Deportaciones masivas; asesinato de migrantes en Boukhalef

Durante varios anyos ya, migrantes -principalmente subsaharianxs- han encontrado refugio en Boukhalef, un distrito en la periferia de Tanger. Algunxs simplement viven sus vidas, otrxs han sido regularizadxs o están siendo acogidxs por su respectivas comunidades mientras intentan cruzar a Europa.

Lxs subsaharianxs son acosadxs regularmente en el barrio y fuera de este, a veces violentamente, por marroquíes que reproducen ideologías racistas. Con regularidad las autoridades deciden desahuciar migrantes violentamente, lo cual ha provocado varias tragedias.

El 1 de julio de 2015, un despliegue de más de 2000 oficiales de policía y soldados fue emplazado en el distrito de Boukhalef para evacuar a todos lxs “negrxs”. Las fuerzas de seguridad rodearon todo el vecindario, yendo de puerta a puerta para desahuciar a cualquiera con apariencia “de subsaharianx”. Bajo el pretexto de estar desalojando okupas (“El respeto a la propiedad privada está garantizado por la ley”) echaron a todxs, siendo así que la mayoría de estxs “okupas” han estado pagando “alquiler” a unx autoproclamadx caserx, a menudo sólo con contrato verbal.
Las autoridades usaron argumentos vacíos y nulos con fines racistas, para “limpiar” Boukhalef de migrantes y así mostrar a Europa que continúan en el rol de guardianes del confín.

Esta vez -de nuevo- la violencia ocasionó una muerte y dos personas fueron gravemente heridas.

500 personas fueron arrestadas y deportadas en autobús a ciudades del sur de Marruecos. Otras consiguieron escapar y acabaron en bosques cercanos o en la medina de Tanger, habiendo perdido todas sus pertenencias y buscando comida y sitios para dormir.

Palabras del Sr. Skakri de AMDH:
“La evacuación no resolverá los problemas ya que la mayoría de los inmigrantes que abandonaron el barrio esperarán hasta que las autoridades acaben la operación y volverán debido a la necesidad de alojamiento.”

En este link encontrarás la declaración de GADEM acerca de la situación actual: “Distrito de Tanger-Boukhalef: evacuación discriminatoria de lxs negrxs no-Marroquíes” (en francés)

CRONOLOGÌA

21/06/2015: Grupos de Marroquíes se manifestaron en contra de la presencia de subsaharianxs en Boukhalef. Migrantes y marroquíes que viven juntxs en Boukhalef pararon la manifestación y calmaron la situación. Este el 21 y 22 de junio, otro grupo de marroquíes amenazó una casa de subsaharianxs. Lxs acusaron de vender alcohol durante Ramadán, siendo forzadxs en consecuencia a abandonar sus casas.

En la noche del 22 al 23 de junio la violencia se intensificó. Un grupo bastante numeroso forzó migrantes en Boukhalef a salir de sus casas (hombres, mujeres, ninxs, con o sin permiso de estancia), sacando pertenencias personales a la calle (colchones, frigoríficos, ropa, maletas, mesas, mantas).

Vídeo tomado por un migrante activista

24/06 Testimonio de un hombre Congolés viviendo en Boukhalef:
“Estos son matones y holgazanes de Boukhalef pero también de los alrededores. Intentan desplazar a los habitantes. La envidia provoca odio. Pero en mi caso, yo alquilo mi piso” explica en Congolés.

28/06
Sentada de marroquíes en Boukhalef en contra del “comportamiento ilegal” de los migrantes: http://www.maghress.com/fr/lesechos/132949

29/06
Ultimatum lanzado por las autoridades para que los apartamentos okupados (no alquilados!) sean abandonados en 24h:
“Si los pisos no son abandonados en 24h, las autoridades serán obligadas a intervenir para evacuar a los ocupantes y devolver los susodichos apartamentos a sus duenyos, de acuerdo con la legislación vigente”, advierte el ministro.

