnels ont été volés (téléphones, argent, bagages, etc.). Il y a des personnes bloquées à la frontière dans des « zones tampons », dont un groupe de 47 personnes (hommes et femmes). Un autre groupe de 5 personnes comprenant une femme, a tenté de rejoindre le territoire marocain mais a été arrêté par les autorités marocaines. Ces migrant.e.s ont subi toute sorte d’abus et de torture physiques et psychologiques.

Grâce à eux, l’ Alarme Phone a pu obtenir plusieurs témoignages de violence de la part des autorités entre février et mars 2017:

  • Mouhamadou, 24 ans, Ivoirien : battu et fouetté, lui faisant un handicap au niveau des doigts de la main gauche

  • Esseline, 26 ans, Camerounaise : poursuivie par les gardes-frontières algériens alors qu’elle était enceinte, elle a fait une fausse couche.

  • Cédric, 16 ans, Camerounais : est resté 3 jours à la frontière dans une caserne militaire algérienne et a été dépouillé de ses bagages.

Rafles et expulsions forcées : les drames se poursuivent à la frontière Algéro-marocaine

La militarisation de la frontière entre l’Algérie et le Maroc augmente les risques pour les migrants – le long de la frontière, les autorités algériennes ont creusé des fosses (de 3 mètres de long de 3 à 4 mètres de profondeur), et de son côté de la frontière, le Maroc a construit un mur-clôture. L’Alarme Phone a enregistré 3 décès entre la fin 2016 et le début de l’année 2017 et plusieurs blessés (fractures…) suite à des chutes dans ces fosses anti-migrants. Par ailleurs, les gardes-frontières ont pris l’habitude de tirer en l’air pour effrayer les gens, pour les forcer à fuir, ce qui peut entraîner des conséquences graves – certains des migrants qui pu rejoindre le territoire marocain se trouvaient dans un mauvais état de santé physique et psychologique.

Suite aux tentatives de passage de la barrière à Ceuta, les opérations de ratissage ont été menées par les autorités marocaines dans les régions de Mesnana, de Tanger, et Castellejo. Ces opérations ont conduit à l’arrestation puis à la déportation de nombreux migrant.e.s. Certains d’entre eux ont été déportés vers la frontière algéro-marocaine, d’autres vers l’intérieur du pays, du côté de Fès, Tiznit et Kenitra. Ces déportations ont été effectuées dans des conditions inhumaines, Alarme Phone a reçu des témoignages des violences et des mesures d’intimidation qu’ils et elles ont subi. Plus de 20 organisations nationales et internationales, parmi lesquelles figure Alarm Phone, ont dénoncé publiquement ces agissements.

L’Alarme Phone a suivi la situation d’un groupe de 47 personnes déportées, et d’un autre groupe de 5 personnes. Certains sont titulaires de cartes de séjour en règle. Certains sont mineurs – 2 d’entre eux étaient au Centre de protection à Oujda au cours des déportations récentes. Parmi ceux qui ont été expulsés en Algérie, quelques-uns ont réussi à revenir en territoire marocain. Un groupe de 5 personnes comptant une femme handicapée se sont retrouvé.e.s dans la zone-tampon à la frontière pendant plus de 10 jours sans eau ni nourriture. Alarm phone a pu confirmer cette information, vidéos et photos à l’appui.

Tanger-Tétouan au nord du Maroc: arrestations massives et les procès

Grace à l’échange d’informations et aux renseignements obtenus nous avons appris que plus de 100 migrants arrêtés aux grillages de Ceuta sont actuellement en prison à Tétouan.

Lors de la tentative de passage des barrières de Ceuta par plusieurs centaines de migrant.e.s, à la mi-février 2017, les forces de l’ordre marocaines ont traqué et arrêté des migrants parmi lesquels se trouvaient des blessés. Depuis plus d’un mois, ils sont détenus à la prison de Tétouan. L’Alarme Phone a réussi à entrer en contact téléphonique avec certains d’entre eux. Ces derniers ont indiqué que plus de 100 migrants sont enfermés et qu’ils ont été traduits en justice à Tétouan. Mais il est probable que leur nombre réel soit supérieur au nombre mentionné. Leur procès s’est déroulé dans un temps record : ceux qui ont été arrêtés les 19, 20 et 21 février ont été condamnés à des peines de prison d’une durée de 3 à 6 mois. Ces procès expéditifs n’ont pas été équitables. Les détenus n’ont pas eu les moyens de se défendre. Certains n’ont pas pu avoir accès à leur procès-verbal. Les traductions des dossiers en arabe n’ont pas été effectuées. Le traitement qui leur a été réservé est inadmissible. Les détenus dénoncent le régime discriminatoire de leur détention (négation du droit de visite, impossibilité de rencontrer des organisations de défense des droits de l’homme, etc.).

