Guardia Civil chief brought to court

A little victory for human rights
The colonel in charge of the Guardia Civil, Ambrosio Martín Villaseñor, is finally being held responsible for the illegal push backs carried out under his command, which is a clear violation of both national law and international treaties. He will be asked to testify in court on the 2nd of October as he is suspected of being in command of two incidents of migrants being pushed back, after officially reaching Spanish territory. There are videos documenting the two incidents, taking place on June 18th and August 13th. On the 18th, some 400 migrants tried to cross to Melilla, and 200 of them made it to the area between the fences, where they remained trapped. Although this is officially Spanish ground, they were all pushed back to Morocco. On the 13th of August several migrants sat on the top of the fence for a long period of time, from where they were pushed back. According to international treaties, any person reaching Spanish territory has the right to claim asylum and have their case undergo the legal procedure. Colonel Martín Villaseñor and his illegal operations have clearly violated the most basic right to asylum. The court’s ruling is a big victory for migrants’ rights and the Spanish NGOs P.R.O.D.E.I.N, Andalucia Acoge and SOS Racismo, who have been denouncing these pushback cases for a long time.
We will provide further updates after the 2nd of October, when the court has reached a decision.

Longer article in Spanish: http://www.cadenaser.com/espana/articulo/imputado-prevaricacion-jefe-guardia-civil-melilla-expulsiones-inmigrantes-valla/csrcsrpor/20140915csrcsrnac_4/Tes

Le chef de la Guardia Civil appelé devant les tribunaux

Une petite victoire pour les droits humains

Le colonel en charge de la Guardia Civil, Ambrosio Martín Villaseñor,est finalement tenu responsable pour les dossiers de refoulements illégaux qui sont des violations flagrantes du droit national et des traités internationaux. Il sera invité à témoigner devant le tribunal le 2 Octobre. Il  est soupçonné d’être responsable de deux refoulements de migrants qui avaient  atteint officiellement le territoire espagnol. Des vidéos documentent les deux incidents, qui ont eu lieu le 18 Juin et le 13 Août. Le 18, quelque 400 migrants ont tenté de traverser à Melilla. 200 d’entre eux ont été pris au piège entre les deux clôtures. Bien que cet endroit soit officiellement sol espagnol, ils ont tous été refoulés vers le Maroc. Le 13 Août lusieurs migrants assis sur le dessus de la clôture pendant longtemps, ont finalement aussi été refoulés. Selon les traités internationaux, toute personne qui atteint le territoire espagnol a le droit de demander l’asile et leur demande doit être soumis aux autorités concernées. Le colonel Martín Villaseñor a lors de ces opérations clairement violé le droit le plus fondamental d’asile. La décision de la cour est une grande victoire pour les droits des migrants et pour les ONG espagnoles PRODEIN, Andalucia Acoge et SOS Racisme, qui dénoncent ces cas de refoulement depuis longtemps.
Nous fournirons d’autres mises à jour après le 2 Octobre, lorsque le tribunal a pris une décision.

Un article plus long en espagnol: http://www.cadenaser.com/espana/articulo/imputado-prevaricacion-jefe-guardia-civil-melilla-expulsiones-inmigrantes-valla/csrcsrpor/20140915csrcsrnac_4/Tes

Press release

Stop the hate crimes and deportations
Respect for the dignity of migrants

Sit-in on Thursday the 11th of September 2014 at 6pm in front of the parliament (Rabat)

Tangier is still making headlines with the brutal murder of Charles Paul Alphonse NDOR, a young Senegalese, 26, attacked with knives, August 30, 2014 in Boukhalef district, while several of his friends and countrymen were injured, attacked by dozens of aggressors without police intervention to protect the migrants.
Furthermore, dozens of migrants, going on the streets to show their grief and indignation, were arrested. 26 of them went on an emergency trial, within 72 hours, and were sentenced to one month in prison and a fine of 1000 dh. Other migrants were being held back, and instead of being released, twenty of them were deported from the Casablanca airport, while six others were detained in the basement of the airport, where they threatened to go on a hunger strike to protest against their detention, the threat of deportation, and the bad treatment they were subjected to.
While the Moroccan state announced their new policy on migration, where the Moroccan government committed to a humanitarian approach to the immigration issue, to respect the right to seek asylum and regularization of undocumented migrants, there has in the past year been six deaths of sub-Saharan migrants, as a result of racist attacks and police intervention, there has been an increase in assaults, in mass deportations, particularly between the North and the centre of Morocco, with constant deportations, which is creating a climate of terror, especially in the north of Morocco and around the enclaves of Ceuta and Melilla. Meanwhile the regularization turns out to be very slow, and has only allowed very few migrants, until now, to obtain residence permits, while UNHCR themselves rang the alarm bell because of how the Moroccan authorities managed the cases of asylum seekers.
It is in this poisonous context that these heinous and barbaric crimes took place, which reflect a racist hatred. This, the Moroccan government itself is responsible for, with the violence it exercises itself against the sub Saharan migrant community situated in a state of extreme poverty and lawlessness.
That is why we are here to offer our condolences to the family and friends of the victim, Charles NDOR and the entire sub-Saharan and Senegalese community residing in Morocco.
We condemn this racist and barbaric crime and call for the opening of a serious and thorough investigation that would identify the perpetrators and the people behind them and bring them to justice.
We condemn the attitude of the Moroccan government and security forces who are far from protecting a community subjected to racism, and who commit themselves violence and lawlessness. We urge them to respect all international treaties they have signed.
We condemn all forms of racism, discrimination and exclusion, and reaffirm our commitment to the values ​​of inter cultural dialogue, solidarity and respect for human rights, dignity and integrity of every person residing in Morocco, whatever their nationality, religion or colour.
We call on all democratic organizations and citizens to join the sit-in that will be held Thursday, September 11, 2014 at 18h in front of the Parliament and the solidarity caravan that will be be held later in Tangier.

ALECMA, AMDH (Maroc), AMDH (Mauritanie ), A.S.M. Afrique Survie Migration, Association des Réfugiés Sans Frontières (Cameroun), ATTAC/CADTM Maroc, Conseil des Migrants Subsahariens au Maroc,Conseil des migrants de France, Joint Action for those Forced to EMigrate (JAFEM), Organisation de la diaspora africaine ( Pays- Bas), Papiers pour tous, SOS Migrants (Belgique) , Stiftung : do (Hambourg).