30/06
Presencia de algunxs agentes de policia y un helicoptero. Lxs primerxs migrantes se van “voluntariamente”: dos autobuses con 27 y 36 personas van al sur de Marruecos, pero estos primeros desalojos se llevan a cabo sin violencia física.

Amanecer del 01/07
Boukhalef rodeado por 200 soldados, oficiales de policía y fuerzas auxiliares.Redadas en casas y detenciones. La policía expulsa migrantes de su casa incluso teniendo prueba del pago de su alquiler e incluso estando documentadxs. Lxs “negrxs” son sistemaicamente controladxs en las calles. La policía va de puerta a puerta para desalojar a lxs habitantes de sus casas. Llegan nuevos autobuses. Migrantes que resisten la deportación son golpeadxs y llevadxs por la fuerza.
Una persona es asesinada: Mamadou Kone, nacido en 1986 en Costa de Marfil, cae desde el cuarto piso de un edificio durante la redada (imagen del cuerpo de Mamadou Kone). Es transportado al hospital donde sucumbe a las heridas. Hasta este momento las razones de su fallecimiento no han sido aclaradas.

01/07
500 detenciones en 15 horas según Media24 y “esto continuará hasta la noche”.

Una segunda persona es herida por una cuchilla de acero y es hospitalizada en condiciones graves, una tercera persona es herida también herida severamente.

Un informe publicado acerca de la situación publicado por el espanyol ElDiario

La policía sigue presente en Boukhalef, controlando a toda persona negra.
De la misma forma que las redadas masivas en los bosques de Nador, que se llevan efectuando desde febrero, este es otro intento infame de aterrorizar migrantes en las externalizadas fronteras Europeas!!!

Déportations massives et assassines des migrants à Boukhalef: UPDATE

Depuis déjà plusieurs années des migrants, principalement subsahariens, ont trouvé refuge à Boukhalef, département près de Tanger. Certains y font leur vie, certains ont obtenu leur régularisation, d’autres sont de passage et sont accueillis par leur communauté en attendant de tenter leurs passages vers l’Europe.
Régulièrement les subsahariens  dans ce quartier se font harceler, parfois violemment par des Marocains du quartier ou d’ailleurs, imprégnés par des idéologies racistes .
Hier, le 01/07/2015 à nouveau plus de 200 policiers et militaires se sont déployés dans le quartier de Boukhalef, bien décidés à évacuer tous les “noirs”. Les forces de l’ordre ont quadrillé tout le quartier, faisait du porte à porte pour déloger tous ceux qui ressemblaient à des “subsahariens”. Sous le prétexte de déloger des squatteurs ( «Le respect de la propriété privée est garanti par la loi”) tous ont été amenés. Une majorité de ces “squatteurs” payaient bel et bien un “loyer” à celui qui prétendait être le propriétaire du lieu, le contrat étant bien souvent oral.
Les autorités ont utilisés des arguments caduc dans le but de nettoyer Boukhalef de ces migrants,de maintenir les sentiments racistes ambiants et de montrer à l’Europe qu’il continue à jouer les gardes frontières. 
Encore une fois cette violence à fait un mort et une personne gravement blessé.
500 personnes ont été arrêtées et déportées en bus vers des villes au sud du Maroc. D’autres sont parvenus à fuir et se retrouvent dans les forêts avoisinantes ou dans la medina de Tanger, ayant perdus tout leur bien et cherchant des endroits pour dormir.
Et un mot de M. Skakri de l’AMDH :
 