Par conséquent, l’Alarme Phone Méditerranée Occidentale :

  • déclare son soutien aux victimes de cette injustice et exige la libération de tout*e*s les migrant*e*s accusé*e*s de tentatives de traversées illégales des frontières

  • dénonce ces procès équitables et la négation des droits des détenus

  • demande aux autorités marocaines de respecter les droits de l’homme, de garantir de meilleures conditions médicales et d’accorder le droit de visite aux ami.e.s des détenus, en l’absence de leurs parents et familles

  • revendique le respect pour les droits humains à la frontière algérienne-marocaine, et à la frontière marocaine-espagnole

  • souligne que cette situation a été provoquée par la politique européenne qui est basée sur une approche uniquement sécuritaire

  • lance un appel à toute initiative, association et personne à soutenir ces détenus politiques en dénonçant le régime meurtrier des frontières européennes et le manque de respect pour les droits humains des deux côtés de la Méditerrannée.

Bozas and new tactics

05/12/2017: Between February 17-20th 2017, over 850 migrants crossed over the six-meter barbed wire fences into Ceuta. More than 1,100 people attempted to cross in January, but the majority were pushed back, as part of the violent practice of “hot deportations” being carried out by the EU. Many were injured during these attempts, but many also succeeded to boza, and now begin to fight another set of racist and repressive tactics enacted by EU states on the other side of the border.

Earlier this month, Morocco threatened the EU with relaxing its border controls, in protest of the decision of the EU to separate trade agreements between Morocco and Western Sahara, touching a very sensitive issue for Morocco. The passage of over 850 migrants in recent days to Europe is a result of these threats, showing how migrants are used as political hostages by Morocco. Continue reading

Boza et nouvelles tactiques 2017

05/03/2017: 
Entre le 17 et le 20 février 2017, plus de 850 migrants ont franchi les barrières de six mètres à Ceuta. En Janvier plus de 1 100 personnes ont tenté de passer les barrières, mais la majorité ont été repoussées, dans le cadre de la pratique violente des «expulsions chaudes» menées par l’UE. Beaucoup ont été blessés lors de ces tentatives, mais beaucoup ont également réussi à boza et commencent maintenant à se battre contre une autre série de tactiques racistes et répressives adoptées par les États de l’UE de l’autre côté de la frontière.


Plus tôt ce mois-ci, le Maroc a menacé l’UE de relâcher ses contrôles aux frontières, pour protester contre la décision de l’UE  de séparer les accords commerciaux entre le Maroc et le Sahara Occidental, touchant une question très sensible pour le Maroc. Le passage de plus de 850 migrants ces derniers jours à l’Europe est le résultat de ces menaces, montrant comment les migrants sont utilisés comme otages politiques par le Maroc.
L’UE augmente ses tactiques de répression et sa pression sur le Maroc. Les personnes capturées par la Guardia Civil ont été ramenées au Maroc, arrêtées, puis mises dans des bus pour les déplacements forcés vers les villes du sud. Une femme vivant à Tanger a déclaré qu’elle avait été expulsée avec force vers le sud de Casablanca, malgré les documents de régularisation. Dans les camps autour de Nador et à Tanger, il y a eu des raids, des destructions et des arrestations répétées au cours des dernières semaines. Continue reading

Commémoration du 6 février 2014

06/02/2017:Au début de cette année, le tribunal espagnol a ordonné la réouverture des enquêtes sur les meurtres commis par la police des frontières espagnole Guardia Civil à Tarajal, sur la plage de Ceuta, qui a eu lieu le 6 février 2014.