Communiqué de presse

Halte aux crimes racistes et aux expulsions
Respect de la dignité des migrants

Sit-in le jeudi 11 septembre 2014 à 18h devant le Parlement (Rabat)

La ville de Tanger défraie encore la chronique avec le sauvage assassinat dont a été victime Charles Paul Alphonse Ndour, jeune sénégalais de 26 ans, égorgé à l’arme blanche, le 30 août 2014 dans le quartier Boukhalef, tandis que plusieurs de ses amis et  compatriotes ont été blessés, attaqués par des dizaines de provocateurs sans que la police n’intervienne pour protéger ces immigrés.
Pire encore, plusieurs dizaines de migrants, partis en cortège clamer leur douleur et leur indignation, ont été arrêtés. 26 d’entre eux ont été jugés  en urgence, en moins de 72 heures et condamnés à un mois de prison avec sursis  et 1000 dh d’amende.  Mais au lieu d’être libérés, vingt d’entre eux ont été expulsés, par l’aéroport de Casablanca, tandis que six autres, détenus dans les sous-sols de cet aéroport,après avoir menacé de déclencher  une grève de la faim pour protester contre leur détention et les mauvais traitements qu’ils subissent , ont finalement été libérés.
Loin des effets d’annonce de la nouvelle politique en matière de migration, selon laquelle le gouvernement marocain s’engageait  à une approche humanitaire de la question migratoire, au respect du droit d’asile et à la régularisation des sans-papiers, l’année qui vient de passer  s’est soldée par la mort de 6 migrants subsahariens, à la suite d’agressions racistes ou d’interventions policières, par la multiplication des agressions,  par des déportations massives, notamment depuis le Nord vers le centre du Maroc, par la poursuite des expulsions, créant un climat de terreur, notamment dans le Nord du Maroc et autour des enclaves de Ceuta et Melilla. Parallèlement l’opération de régularisation avance à une lenteur d’escargot et n’a permis qu’à très peu de migrants, à ce jour, d’obtenir des titres de séjour, tandis que le HCR lui-même tirait la sonnette d’alarme sur la façon dont les autorités marocaines géraient le dossier des demandeurs d’asile.
C’est dans ce contexte délétère que s’est déroulé ce crime odieux et barbare, qui reflète une haine raciste dont l’Etat marocain porte la responsabilité, par la violence qu’il exerce lui-même à l’encontre de la communauté migrante subsaharienne, plongée dans une situation d’indigence et de non-droit.
C’est pourquoi nous tenons ici à présenter nos condoléances à la famille et aux amis  de la victime, Charles Ndour ainsi qu’à toute la communauté sénégalaise et subsaharienne résidant au Maroc.
Nous condamnons ce nouveau crime raciste et barbare et demandons l’ouverture d’une enquête sérieuse et approfondie qui permette d’identifier les coupables et leurs commanditaires et de les présenter à la justice.
Nous condamnons l’attitude  du gouvernement marocain et des forces de l’ordre qui loin de protéger une communauté en butte au racisme, la maintient lui-même dans la violence et le non-droit. Nous l’exhortons au respect de l’ensemble des textes internationaux dont il est signataire.
Non dénonçons toute forme de racisme, discrimination et exclusion  et réaffirmons notre attachement aux valeurs du dialogue interculturel, de la solidarité et du respect des droits humains, de la dignité et l’intégrité de toute personne résident sur le territoire marocain, quelles que soient sa nationalité, sa religion ou sa couleur.
Nous appelons l’ensemble des organisations démocratiques et des citoyens à se joindre au Sit-in qui sera organisé le jeudi 11 septembre 2014 à 18h devant le parlement et à la caravane de solidarité qui sera organisée postérieurement à Tanger.

ALECMA, AMDH (Maroc), AMDH (Mauritanie ), A.S.M. Afrique Survie Migration, Association des Réfugiés Sans Frontières (Cameroun), ATTAC/CADTM Maroc, Conseil des Migrants Subsahariens au Maroc,Conseil des migrants de France, Joint Action for those Forced to EMigrate (JAFEM), Organisation de la diaspora africaine ( Pays- Bas), Papiers pour tous, SOS Migrants (Belgique) , Stiftung : do (Hambourg).

Report of the meeting of the Platform of Subsaharan Communities and Associations in Morocco

This meeting comes following the barbarity of recent events in Boukhalef, Tangiers, in which 20 people were injured or missing and which led to the death of the young Senegalese man named Charles Paul Alphonse Ndour, a 25 year old law student in Casablanca. This violence happened in total disregard of the Moroccan authorities and also our diplomatic efforts.
We strongly condemn these barbaric, xenophobic and racist actions of Moroccan nationals in the Boukhalef neighborhood of Tangiers, and call on the authorities of the city to carry out an investigation that establishes who was responsible and brings the perpetrators to account.

We also call for the release of all the protesters.

We declare that according to our missionaries in Tangiers there exists a racist extremist group called the “Racist Union”, which funds local youth to attack Black people.

The platform of associations and communities announce the following:
– A peaceful demonstration is scheduled for Tuesday 02/09/14 at 10am in front of the Embassies of Cameroon, Senegal, Guinea, Ivory Coast, Nigeria, Mali and Mauritania (the presidency of the African Union)
– A sit-in outside the headquarters of the United Nations and the Delegation of the European Union

We call on all organisations defending migrants to support us in this action.

The Platform of Subsaharan Communities and Associations in Morocco

Rapport de la réunion de la Plateforme des Associations et Communautés Subsahariennes

Suite à la barbarie des habitants de Boukhalef qui a conduit à la mort du jeune Sénégalais Charles Paul Alphonse Ndour âgé de 25 ans étudiant en droit à Casablanca, dont une vingtaine de personnes sont blessés et des disparus.
Et cela se passe dans l’indifférence totale des autorités marocaines et également nos représentations diplomatiques.
Nous condamnons avec fermeté ces comportements barbares, xénophobes et racistes, de ressortissants marocains du quartier Boukhalef de Tanger, et demandons aux autorités de cette ville de diligenter une enquêtes enfin que les parts de responsabilité soient établies, et que les auteurs répondent de leurs actes.
Nous demandons également la libération de tous les manifestants.

IL EST à signaler qu’à Tanger règne un groupe d’extrémiste, baptisé « syndicat des racistes », c’est ce groupe d’extrémiste qui financent les jeunes du quartier pour s’attaquer aux noirs, nous rapportent nos missionnaires dépêché à Tanger.