“L’évacuation ne va pas régler les problèmes car la majorité des immigrés, qui ont quitté le quartier en attendant que les autorités terminent l’opération, y retourneront faute de logement”
Voici le communiqué du GADEM sur la situation actuelle: Tanger – quartier Boukhalef : Opération d’évacuation discriminatoire contre les Noirs non ressortissants“.
Chronologie :
21/06/2015: Des groupes racistes ont fait une manifestation contre la présence des Subsahariens à Boukhalef. Des migrants et des marocains qui vivent a Boukhalef ensemble ont arrêté la manif et ont calmé la situation. Ce 21 et 22 juin un groupe de marocains racistes a menacé une maison des subsahariens, ils les ont accusés d’avoir vendu de l’alcool durant le Ramadan; en conséquence, ils ont forcé les migrants à sortir de leur maison.
La nuit du 22/23 juin, la violence s’est intensifiée. Un groupe assez large a encore forcé des migrants à Boukhalef hors de leurs maisons (Hommes, femmes, enfants avec ou sans cartes de séjour) , en jetant des affaires personnelles dans la rue (des matelas, des frigos, des vêtements, des sacs, des tables, des couvertures).
Vidéo tourné par un militant ici:
24/06 
« Ce sont des voyous, des clochards, de Boukhalef mais aussi d’autres quartiers alentours. Ils essayent de déloger les habitants, la jalousie provoque la haine. Mais dans mon cas, je loue bien mon appartement », nous explique le Congolais.
28/06:
Sit-in par des Marocains à Boukhalef contre  les “comportements illégaux” des migrants.
30/06 Ultimatum lancé par les autorités de libérer les appartements squattés (non loués!!!) dans les 24h suivantes: “Si les appartements ne sont pas évacués dans les 24 heures, les autorités seront dans l’obligation d’intervenir pour évacuer les occupants afin de remettre les dits appartements à leurs propriétaires conformément à la législation en vigueur”, avertit le ministère.                               
30/06
Présence de quelques policiers et d’un hélicoptère. Les premiers migrants quittent “volontairement”: deux bus avec 26 et 36 personnes sont déportées dans le Sud du Maroc, mais ces premières expulsions se déroulent encore sans violence physique. 
Le 01/07 à l’aube: Boukhalef encerclé par 200 militaires, la police et les Forces auxiliaires. 
Rafles dans les maisons et arrestations. La police éjecte les migrants de leur maison, même s’ ils ont une preuve de paiement du loyer ou s’ils ont des papiers. Les ‘noirs’ sont systématiquement contrôlés dans la rue. La police fait du porte à porte pour expulser les habitants des logements. Des nouveaux bus arrivent. Les migrants qui refusent la déportation sont battus et emmenés par force.                                
Une personne décédée: Mohamed Kone, née 1986 en Côte d’Ivoire, tombe du quatrième étage d‘un immeuble suite à la rafle (Photo du corps de Mohamed Kone)  Il est amené à l’hôpital où il succombe à ses blessures. Jusqu’à maintenant, la raison de sa mort reste obscure. 
01/07: 500 arrestations à 15 heures selon media 24 et “cela continuera jusque tard dans la soirée”, 
Une deuxième personnes est blessée par une lame tranchante et est hospitalisée dans un état grave, une troisième personne est également blessée gravement. 
Actuellement ce 02/06, il y a toujours une présence policière à Boukhalef, chaque personne noire est contrôlée.
Comme la campagne de déportation et destruction menée à Nador depuis février, ces attaques et expulsions à Boukhalef ne sont qu’une autre tentative à terroriser les migrants aux frontières européennes externalisées!

Update from Boukhalef: large-scale evictions and mass deportations

For several years already, migrants, mainly subsaharans, have found refuge in Boukhalef, a district in the periphery of Tangier. Some just live their lives, others have been regularized or are being hosted by their respective community while trying to cross to Europe. 

Subsaharans get harassed in the quarter or beyond on a regular basis, sometimes violently, by Moroccans reproducing racist ideologies.

Regularly, the authorities decide to evict migrants violently, which has provoked several tragedies.

On 1st of July 2015 more than 200 police officers and soldiers were deployed to the district Boukhalef in order to evacuate all the “blacks”. The security forces encircled the whole neighbourhood going from door to door to evict everyone who seems to be “subsaharan”. Under the pretext of moving out squatters (“The respect of private property is guaranteed by the law”) everyone was taken away. A majority of those “squatters” have actually been paying “rent” to a self-proclaimed landlord, often with a verbal contract only. 
The authorities used emtpy and void arguments with a racist aim to “clean” Boukhalef of the migrants and in order to show Europe they keep playing the border guard.