Ce jour-là, lorsqu’un groupe d’environ 400 migrants ont tenté de nager à travers la frontière à Ceuta, la Guardia Civil a riposté avec des matraques, des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes. Au moins 15 personnes ont été tuées et beaucoup d’autres ont été grièvement blessées. Au moins 23 personnes qui ont atteint les côtes de l’Espagne ont été expulsées vers le Maroc sans avoir le droit de demander l’asile. Depuis lors, l’Espagne a adopté une loi permettant à sa police des frontières de refuser aux gens la possibilité de demander l’asile. Continue reading

Non exhaustive summary of January 2017

The war against migrants waged by Morocco and the EU at the Moroccan / Spanish border has resulted in more injuries, deaths and disappearances at the start of this year. Following the intense repression from the Moroccan police in the cities, camps and forests in the north of Morocco, many migrants try to cross the border, something that results in serious, sometimes deathly, accident.

The police, the army, the borders kill!

Abolish Fortress Europe!

01/01/2017

Malaga

First convoy of the year

52 Boza

http://cadenaser.com/emisora/2017/01/01/ser_malaga/1483274283_587119.html

Famara

13 Boza

http://www.lavozdelanzarote.com/articulo/sucesos/llega-patera-catorce-inmigrantes-playa-famara/20170101100039113130.html

Ceuta

First attempt of the year – of 1100 migrants – to jump the fence

First pushback of the year of 104 migrants

The first two deaths of the year

http://www.ceutaactualidad.com/articulo/inmigracion/alrededor-millar-personas-trata-acceder-valla-fronteriza/20170101075656035431.html

https://www.youtube.com/watch?v=hVZnVBwBON0

http://www.medias24.com/MAROC/INTERNATIONAL/169702-Assaut-massif-de-migrants-subsahariens-vers-Sebta-le-Maroc-change-de-ton.html

http://m.libe.ma/L-Interieur-hausse-le-ton-contre-les-migrants-irreguliers_a82145.html

REPRESSION Continue reading

Résume non exhaustif janvier 2017

La guerre contre les migrants menée par le Maroc et l’UE à la frontière Maroc/Espagne a fait en ce début d’année nettement plus de blessé(e)s ,mort(e)s et de disparu(e)s. Suite à la répression intense de la police marocaine dans les villes, les camps et les forets du Nord du Maroc beaucoup de migrant(e)s essayent dans la précipitation de traverser la frontière, ce qui amènent de graves accidents parfois mortels.

La police,l’armée,les frontières tuent !

A bas l’Europforteresse

01/01/2017

Malaga

Premier convoi de l’année

52 Boza

http://cadenaser.com/emisora/2017/01/01/ser_malaga/1483274283_587119.html

Famara

13 Boza

http://www.lavozdelanzarote.com/articulo/sucesos/llega-patera-catorce-inmigrantes-playa-famara/20170101100039113130.html

Ceuta

Premier tentative de l’année par 1100 migrants,

Premier retour à chaud de l’année de 104 migrants

Les deux premiers morts de l’année Continue reading

ESP: Crowdfunding No Borders Morocco

Crowdfunding No Borders Morocco

Donate here!

Somos un colectivo formado por diferentes personas activistas africanas y europeas que luchamos por la libertad de circulación de todas las personas, sin importar sus papeles y pasaportes, en la batalla contra la represión y violencia que afrontan diariamente las personas que intentan migrar.

Formamos parte de una lucha transnacional contra las fronteras y contra las condiciones destructivas del capitalismo, ya sean físicas o mentales, que determinan quién puede circular y actuar libremente y quién no. A diario se llevan a cabo acciones de solidaridad con los diferentes movimientos que luchan contra el mortífero régimen fronterizo europeo, desde Calais a Idomeni, y con las personas que están viviendo una detención sin muros, como en Marruecos.

La políticas (neo)coloniales y la explotación de todo África llevadas a cabo por países Occidentales, así como los propios gobiernos africanos, empujan a muchas personas africanas a cruzar los desiertos y el mar para poder llegar a Europa. El norte de África es uno de los focos de migración internacional: la política de fronteras cerradas de la UE fuerza a los diferentes países del norte y oeste de África a actuar como perros guardianes de Europa, mientras la UE desvía su mirada de las violaciones de derechos humanos cometidas por las autoridades estatales contra migrantes árabes y subsaharianos.

Oficialmente, los países del norte de África hacen parecer que están protegiendo los derechos humanos. Este discurso oficial no impide las violaciones de derechos humanos cometidas sistemáticamente por las autoridades y sus agentes: redadas, arrestos arbitrarios, confiscaciones sin justificación legal alguna, deportaciones, “devoluciones en caliente” en la frontera e incluso al desierto, así como represión contra migrantes acompañada por actos discriminatorios y agresiones racistas regulares (que en ocasiones llegan a ser mortales).