La plate forme des associations et les communautés ont  prient  les dispositions suivantes.
–  Une manifestation pacifique est prévue le mardi 02/09.14 à 10h, devant sept ambassades à savoir : Cameroun, Sénégal, Guinée, Cote d’ivoire, Nigéria, Mali plus la Mauritanie (présidence en exercice de l’Union Africaine)
– Un sit-in devant le siège des nations unies et la délégation de l’Union Européenne
Nous demandons à toutes les organisations de défense des migrants de nous soutenir dans cette action.

La Plateforme des Associations et Communautés Subsahariennes

Attaques racistes à Boukhalef

La violence dans Boukhalef, un quartier de Tanger dans le Nord du Maroc,a atteint une nouvelle dimension. Vendredi soir, le 29 Août, un groupe raciste et armé de couteaux et de battes ont attaqué des migrants et tué au moins une personne – un Sénégalais – en lui coupant la gorge avec un couteau. Plusieurs autres ont été gravement blessés et ont été amenés à l’hôpital. Certains d’entre eux sont toujours dans un état critique. Les gens parlent de jusqu’à 3 décès , non confirmés.

Ce n’est pas la première fois cet été qu’un grand groupe de Marocains attaque les migrants. Dans la nuit, le 20 Juin un appartement de migrants a été attaqué après une discussion entre le propriétaire et des migrants.Le feu a été mis à l’intérieur de l’appartement et plusieurs personnes ont été blessées après un combat. Le 15 Août, il y a seulement deux semaines, les migrants et une espagnole militante des droits humains ont été attaqués quand ils rentraient d’un festival africain dans le centre-ville. Les femmes ont été harcelées sexuellement. La police n’a  pas voulu intervenir, ont laissé faire, et ont même fait des blagues menaçantes à l’égard des victimes.

Ce samedi après le meurtre d’au moins un migrant, les migrants se sont
réunis pour faire une manifestation et porter le corps du Sénégalais mort dans le centre de la ville pour protester contre cette violence insupportable et exiger la «liberté» et les «droits humains». Mais ils ont été violemment interpellés par la police,des témoins parlant de tabassage des migrants. Beaucoup de gens ont été blessés et ont été hospitalisés (à ce jour, nous n’avons pas des informations claires sur le nombre).

Lors des trois agressions de ces derniers mois les agresseurs ont attaqué les migrants, en criant des slogans racistes sans l’intervention de la police qui était pourtant présente. Des témoins rapportent que parmi eux il n’y avait pas seulement des monstres racistes , mais des groupes organisés avec dirigeants. Les migrants parlent d’un climat raciste très important et très menaçant ce trimestre. Ils ont peur de quitter leurs maisons. Un migrant présent lors des événements a déclaré: «Il semble qu’ils veulent nous chasser tous et en même temps le gouvernement marocain nous empêche de sortir. Nous ne pouvons pas supporter cela plus longtemps. Le monde doit faire quelque chose “.

Depuis samedi soir, la situation s’est calmée un peu avec une énorme présence de la police partout dans les rues de Boukhalef.

Racist Attacks in Boukhalef

The violence in Boukhalef, a quarter of Tangier in the North of Morocco, has reached a new dimension. Friday night, the 29th of August, a racist group armed with knives and bats attacked migrants and killed at least one person – a Senegalese – by cutting his throat with a knife, several others were badly injured and were brought to a hospital. Some of them are still in critical conditions. People talk about up to 3 more deaths which is not yet confirmed.

This is not the first time this summer that a larger group of Moroccans attacks migrants. In the night on the 20th of June an apartment of migrants was attacked after migrants were arguing with the landlord. Fire was set inside of the apartment and several people were injured after a fight. On the 15th of August, only two weeks ago, migrants and a spanish human rights activist were attacked when they were coming home from an African Festival in the city center. Women were harassed sexually. The police denied stopping the aggressors but let them continue and was even making threatening jokes towards the victims.

This Saturday after the killing, migrants gathered to do a demonstration and carry the body of the dead Senegalese into to citiy center to protest against this insupportable violence and to demand “liberty” and “human rights”. But they were violentley stopped by the police. People reported police officers beating up migrants while Moroccans could attack migrants without being stopped by the police. Many people were injured and needed to be hospitalized (so far, we don’t have clear numbers).

In all three events aggressors could attack migrants, shouting racist slogans without the intervention of the police. Witnesses report that there were not only racist mobs acting but organized groups with leaders. Migrants talk about a raising racist and threatening climate in the quarter. They are afraid of leaving their homes. One migrant present at the events said: „It seems that they want to chase away all of us and at the same time the Moroccan goverment prevents us from leaving. We can not suffer this any longer. The world has to do something.“

Since Saturday evening the situation as calmed down a bit with a huge police presence everywhere in the streets.

Rafle !

Violences policières à la frontière à Melilla
Une nouvelle vidéo de Pro.De.In montre la violence de la police Espagnol et Marocaine aux grillages de Mellila et dans la forêt de Gourougou.

“Les migrants clandestins qui se cachent dans la forêt de Gourougou espérant passer la clôture pour aller a Melilla sont soumis à des persécutions permanentes de la part des forces sécuritaires marocaines.
Ils subissent pas seulement la détention mais aussi des déportations vers le désert ou d’autres endroits dans le Sud du Maroc. Pendant les rafles ils subissent un niveau de violence insupportable et souvent il y a des morts.”

Regardez aussi sur le blog de Pro.De.In “melillafronterasur.blogspot.com”. Il est en espagnol mais vous pouvez trouvez beacoup de vidéos sur la situation à Melilla. Regardez aussi vimeo.com/user12822802/videos

Raid!

Police violence at the border of Melilla
A new video of Pro.De.In from Melilla shows the brutal practices of Spanish and Moroccan polices at the border fences and during raids on the Mountain of Gourougou.

“The undocumented migrants who are hiding at mount Gourougou in the hope to croos the border to Melilla are suffering continuous prosecution by moroccon security forces.
To the detention you have to add the deportation to the desert and other destinations in the south of Morocco. During the raids they are suffering intolerable levels of violence and quite often people are dying.”

 

We can recommend the blog of Pro.De.In “melillafronterasur.blogspot.com”. The site is in Spanish but you can find lots of videos about the situation around Melilla. Check also vimeo.com/user12822802/videos

A tribute

Some of us had the chance to meet Simon.

David Fidele, the direcor of “The Land Between”, wrote this short tribute to Simon which we want to share.