This time again the violence caused one death and two people were seriously injured.
500 people were arrested and deported by bus to cities in southern Morocco. Others managed to flee and ended up in neighbouring forests or in the medina of Tangier, having lost all their possessions and looking for places to sleep and food to eat.

One word of Mr. Skakri of AMDH:
    “The evacuation won’t solve the problems because the majority of the immigrants who left the neighbourhood will wait until the authorities finish the operation and will then return due to lack of housing.”

See here for the statement of GADEM about the current situation: “Tangier – Boukhalef district: Discriminatory evacuation of the non-Moroccan Blacks” (in French)

Timeline:
21/06/2015: Groups of Moroccans held a demonstration against the presents of subsharans in Boukhalef. Migrants and Moroccans who live together in Boukhalef stopped the demo and calmed down the situation. This 21st and 22nd June, another group of Moroccans threatened a house of subsaharans. They accused them of selling alcohol during Ramadan. Accordingly, they forced the migrants to leave their home.
On the night of the 22nd to 23rd June the violence has intensified. A fairly large group forced migrants in Boukhalef out of their homes (men, women, children, with or without residence permit), throwing personal belongings into the street (matraces, fridges, cloths, bags, tables, blankets).

Video filmed by a migrant activist:

24/06
“These are thugs, bums from Boukhalef but also other surrounding areas. They try to dislodge the inhabitants. The jealousy provokes hatred. But in my case, I rent my flat”, explains the Congolese.
28/06
Sit-in by Moroccans in Boukhalef against the “illegal behaviour” of migrants.
29/06
Ultimatum given by the authorities, asking the people in the squatted (not rented!) apartments to leave within 24h: 
“If the flats won’t be left in the next 24hours, the authorities will be obliged to intervene to evacuate the occupants in order to hand over the so called flats to their owners in accordance with the legislation in force”, warns the ministry.
30/06
Presence of some police agents and a helicopter. The first migrants leave “voluntarily”: two buses with 27 and 36 people are taken to the South of Morocco, but these first evictions are without any physical violence.
At dawn of 01/07
Boukhalef surrounded by 200 soldiers, police officers and Forces Auxiliaires. Raids in the houses and arrests. The police eject migrants from their homes even if they have proof of rent payment, and even if they have papers. All black people are systematically controlled in the streets. The police goes from door to door to evict the inhabitants from their houses. New buses arrive. Migrants who resist the deportation are beaten and taken away by force.

One person was murdered: Mamadou Kone, born in 1986 in Ivory Coast, falls from the fourth floor of a building during the raid (picture of the body of Mamadou Kone). He’s brought to the hospital where he succumbs to his injuries. Up until now, the reasons for his death remain obscure.
01/07
500 arrests in 15 hours according to media 24 and “this will continue until late in the evening”.

A second person is injured  by a steel blade and is hospitalised in serious conditions, another third person is severely injured.

Up until now, the police is present in Boukhalef, controlling every black person.

Just as the massive raids in the forests in Nador, which have taken place since February, this is another shameful attempt at terrorizing migrants at the externalised European border!!!

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No Borders Morocco fait parti d’un réseau no border plus large, et est organisé sur les principes d’horizontalité, d’antiracisme, de solidarité et de diversité d’action. Nous sommes auto-organisés, et c’est pour ça que nous avons toujours besoin d’aide financière et physique. Si vous pouvez donner de l’argent, contactez-nous: 

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Confrontations in Boukhalef (Tangier) 24/06/2015

1Last week, a group of racists marched to protest against the presence of Subsaharan migrants in Boukhalef. Migrants and other Moroccans living in Boukhalef together stopped the protest and calmed the situation.

In the night  from 21-22 June 2015, a group of racist Moroccans threatened a migrant house, accusing them of selling alcohol during Ramadan, and forced the migrants to move out of their homes. Continue reading

Affrontements à Boukhalef (Tanger) 24/06/2015

1 La semaine dernière, des groupes racistes ont fait une manifestation contre la présence des Subsahariens à Boukhalef. Des migrants et des marocains qui vivent a Boukhalef ensemble ont arrêté la manif et ont calmé la situation. Ce 21 et 22 juin un groupe de marocains racistes a menacé une maison des subsahariens, ils les ont accusé d’avoir vendu de l’alcool durant le Ramadan; en conséquence, ils ont forcé les migrants à sortir de leur maison. Continue reading

Necesitamos apoyo!