El dinero recaudado será utilizado para documentar y sensibilizar sobre la represión y violencia en aumento y a menudo mortal a la que se enfrentan las personas migrantes en Marruecos y en las fronteras, como en los acontecimientos del 6 de febrero del 2014, cuando la Guardia Civil española mató por lo menos a 15 personas que nadaban hacia Ceuta.

El dinero se destinará a comprar materiales necesarios de uso práctico para las personas que viven dentro y en las afueras de Tánger y en los “bosques” que rodean los enclaves de Ceuta y Melilla, que sufren redadas violentas a diario por parte de la policía marroquí, que destruye (frecuentemente prendiendo fuego) las construcciones hechas por los migrantes que en ocasiones sirven de alojamiento para mujeres y niñxs. Cuando esto sucede, se necesita dinero para comprar sacos de dormir, tiendas de campaña, colchones, ropa y medicinas para aquellas personas que han sufrido lesiones durante las redadas violentas. Mediante esta acción, nuestra intención es apoyar las estructuras auto-gestionadas de migrantes en Marruecos, que ya están funcionando de manera autónoma con sus propias infraestructuras y resistencia – como por ejemplo mediante la subvención de kits de primeros auxilios, medicinas, etc para doctores migrantes que viven en los bosques.

Se necesitan fondos para adquirir tarjetas SIM y teléfonos para la gente que llega a Tánger, normalmente desde África subsahariana, que puede que en una próxima etapa del viaje decidan cruzar a Europa. Sin un teléfono o sin una tarjeta SIM el viaje puede ser mortal – ya que son necesarios para poder contactar con guardacostas y grupos activistas que ejercen presión para los rescates en caso de problemas en el mar con las embarcaciones, como “Alarm Phone”.

Existen otros proyectos que nos gustaría llevar a cabo para apoyar las luchas de las personas migrantes dentro de Marruecos contra el régimen fronterizo de la UE, pero que todavía no hemos podido realizar debido a la falta de fondos. En caso de que se recaude el dinero suficiente, tendremos la posibilidad de empezar los siguientes proyectos: 1) Alquilar un espacio en Tánger para que pueda ser usado específicamente por mujeres sin papeles y sus hijxs, con la idea de que tengan un lugar para organizarse y apoyarse mutuamente. 2) Proveer suficientes kits de primeros auxilios e instrucción al máximo número de migrantes posibles, especialmente a aquellas personas heridas en su intento de cruzar la frontera.

Donate here!

Résumé non exhaustif à la frontière Maroc/Espagne Décembre 2016

Répressions, arrestations , déportations en Algérie, Maroc, Tunisie pour empêcher l’installation de migrants et leurs passages des frontières vers l’Europe soutenus par cette Europe grâce aux accords de coopération avec les pays Nord Africains sous le nom de « la coopération au développement » et « l’externalisation des frontières Européennes ».

Au Maroc répression et rafles pour terminer l’année et des morts , des disparus lors du chavirement d’une patera et plus de 250 Boza lors d’une « attaque » des barrières par 400 migrants à Ceuta, plusieurs centaines de Boza par la mer !

Menace de renforcement des frontières et menace d’expulsion du territoire. Ils ne savent que inventer pour renforcer les frontières de l’EuropForteresse !

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Non exhaustive summary of December 2016 at the borders of Morocco and Spain

Repression, arrests, deportations in Algeria, Morocco and Tunisia to prevent migrants from settling and preparing their journey to Europe are all supported by Europe due to cooperation treaties with North African countries in the name of « development contracts » and « externalization of european borders ».

In Morocco repression and raids took place at the end of the year, there were deaths and missing due to a sinking patera. But as well 250 Boza in a attack of the fences by 400 migrants at Ceuta and some hundreds of Boza by sea !

And still the threat of reinforcement of the borders and threat of expulsion. Still just plans of building up the fortress Europe.