This is Simon – also known as “Rasta”.
I met Simon while in Tanger, Morocco, at the start of this year. I was walking the streets and he came up to me with a big smile on his face, to shake my hand and give me a hug. I didn’t immediately recognise him, until he told me that we had met in the Gourougou Mountains of northern Morocco last year – he was living in the mountains along with thousand of other Sub-Saharan African migrants, dreaming of one day entering Europe for a “better life”.
We went to a cafe to drink a tea together, and I showed him my finished film. He loved it.
Simon was from Guinea Conakry. He was an artist. A musician.
He showed me photos of himself playing music, and told me that all he wanted to do was to go to Europe to play music.
Now that will never happen.
I just received the news that Simon passed away last week. He drowned while attempting to cross from Morocco to Spain on a small boat, without a life jacket. It is being reported that over 1,200 migrants successfully reached Spain from Morocco last week. It is suspected (but not being reported) that up to 100 migrants also died while attempting this journey in the past week.
We put up walls. We put up barriers. And we think that this is a way to stop the movement of people. To stop migration. But it is not.
All it does it make determined people take incredible risks, which so often turns fatal.
Every migrant has their own unique story. Some are asylum seekers, fleeing war or persecution. Some are “economic migrants”, wanting to work to send money back to their families.
And some are footballers. Artists. Musicians. Wanting to share their talent with the world, and get opportunities that they can not in their own countries.
Simon just wanted the opportunity to play music.
I only spent a very short time with Simon, but I know that his character, personality and enthusiasm touched many people in his time in Morocco.
Here is a song that he recorded in Morocco called “Rastaman”, where his music lives on – https://myspace.com/diasporaguinea/music/song/rasta-man-95799271-106745656 (you have to stop the “advertising” first, and then press play to listen to his music)

 

Un hommage

Quelques’uns de nous ont eu la chance de faire la connaissance de Simon

David Fidele, le réalisateur de “The Land Between”, a écrit ce petit hommage sur Simon que nous voulons partager.

rasta
Voici Simon – aussi connu sous le nom de “Rasta”.
J’ai rencontré Simon à Tanger, au Maroc, au début de l’année. Je marchais dans la rue et il est venu vers moi avec un grand sourire, m’a serré la main et m’a pris dans ses bras. Je ne l’ai pas reconnu immédiatement mais il m’a rappelé qu’on s’était rencontré dans les montagnes de Gourougou, au Nord du Maroc, une année auparavant. A ce moment, il vivait dans les montagnes avec une centaine de migrants sub-sahariens, rêvant tous de traverser la frontière pour une vie meilleure, en Europe.
Nous nous sommes assis à un café, avons bu un thé ensemble et je lui ai montré mon film. Il l’a beaucoup aimé.
Simon venait de Guinée-Conakry. Il était artiste. Musicien.
Il m’a montré des photos de lui jouant de la musique et il m’a confié que tout ce qu’il désirait c’était aller en Europe pour faire connaître sa musique et continuer à jouer.
Aujourd’hui, nous savons que cela n’arrivera jamais.
Je viens d’apprendre que Simon est décédé la semaine dernière. Il s’est noyé alors qu’il tentait de traverser la mer entre le Maroc et l’Espagne sur un petit bateau de fortune, sans gilet de sauvetage. Selon les dernières nouvelles, plus de 1200 migrants sont parvenus à franchir la frontière la semaine passée. On estime que dans l’espace de cette semaine, une centaine de personnes ont péris dans ce terrible voyage (chiffres non confirmés).
Nous érigeons des murs, nous élevons des barrières et nous pensons que cela permettra de mettre fin aux mouvements de population, à la migration. Mais ce n’est pas le cas.
Cela entraîne seulement des personnes très déterminés à prendre d’énormes risques, parfois fatals.
Chaque migrant à sa propre histoire. Certains sont à la recherche d’un asile, fuyant la guerre ou les persécutions. D’autres sont des « migrants économiques », attendant du travail pour envoyer de l’argent à leur famille.
D’autres encore, sont footballeurs, artistes ou musiciens. Ils attendent de partager leurs talents avec le reste du monde et vont chercher des opportunités qu’ils n’ont pas dans leur propre pays.
Simon cherchait juste l’opportunité de jouer sa musique.
J’ai passé très peu de temps avec Simon mais je sais que sa personnalité, son enthousiasme et sa joie de vivre ont touché beaucoup de personnes pendant son séjour au Maroc.
Voici un titre enregistré au Maroc et appelé « Rasta Man », afin que sa musique continue d’exister :
https://myspace.com/diasporaguinea/music/song/rasta-man-95799271-106745656 (Il faut arrêter la publicité, puis presser « play » pour écouter ce titre).

Les migrants subsahariens otages du jeu politique entre la Maroc et l’Europe 19/08/2014

Il y a eu plusieurs  de tentatives de passage des grillages à Melilla et Ceuta cette année 2014, provoquant des passages en nombre mais aussi des refoulements, des morts et des blessés graves.
Lors de ces tentatives on a pu observer des collaborations entre la police espagnol et Marocaines pour réprimer et refouler des migrants qui se trouvait sur le territoire espagnol et qui ont été  remis dans les mains des forces militaires Marocaines. http://beatingborders.wordpress.com/2014/05/24/violence-at-the-spanish-moroccan-border/
Depuis quelques semaines par contre un nouvel ordre est arrivé «  d’en haut ». Les frontières sur la côte Marocaine n’ont plus été contrôlées pendant plusieurs jours par la garde Marocaine. Et les migrants en ont été avertis par personnes interposées de l’ouverture de ces frontières.
Suite à cette rumeur plusieurs « attaques «  des grillages ont eu lieu à Mellila par les migrants, réfugiés dans la forêt de Gourougou. Quelques dizaines de migrants ont réussi à passer du côté espagnol, et quelques uns y ont encore une fois laissé leur vie.
A Tanger d’autres migrants ont profité de cette occasion pour prendre leurs bateaux, leurs bouées et ont traversés le canal de Gibraltar. Les médias en ont fait la une de leurs journaux, parlant d’une invasion, et de « dysfonctionnement » de la police Marocaine, mais oubliant de parler des « accidents » lors de ces traversées. Selon divers témoignages plusieurs dizaines de migrants y ont perdus la vie. Des corps ont été trouvés, au moins deux embarcations sont disparues et divers vêtements et matériels ont été rejetés sur les côtes. Les conditions dans lesquels ces personnes ont perdu la vie est inconnue et ne sont pas relevés par les médias et les autorités.
Pendant la même période des individus Marocains ont agressés à coup de bâton et de pierre des femmes et des enfants Subsahariennes qui revenaient d’une fête Africaine dans le quartier de Boukhalef,  quartier ou logent beaucoup de familles subsahariennes. La police Marocaine présente lors de ses agressions n’est pas intervenue et une militante qui essayait de s’interposer a également été agressée. Encore une fois les médias ont fait leur scoop sur l’agression de cette activiste mais pas un mot sur les actions et propos racistes des acteurs de ces agressions et de l’état de leurs victimes.
Tous ces événements tragiques nous semblent être un jeu politique des autorités Marocaines,  pour jouer de leur pouvoir en tant que « gardes frontières » de l’Europe forteresse, pour provoquer l’Espagne et remettre en questionnement l’appartenance des enclaves de Ceuta et Melilla, pour continuer à  entretenir le racisme anti subsaharien dans leur pays. On sait bien que les autorités européennes donne de l’argent au garde marocain. Les migrants sont utilisés comme otages dans un jeu économico-politiquo- sécuritaires où les deux états capitalistes négocient le prix de la « protection » de la frontière d’Europe.