No Borders Morocco es parte de la red más amplia que constituye No Borders y está organizada bajo principios no jerárquicos y anti-racistas, solidaridad y diversidad de acciones. Siempre andamos necesitadxs del soporte tanto de personas o grupos como económico. Si puedes donar dinero, por favor ponte en contacto con nosotrxs:

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Si quieres involucrarte tú mismx, estamos buscando personas que: Continue reading

22 nouveaux assassinats par la forteresse Europe? 22/06/2015

Hier, Salvamento Maritimo a interrompu sa recherche d’un bateau avec
22  personnes qui étaient parties des environs de Alhoceima, après 2 jours
de recherches intenses avec bateaux et hélicoptères, de Tanger à
Alhoceima et de Tarifa à Almeria.
Nous craignons que les 22 personnes  ont perdu la vie sur la mer – 22
autres meurtres par la forteresse Europe?
Condoléances aux familles et rage contre les frontières.

Petite consolation: Plusieurs barques ont réussis ce voyage dangereux
vers l’Europe au cours des derniers jours.
Le 19 juin, 10 personnes ont été sauvées dans le détroit de Gibraltar,
et 5 personnes sont entrées à Ceuta par bateau.
Le 20 juin, 19 personnes d’origine nord-africaine ont été secourues et
ramenées à Motril, et 19 personnes d’origine subsaharienne ont gagné
leur BOZA à Almeria. Voici quelques photos du sauvetage:

Hier, une personne a été sauvée d’un dispositif flottant, au large de
la côte de Tarifa.

BOZA et Bienvenue en Europe!

Another 22 murders by the fortress Europe? 22/06/2015

Yesterday, the Salvamento Maritimo ended its search for a boat with 22 people who had left from somewhere near AlHoceima. After 2 days of intense search with boat and helicoptres, from Tangier to AlHoceima and Tarifa to Almeria, we fear that the 22 people have lost their lives on sea – another 22 murders by the fortress Europe.

Condolences to the families and rage against the borders.

As a small consolation, a couple of boats have also survived the dangerous journey in the past couple of days.On the 19th, 10 people were saved in the Strait of Gibraltar, and 5 people entered Ceuta by boat.On the 20th, 19 people of North African origin were rescued and brought to Motril, and 19 people of Subsaharian origin bozaed in Almeria. Here are some photos from the rescue:

Yesterday, one person was saved from a floating device, off the coast of Tarifa.

BOZA and welcome to Europe!

La militarización de las fronteras europeas: el terror cotidiano en Marruecos

En este tiempo, donde miles de personas cruzan el Mar Mediterráneo, la Unión Europea y la llamada comunidad internacional continúan gastando millones de euros en “asegurar” las fronteras y frenar los asaltos al continente de estos “bandidos migrantes”. Tal y como han revelado algunos reportajes recientes, los ministros y jefes de estado de la UE están planeando una intervención militar en el Mediterráneo con objetivo de destruir los barcos de los supuestos “traficantes”, con la ayuda de la agencia FRONTEX.

Esta guerra contra las y los inmigrantes y recientemente la guerra contra los traficantes, a quienes la UE apunta como “responsables” de estas tragedias, son parte de la agenda de la Unión Europea. La Comisión Europea proporciona programas de desarrollo regional y protección dirigidos al Norte de África, África Occidental y el Cuerno de África (para una buena revisión sobre la política de fronteras de la UE en África, ver El Diario Desalambre). En relación a Marruecos, la UE ya ha aprobado un presupuesto de más de 150 millones de euros en el nuevo Plan de Acción UE-Marruecos. El subsiguiente proceso de regularización, propuesto por el gobierno marroquí, que afecta a unos 17000 migrantes y extranjeros, va acompañado por una masiva presencia policial en la frontera de Ceuta y Melilla y por redadas continuas en los campamentos. Continue reading

The militarisation of the European borders: the daily terror in Morocco

In this period, where thousands of people cross the Mediterranean Sea, the European Union and its member states continue to spend millions of euros to “secure” the borders and to prevent so-called “rogue migrants” from accessing the continent. As recent reports have revealed, the EU ministries and heads of state are planning a military intervention in the Mediterranean in order to destroy the boats of alleged “smugglers” with the help of the dynamic FRONTEX agency.