01/12

REPRESSION

Tunisia

http://lecourrierdelatlas.com/tunisie-tunisie-operation-de-deportation-illegale-en-cours-selon-des-ong-locales-6787

Almeria

11 Boza Algerians

http://ecodiario.eleconomista.es/espana/noticias/7999839/12/16/Sucesos-Rescatados-once-personas-de-origen-argelino-de-una-patera-a-33-millas-al-sur-de-Cabo-de-Gata.html?utm_source=crosslink&utm_medium=twitter

02/12

REPRESSION

Alger

1400 arrests of subsaharan migrants

http://www.la-laddh.org/spip.php?article1785

Almeria

18 boza

Helena Maleno Garzón heeft 3 nieuwe foto’s toegevoegd.

#BOZA

Convoy with 18 people (1 woman) arrive at Almeria

03/12

Deux pateras

Helena Maleno Garzón@HelenaMaleno 3h3 hours ago Hassan, Morocco

Rescatadas dos #pateras en el Estrecho y Alborán que llegarán a Málaga y Tarifa. #Boza #FelizSabado

Alicante Continue reading

November 2016.The borders kill.

After the jump in Ceuta where more than 200 people crossed on the 31th of October, the repression the repression is intense. And yet the borders are not impossible to cross as the EU and Morocco want them to be. Many pateras arrived in Spain this month, and several people have died or are badly injured after their attempt to cross.
The borders kill !

31/10
232 bozas in one day!
https://beatingborders.wordpress.com/2016/11/14/232-bozas-in-one-day/

01/11

Almeria
7 bozas by Maghrebians
http://www.europapress.es/andalucia/almeria-00350/noticia-llegan-puerto-almeria-siete-varones-magrebies-rescatados-buen-estado-salud-20161101193853.html

Repression
AMDH (Moroccan Human Rights Association) – Nador Section (translated from French):
“Arrests of migrants continue in Nador. The number reached around twenty who were all deported in a bus yesterday the 1st of November around 5.30pm.”

02/11
Four pateras rescued by Salvamento Maritimo
Salvamento Maritimo (translated from Spanish):
“4 #pateras rescued by Salvamar Mimosa 12 miles from Cabo de Palos. 11 people transferred to Cartagena.

Motril
51 bozas
http://www.granadadigital.es/rescatan-una-patera-con-51-inmigrantes-a-20-millas-al-oeste-de-la-isla-de-alboran/

Gran Canaria
57 bozas

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Novembre 2016.Les frontiéres tuent.

Après le saut à Ceuta ou plus de  200 bozas ont franchis les frontières le 31/10/2016, le répression règne. Et pourtant les frontières ne sont pas infranchissable comme espère l’UE et le Maroc. Nombre de pateras sont arrivés ce mois en Espagne. Et plusieurs sont morts ou gravement blessés lors de leurs tentatives .
Les frontières tuent !

31/10
232 boza en un jour!
https://beatingborders.wordpress.com/2016/11/14/232-bozas-in-one-day/

01/11

Almeria
7 boza maghrebins
http://www.europapress.es/andalucia/almeria-00350/noticia-llegan-puerto-almeria-siete-varones-magrebies-rescatados-buen-estado-salud-20161101193853.html

REPRESSION
Association Marocaine des Droits Humains – Section Nador
22 uur ·
Les arrestations de migrants se poursuivent à nador. Le nombre a atteint une vingtaine qui ont été tous refoulés hier 1 novembre vers 17h 30 à bord d’un bus.

02/11

4 pateras secourus par Salvamento maritimo
SALVAMENTO MARÍTIMO Verified account ‏@salvamentogob 22h22 hours ago
4ª #patera rescatada por la Salvamar Mimosa a 12 millas de Cabo de Palos. 11 personas trasladadas hasta Cartagena
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Article on situation in Morocco

Deaths, deportations and arrests: violence against migrants in Morocco – reporting for Open Democracy from a collective member, on how EU policy blocks routes to Europe for those suffering from the neocolonial and capitalist exploitation and nurturing of conflicts throughout Africa by western countries.

To donate, follow this link to our crowdfunder!

October 2016 : Bozasssss, Raids and Repression.

30/09

2005 Ceuta and Melilla

http://elfarodeceuta.es/2016/09/29/once-anos-la-noche-mas-tragica/

(http://www.migreurop.org/article857.html)

01/10

Almeria

50 Boza in 2 boats, maghrebians and subsaharans.

http://www.europapress.es/andalucia/almeria-00350/noticia-llegan-almeria-50-inmigrantes-rescatados-sabado-dos-pateras-20161001222152.html Continue reading