Rien n’empêchera les migrations !
Pas un monde sans migrations !
Pour un monde sans Frontières !

Sub-Saharan migrants hostages of the political game between Morocco and Europe 19.08.2014

There were several border crossing attempts at the fences of Ceuta and Melilla this year 2014. Many people managed to cross but there were also many push backs, deaths and serious injuries.
During those attempts Spanish and Moroccan police collaboration could be observed, repressing and pushing back migrants who were on the Spanish territory and handing over migrants to the Moroccan military forces. http://www.beatingborders.wordpress.com/2014/05/24/violence-at-the-spanish-moroccan-border/
Several weeks ago a new order came “from above”. During several days the Moroccan coastal border weren’t controlled anymore by the Moroccan coast guard and migrants were told about the opening of the borders.
Subsequently to these rumors several “fence attacks” took place at Melilla by migrants and refugees from the forest in Gourougou. Tens of migrants achieved to reach to the Spanish side and even there several lost their lives.
In Tangier other migrants took the occasion to take boats and buoys to cross the Strait of Gibraltar. The media took over the information, reporting on the front page about an invasion and about the “dysfunction” of the Moroccan police, but forgetting to talk about the “accidents” during the crossings. According to different testimonies several dozens of migrants lost their lives. Dead bodies have been found, at least two boats disappeared and some clothes and materials were washed up on the coasts. How the people lost their lives is unknown and not mentioned by the media and authorities.
Meanwhile in Boukhalef, a quarter of Tangier, where many sub-Saharan migrants live, Moroccan individuals assaulted sub-Saharan women and children with sticks and stones while they were coming back from an African festival. The Moroccan police, present during the assault, didn’t interfere and an activist who was trying to intervene was attacked, too. Once again media made a scoop on the aggression against the activist, not mentioning a word of the racist behavior of the aggressors nor on the state of the victims.
All these tragic events seem to be a political game of the Moroccan authorities to play with their power as border guards of “Fortress Europe” in order to provoke Spain and question the belonging of the enclaves Ceuta and Melilla and to maintain the anti-sub-Saharan racism in their country. We know that Europe’s authorities hand money to the Moroccan guard. Migrants are used as hostages in an economical-political-security game in which the two capitalist states are negotiating over the price of Europe’s border “protection”.

Nothing prevents migration!
No world without migration!
For a world without borders!

Risques, droits et sécurité en mer

*C’est une version courte d’un tract qui n’est pas encore publié.*

Maroc – Espagne

Cette notice d’information s’adresse aux gens qui envisagent de traverser la mer entre le

Maroc et l’Espagne.

Ce document ne vise pas à dissuader ni à encourager la traversée, mais plutôt à fournir des informations objectives et à proposer un échange d’expériences sur les risques, les droits et les mesures de sécurité minimales à prendre en mer.

 

Contacts d’urgence

Salvamento Marítimo (Espagne):         (+34) 900 202 202, (+34) 917 55 9 133, (+34) 956684740

(espagnol et anglais)

Morocco Marine Rescue Organization:   (+ 212) 537 625 877 (arab, francais et anglais)

 

SI VOUS DÉCIDEZ DE PARTIR, LISEZ CECI :

De nombreuses embarcations coulent à peine parties : ce sont souvent les moins chères et elles sont en mauvais état. D’autres chavirent à cause du mauvais temps ou parce que c’est la panique à bord. D’autres perdent leur direction ou se retrouvent à court de carburant et dérivent pendant des jours ou des semaines, leurs passagers mourant lentement de faim ou de soif. Parfois, même lorsqu’ils ont été appelés, les secours ne trouvent pas les embarcations fautes de clarté dans la communication. Souvent, les autres bateaux en mer n’assistent pas les migrants en détresse même s’ils les voient. Les informations suivantes ne rendront pas la traversée sûre. Et dans les situations que vous allez rencontrer, vous ne pourrez peut-être pas suivre les conseils proposés, mais cela vous donne une idée de ce à quoi il faut vous attendre et de comment vous y préparez, et cela peut sauver votre vie.

 

ACHETEZ UN GILET DE SAUVETAGE ET DES VIVRES

  • Vérifiez qu’il y a assez de gilets de sauvetage pour tous ! Un gilet de sauvetage de qualité ou au moins une vessie (chambre à air), votre vie en vaut la peine ! Portez-le dès que votre bateau démarre et gardez le tout le temps de la traversée.
  • Prenez avec vous un sac à dos contenant un maximum d’eau et de nourriture (telle que des biscottes, des conserves, dattes et chocolate marruja). Emballez le tout dans des sacs plastiques résistant à l’eau. Prenez également tout cela avec vous si vous choisissez la route courte pour Tarifa, car il est possible que les garde-côtes ne vous trouvent pas immédiatement !
  • Portez plusieurs épaisseurs de vêtements adaptés à la saison, mais n’oubliez pas de prendre des vêtements chauds et une veste imperméable. Portez toujours un chapeau ainsi que des lunettes de soleil pour éviter la déshydratation.
  • Prenez des médicaments contre le mal de mer.
  • Il est possible que vous n’ayez que très peu de temps pour vous préparer avant le signal de départ, il faudra donc essayer d’avoir votre équipement aussi prêt que possible tout le temps avec vous (un petit sac à dos avec ce dont vous avez besoin).

 

ASSUREZ-VOUS QUE LE MATÉRIEL DE SECOURS FONCTIONNE

  • Prenez plusieurs seaux d’eau ou, pour les plus grands bateaux, une pompe en cas d’entrée d’eau.
  • Vérifiez qu’il y a bien des signaux de détresse à bord ! Le code de navigation prévoit des signaux rouge et orange. À défaut, n’importe quoi qui permette d’attirer l’attention peut être utile ; des sifflets, des sacs en plastique, des flashs de téléphones ou d’appareils photos, etc.