This war against migrants and lately the war against smugglers, who the EU points to as “responsible” for these tragedies, are part of the agenda of the European Union. The European Commission provides programmes for regional development and protection aimed at North Africa, West Africa and the Horn of Africa. (For a good overview of the EU border regime in Africa, see El Diario Desalambre). Regarding Morocco, the EU has already approved a budget of more than 150 millions euros in the framework of the new EU-Morocco Action Plan. The ensuing regularisation process, which was put forward by the Moroccan government and concerns around 17000 migrants and non-citizens, was accompanied by a massive police presence around the borders of Ceuta and Melilla and by continuous raids in the camps. Continue reading

La militarisation des frontières européennes: la terreur quotidienne au Maroc

Dans cette période, où des milliers de gens traversent la Méditerranée, l’Union Européenne et la soi-disante communauté internationale continuent à coup de millions d’euros à “sécuriser” ses frontières et à empêcher l’assaut du continent par ces “migrants voyous“. Comme des rapports récents ont démasqués, les ministres et les chefs d’État de l’UE prévoient une stratégie militaire dans la Méditerranéenne, pour détruire les bateaux des prétendus “trafiquants” en collaboration avec la dynamique agence Frontex.

Cette guerre contre les migrants et plus récemment la guerre contre les passeurs, désignés comme les “responsables” de ces tragédies, font parties de l’agenda de l’Union Européenne. La Commission européenne fournit des programmes régionaux de développement et de protection destinés à l’Afrique du Nord, de l’Ouest, et dans la Corne de l’Afrique (Pour un bon aperçu sur le régime de gestion de frontières en Afrique, voir El Diario Desalambre). Pour le Maroc, l’UE a déjà approuvé un budget de plus que 150 millions d’euros dans le nouveau Plan d‘Action UE-Maroc. Le processus de régularisation qui s’en est suivi, concernant 17000 migrants et étrangers, lancé par le gouvernement marocain, s’est accompagné dans le même temps d’une grande présence policière autour des frontières de Ceuta et Melilla et des raids continus sur les camps.

Les autorités marocaines ont adopté une politique d’agression militarisée systématique.   Continue reading

ANTI FRONTEX

ANTI-FRONTEX Rabat: un apercu / an overview

Journées d’action contre FRONTEX – Resumé du Maroc

Le jeudi, 21 mai – 10ieme anniversaire de Frontex – des militant(e)s pour la libre circulation se sont rassemblé(e)s à Rabat pour manifester contre la fortresse Europe. Dans le cadre des journées internationales ANTI-FRONTEX (voir l’appel http://migracja.noblogs.org/francais/) nous avons joint les actions ménées par des militant(e)s à Varsovie (Pologne), Londres (Angleterre), Madrid et Barcelone (Espagne). Continue reading

Marzo y Abril 2015 en las fronteras entre Marruecos y Europa

Esta es una lista no exhaustiva de todos los saltos a la valla o ‘BOZA’ registrados en los medios de comunicación convencionales entre enero y febrero de 2015. Nótese que la violencia que las personas sufren no se menciona en estos breves fragmentos.

ABAJO A LAS FRONTERAS!

02/03 ALMERIA
4 barcos : 146 migrants rescatadas, entre ellxs muchxs niñxs y mujeres Continue reading

Mars et Avril 2015 à la frontière Maroc-Espagne

Ci après une liste non exhaustives des tentatives de passage repris en grande partie des mainstream médias en mars et avril 2015. La répression bien réelle à laquelle sont soumis les migrants lors de ces tentatives de passage n’est quasi jamais mentionnée dans les articles.

02/03 ALMERIA
4 bateaux : Sauvetage de 146 migrants dont beaucoup d’enfants et de femmes

03/03 ALMERIA
3 bateaux arrivés à Almeria
1er : 54 subsahariens avec 09 femmes et cinq enfants
2èmé : 14 subsahariens dont une femme
3èmé :  17 Nord africains

05/03 CEUTA
2 Nord Africains arrivent à Ceuta à la nage

05/03 MOTRIL
1 bateaux avec 19 hommes et 4 femmes
1 barques avec 3 migrants sauver

05/03 Canaries
Une patera avec 18 migrants disparus après plusieurs jours de recherche
10/03 Maroc
Libération de 500 migrants des 1200, arrêtés dans les foret lors des rafles du 10 février et détenus dans 13 centres de détention dans le sud du Maroc
11/03 Lanzarotte
Recherche de bateau avec 30 migrants dont 6 femmes et 5 enfants:18 survivants, 4 cadavres (2 hommes, une femme et un enfant) retrouvés

11/03 Melilla
Assault des grillages par 50 migrants: 5 Boza, un blessé grave
Une dizaine sont restés perchés sur les grillages pendant plusieurs heures puis ont été repoussés. Continue reading

Nador O1/05/2015 : Destruction des camps , Destructions of the camps, Destruccion campos

In the past days, the destruction and state terror campaign in the Nador camps has continued. Since last week, police have been burning personal bunkers and belongings and arrested people in camps in Lakhmis Lakdim, Afrat, Bedoya, and Boringo. Even this morning, Boringo camps were burned, 35 people arrested, apparently nothing is left.

Ces derniers jours, la campagne de destruction et terreur d’état dans les campements de Nador a continué. Depuis la semaine dernière, la police a brûlé des bunkers et des affaires personnelles dans les campements de Lakhmis Lakdim, Afrat, Bedoya et Boringo et ils ont arrêté des gens. Ce matin même, le campement de Boringo a été detruit, 35 personnes arrêtées, il paraît que rien ne reste.

En los últimos días, la campaña de terror y destrucción del Estado en los campos de Nador ha continuado. Desde la semana pasada, la policía ha quemado bunkers y pertenencias personales en los campamentos de Lakhmis Lakdim, Afrat, Bedoya y Boringo et ellos han detenido a muchas personas. Esta mañana, los campamentos en Boringo fueron quemados, 35 personas detenidas, parece que no queda nada.

Stop Deportations: Spain’s human rights violations and the Story of Belleti

In February, some shocking figures were revealed about the number of people Spain has deported in the past years. Since 2010, and in close cooperation with the European border agency FRONTEX, Spain has deported tens of thousands of people in more than 250 international flights1. Many of the flights had destinations in Asia and Latin America, and a big part of the people was also deported to African countries, notably Mali, Senegal and Nigeria. This is outrageous, not only because the millions of euros wasted for inhuman practices but also because many deportations were conducted in so-called macro flights – planes chartered by the Spanish Ministry of the Interior which are arbitrarily filled up with people who are identified as citizens of the country in question.

Some days ago, on the 31st of March, two more of these macro deportations took place, one plane from Madrid to Bamako (Mali), the other from Madrid to Douala (Cameroon). The recent deportations have gained some public attention, thanks to the constant mobilisation of the Tanquem el CIE / NO CIE Campaigns which fight for shutting down the Spanish deportation centers. Continue reading

Enero y Febrero en las fronteras europeas

Fr        Engl

Esta es una lista no exhaustiva de todos los saltos a la valla o ‘BOZA’
registrados en los medios de comunicación convencionales entre enero y
febrero de 2015. Nótese que la violencia que las personas sufren no se
menciona en estos breves fragmentos.

ABAJO A LAS FRONTERAS!

Enero

01/01/2015 Melilla
50 personas cruzan la frontera con éxito

03/01/2015 Granada
50 marroquíes llegan con un bote hinchable, y son traslados a Granada.

05/01/2015 Murcia Continue reading