 

ASSUREZ-VOUS QUE L’ÉQUIPEMENT DE NAVIGATION ET DE COMMUNICATION FONCTIONNE

  • Un GPS serait le moyen le plus efficace pour vous localiser et vous sauver. Entre Tanger et Tarifa vous pouvez utiliser un smartphone avec l,application GPS. Pour la route entre Nador et Almería vous aurez besoin d´un télephone satellite. Vérifiez que vous avez des batteries rechargées et des batteries de réserve. Vérifiez que quelqu’un à bord sait comment s’en servir (ou bien apprenez vous-même à vous en servir) pour déterminer votre position avec le téléphone satellite (voir ci-dessous). Une boussole peut également être utile, pour garder le cap.
  • Evitez d´utiliser votre téléphone si vous n´en avez pas vraiment besoin!
  • Si vous partez en bateau avec un capitaine, il est possible qu’il essaye de prendre votre téléphone. Essayez de négocier avec lui la possibilité de le garder mais en enlevant la batterie.
  • Si vous faite le voyage avec un petit bateau (ce qui est probable si vous choisissez la route courte de Tanger à Tarifa), vous devez protéger votre téléphone de l’eau de mer, en l’éteignant et en l’emballant dans un sac plastique résistant à l’eau. Tout en vous assurant que vous pouvez l´utiliser durant le voyage.
  • Votre téléphone portable doit être bien rechargé et avec suffisamment de crédits pour appeler plusieurs numéros à l’étranger. Utiliser une carte Maroc Telecom ou Vodafone Espagne car ils fonctionnent mieux en mer, mais entre Nador et Almería vous aurez besoin d´un téléphone satellite.
  • Prenez avec vous les numéros d’urgence indiqués dans cette notice d’information!
  • Prenez avec vous les numéros d’amis et de relations au Maroc et/ou en Europe, et informez-les à l’avance de votre départ pour qu’ils puissent appeler les secours si vous ne donnez aucun signe de vie.

 

VÉRIFIER LA MÉTÉO AU POINT DE DÉPART ET D’ARRIVÉE

  • Vérifier que la météo est bonne pour les 3 prochains jours au point de départ et au point d’arrivée, consultez sur internet (METEOCONSULT.COM >> METEO CONSULT MARINE), ou en téléchargeant l’application METEO CONSULT MARINE sur votre téléphone. Prenez le temps de vous familiariser avec ça!

 

NE MONTEZ PAS DANS UNE EMBARCATION EN MAUVAIS ÉTAT OU SURCHARGÉE

  • Demandez à voir le bateau avant le voyage! Essayez-le!
  • Apportez une pompe pour gonfler le bateau
  • Vérifiez que la coque en bois ou gonflable (en caoutchouc) soit neuve ou en bon état: pas de trous, de parties déchirées ou dégonflées! Si vous devez porter le bateau jusqu’à la mer, méfiez-vous des épines : utilisez une couverture pour protéger la coque ! Si le bateau est en mauvais état, vous mettez immédiatement votre vie en danger !
  • Vérifiez pour combien de personnes le bateau est prévu. Un bateau surchargé multiplie les risques de naufrage !
  • Vérifiez s’il y a suffisamment de carburant pour effectuer deux fois le trajet prévu ! Vérifez s’il y a assez de pagaies, et si celles-ci sont en bon état, et si les gens qui tiennent les pagaies ont de l’expérience et de la force.

Ne consommez pas d’alcool ni aucune sorte de drogue !

 

EN MER

PRÉCAUTIONS PENDANT LE VOYAGE

  • Essayez de tenir un « journal de bord » de votre voyage, en écrivant ou en photographiant/filmant tout ce qui arrive, l’heure, la position GPS. Ceci pour vous aider à vous orienter. Observez la mer autour de vous pour éviter les collisions !
  • Portez toujours un chapeau, protégez-vous du froid, essayez de garder vos vêtements aussi secs que possible.
  • Mangez peu, juste assez pour ne pas avoir faim. Buvez peu mais régulièrement. Ne buvez jamais d’eau de mer !
  • En cas de mauvais temps, accrochez-vous à des cordes ou tout autre élément fixe du bateau. Faites tout ce que vous pouvez pour garder l’équilibre !
  • Gardez une attitude positive et calme. Évitez les conflits à tout prix ! Toute réaction brusque et tout geste de panique peut vous mettre en danger : des personnes peuvent tomber à l’eau et le bateau peut chavirer.

 

EN CAS DE DANGER, SIGNALEZ QUE VOUS ÊTES EN DÉTRESSE !

Si vous êtes en danger imminent (par exemple si la mer est trop forte, si vous êtes en panne ou perdu, si une personne est tombée par-dessus bord), appelez immédiatement tout les numéros de secours que vous avez. Quelque soit votre nationalité ou statut juridique, le secours de personnes en détresse en mer est une obligation inconditionnelle des capitaines de tout bateau à proximité ainsi que des états côtiers.

Si vous voyez d’autres bateaux ou avions à proximité, signalez-vous et demandez de l’aide par tous les moyens disponibles : en les contactant par radio VHF si vous en avez une (lancez un appel de détresse « Mayday » ainsi que votre position GPS sur le canal radiophonique 16) ; en envoyant une fusée de détresse ; en agitant des vêtements; en hurlant ; en sifflant ; en utilisant les flashs de vos téléphones portables/ appareils électroniques.

 

Contacts d’urgence

Salvamento Marítimo (Espagne):   (+34) 900 202 202, (+34) 917 55 9 133, (+34) 956684740

                                                           (espagnol et anglais)

Morocco Marine Rescue Organization:      (+ 212) 537 625 877 (arab, francais et anglais)

Croix Rouge (Espagne):                              (+34) 901222222

 

Trouvez quelqu’un qui parle leur langue ou l’anglais. Restez calme. Indiquez-leur que vous êtes en détresse ainsi que : votre position GPS, le nombre, la nationalité et la condition des passagers, le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants, le type, la taille et la condition du bateau (prend-t-il l’eau ? Le moteur fonctionne-t-il ?). Pour obtenir votre position avec un téléphone satellite Thuraya, appuyez sur : MENU > GPS MANAGER > CURRENT POSITION.

- Si vos batteries et votre crédit le permettent, contactez également vos proches/contacts en Europe ou au Maroc.

Lorsque les secours arrivent : RESTEZ CALME !

Lorsqu’un autre bateau vous porte secours, restez assis et ne faites pas de gestes brusques dans le bateau, cela risque de faire chavirer le bateau. Si vous souhaitez demander asile, exprimez-le clairement. La capitaine qui vous porte secours est obligé de s’assurer que vous ayez accès à une procédure d’asile si vous le demandez et de vous débarquer dans un port sûr d’un pays dans lequel vous ne serez pas menacé.

Si vous êtes intercepté, rendez vous sans résistance même si c´est la marine royale marocaine.

 

PERSONNE À L’EAU OU NAUFRAGE

  • Si une personne tombe à l’eau, arrêtez immédiatement le bateau. Ne la quittez pas des yeux jusqu’à ce qu’elle ait pu être récupérée ! Jetez une bouée, un gilet de sauvetage ou un objet flottant à sa proximité dès que possible. Faites ce que vous pouvez sans risquer votre propre vie.
  • Une personne seule à l’eau munie d’un gilet de sauvetage devrait se mettre en position foetale. Sans gilet, flottez sur le dos.
  • Plusieurs personnes à l’eau munies d’un gilet de sauvetage devraient s’accrocher l’une à l’autre pour se stabiliser et se réchauffer.
  • Sans gilet, elles flottent sur le dos en s’accrochant l’une à l’autre.
  • Lorsque la personne a été ramenée à bord du bateau, enlevez ses habits, séchez-la d’une couverture. Si elle a cesser de respirer, soufflez dans sa bouche et pratiquer le massage cardiaque.
  • Si le bateau entier a chaviré, tentez de vous y accrocher ou de vous accrocher aux morceaux qui flottent.

 

UNE FOIS À TERRE

 Demander l’asile

Vous avez franchi irrégulièrement une frontière et vous êtes dans l’illégalité, mais la convention de Genève de 1951 dit que vous avez le droit de demander l´asile si vous craignez d´être persécuté à cause de votre race, religion, nationalité, appartenance à un certain groupe social ou vos opinions politiques. Vous pouvez aussi demander l´asile même si vous ne faites pas partie de l´une de ces catégories .Pour faire une demande d’asile (« asilo ») en Espagne, vous devez vous rendre à un poste de police ou au bureau de l’immigration (oficina de extranjería), et insister sur votre droit d’asile. Vous pouvez aussi demander à être mis en contact avec des organisations compétentes pour vous aider et vous conseiller :

CEAR (Comisión Española de Ayuda al Refugiado) commission espagnole d’aide aux demandeurs d’asile : (+34) 91 598 05 35 (Madrid), Tel: (+34) 952 601 321 (Málaga/Andalucía)

UNHCR Espagne: (+34) 91 556 35 03

 

Vous pouvez trouver une liste d’organisations dans les pays européens et des informations plus détaillées sur les procédures d’asile ici :

www.w2eu.info

http://w2eu.info/pritings.en.html – nombreuses informations utiles pour lorsque vous êtes en Espagne!

Pour plus d´information vous pouvez contacter:

email: vdesmigrants@gmail.com

blog facebook: voix des migrants

website : www.voixdesmigrants.com

Rapportez les décès et les violations de vos droits

Si une personne meurt dans votre bateau, ou si un bateau ne vous apporte pas secours en situation de détresse, vous pouvez contacter une organisation locale qui défend les migrants et demander que votre témoignage soit entendu, ou vous pouvez:

écrire à: info@watchmed.net

Nous souhaitons recueillir vos témoignages et condamner ces faits pour que cela n´arrive plus. Essayez de donner le maximum de détails que vous pouvez, et envoyez-nous les photos ou vidéos de la traversée. Votre identité ne sera pas révélée et votre témoignage restera anonyme.

 

Watch the med

voixdesmigrants

Risks, Rights and Safety at Sea

*This is a short version a not yet published flyer.*

Morocco – Spain

These informations are for people who are considering to cross the sea between Morocco and Spain.

They aim neither at deterring people from, nor at encouraging people to attempt the crossing, but rather at providing objective informations and sharing experiences about risks, rights, and vital safety measures to take at sea.

 

Emergency Contacts

Salvamento Marítimo (Spain):              (+34) 900 202 202, (+34) 917 55 9 133, (+34) 956684740

(spanish and english)

Morocco Marine Rescue Organization: (+ 212) 537 625 877 (arab, french and english)

Red Cross (Spain):                               (+34) 901222222

 

WHEN YOU DECIDE TO LEAVE, READ THIS:

Many boats sink right after departure because they are cheap and in a poor condition. Some capsize because of overload, bad weather or panic on board. Others get lost or run out of fuel and drift away for days or weeks, with passengers on board slowly dying of hunger or thirst. Sometimes rescue services, despite having been called for help, fail in finding the boats because of a lack of clarity in communication. Often other boats at sea do not come to the rescue of migrants in distress even after spotting them. The following information will not make the crossing safe. You might also find yourself in situations in which you can´t follow these suggestions. In any case, this flyer gives you ideas about what to expect and how to prepare. When you organize in groups and prepare for the crossing, your influence on decisions can get bigger. This information might save your life.

Buy a life vest and supplies

  •  Make sure that there are enough live vests on board for everybody! Make sure that it is a life vest of good quality, or at least a „vessie“; your life is worth it! Put them on as soon as your boat is leaving and wear them all the time.

Take a backpack with you, fill it with a maximum of water and food (such as crackers, tinned food, dates and chocolate marruja). Wrap it all up in waterproof plastic bags. Take it as well for the short route to Tarifa, since you might be not found immediately by the spanish coastguard!

Wear several layers of clothes fitted for the season, but do not forget to pack warm clothes and a waterproof jacket. Always wear a hat and sunglasses to avoid dehydration.

Buy something against seasickness from the farmacy

You might have very little time to prepare before you get the starting signal, so try to have your equipment ready as complete as possible all the time (one small backpack with everything you need)

 

Make sure that the emergency equipment on the boat is functioning

  • Bring several buckets, or, for bigger boats, a pump in case of water inlet.

Make sure that there are emergency and warning signals on board! The navigation code imposes orange and red signals. For lack of better, anything likely to attract other peoples´ attention can be useful: whistles, plastic bags, mobile phones or camera flashes, etc.

 

Check the navigation and communication equipment

  • The most reliable way you can be found and saved is by GPS. Between Tanger and Tarifa you can use a smartphone with a GPS-application with which you can also call for help, between Nador and Almería you will need a satellite telephone. The batteries should be fully charged and bring spare ones as well. Make sure that someone on board knows how to use them (or learn how to use them yourself), and how to figure out your location with the satellite phone as explained further. A compass can be useful, too, to keep direction.

Avoid to use your phone as long as you don´t really need it!

When you go with a boat organized by a captain, he might try to take your telephones. Try to negotiate with him so that you can keep them but you will take out the batteries.

When you travel in a very small boat (very probable if you choose the short route from Tanger to Tarifa), you must protect your telefone against the seawater, by switching it off and wrapping it in waterproof plastic. But make sure you nevertheless can use it during the trip!

Your mobile phone must be fully charged, and your credit high enough to allow several calls overseas. Use sim-cards of Maroc Telecom or Vodafone Spain, because they will work better on the sea. Between Nador and Almería there is no mobile phone network coverage, you will need satellite telefone.

  • Write down or bring the emergency numbers from this leaflet!
  • Take along numbers of relatives and acquaintances based in Morocco and/or in Europe, and let them know about your trip prior to departure, so that they can call rescue services if they do not hear from you in due time.

 

Check the weather forecast at departure and destination

  • Check that the weather is good for the next three days at departure and destination points. Check on internet (METEOCONSULT.COM >> METEO CONSULT MARINE), or by downloading the METEO CONSULT MARINE application on your smartphone. Take time to make yourself familiar with it!

Do not get on board an overloaded or damaged boat

  • Ask to see the boat before traveling! Try/test it!

Bring a pump to inflate the boat

The hull/rubber skin of your boat must be in good condition: No holes, torn or deflated parts! If you carry it to the shore, beware of thorns: use a blanket to protect the rubber skin against them! If the boat is in a poor condition, your life is at immediate risk!

  • Check for how many persons the boat you use is made. An overloaded boat is exposed to sinking!
  • Make sure there is enough fuel for the double length of the planned trip! Make sure that there are enough paddles, that they are in good condition, and that the people who hold the paddles have a good experience and are strong.

Do not consume alcohol or any kind of drug!

 

AT SEA

Precautions during the trip

  • Try to document everything that happens, including time and GPS coordinates of any event: can take pictures/film events, or write, if possible. It can help you orientate your boat. Watch out around you for potential collisions!

Always wear a hat, protect yourself from the cold, and try to keep your clothes as dry as possible.

Do not eat too much, just enough not to be hungry. Drink little water, regularly. Don´t ever drink sea water!

In case of bad weather, hold on to ropes or any other fix parts of the boat.

Do everything to keep the balance! Keep a positive and calm attitude. Avoid conflicts at any cost! Any abrupt reaction or any gesture of panic can put yourself at risk: people can fall off the boat, and the boat can capsize.

 

In case of danger, call for help

If you are in immediate danger (for example if the sea is too rough, if you broke down or got lost, if someone fell off the boat), call all emergency numbers that you have immediately. Whatever your nationality or legal situation, rescuing people in distress at sea is an unconditional obligation for all captains of all boats around, as well as for coastal states.

If you spot other boats or planes around, ask them for help with all means: through VHF-radio if you have one (make a >>mayday<< distress call and also specify your GPS location on channel 16), by launching a distress rocket, by waving clothes, by shouting, whistling, by flashing your mobile phones or any other electronig device.

 

Emergency Contacts

Salvamento Marítimo (Spain):              (+34) 900 202 202, (+34) 917 55 9 133, (+34) 956684740

(spanish and english)

Morocco Marine Rescue Organization: (+ 212) 537 625 877 (arab, french and english)

Red Cross (Spain):                               (+34) 901222222

 

Try to find someone on board who can speak their language or English. Keep calm. Specify to them that: you are in distress, your GPS location, the number of people on board, the nationalities and health conditions of all the passengers, the number of men, women and children, as well as the size, the type and the condition of the boat (any water leaking? Is the engine running properly?). To have access to your position with a Thuraya satellite phone, proceed as follows: MENU > GPS MANAGER > CURRENT POSITION.

If your batteries and credit allow it, get in touch with your relatives/acquaintances in Europe or Morocco.

 

During rescue: keep calm!

When being rescued by another boat, remain seated and do not make any sudden movement in the boat, this could make it capsize. If you wish to ask for asylum, say it clearly. The captain rescuing you must make sure that you have access to an asylum request procedure if you ask for it, and to take you to a harbour in a safe country where you will not be threatened.

When you are intercepted, don´t apply resistance, even if it is the Marine Royal of Morocco.

Someone overboard or sinking

  • If somebody falls into the water, stop the boat immediately. Do not lose sight of this person until she has been rescued! Throw a life buoy, life vest or any other floating object next to this person as soon as possible. Do what you can without risking your own live.

A lonely person in the water with a life vest must float on her/his back. Several people in the water with life vests must tie themselves to each other to balance themselves, and heat each other up, or float on their backs all tied to each other if without life vests.

When the person is back on board, take his/her clothes off, dry him/her and wrap him/her around in a blanket. If there is no sign of breathing, blow in his/her nose and apply cardiac massage.

If the entire boat has capsized, try to hang on to it, or to any floating parts.

 

ONCE ON THE MAINLAND

Asking for asylum

You have crossed a border illegaly and are in an illegal situation. But the 1951 Geneva Convention says that you have the right to asylum when you are persecuted for your race, religion, nationality, membership of a particular social group or political opinion. You can also try to ask for asylum even when you don´t belong to one of those categories.

To apply for asylum („asilo“) in Spain you have to go to any police-station or to the immigration-office (oficina de extranjería), and insist on your right to asylum.

You can also get in touch with relevant organisations to seek help and advice:

 

CEAR (Comisión Española de Ayuda al Refugiado) supports asylum-seekers in the procedure:

(+34) 91 598 05 35 (Madrid), Tel: (+34) 952 601 321 (Málaga/Andalucía)

UNHCR Spain: (+34) 91 556 35 03

 

For a detailed list of organisations in Europe and information about asylum procedures, visit the following web pages:

www.w2eu.info

http://w2eu.info/pritings.en.html – a lot of useful information for when you are in Spain!

For more information you can contact:

email: vdesmigrants@gmail.com

blog facebook: voix des migrants

website : www.voixdesmigrants.com

 

Detention: Its possible that you will be put in detention. They can bring you to the police station and/or sometimes to a so called CIE (Centro de Internamiento de Extranjeros). They are not allowed to hold you longer than 72 hours at the police station. In the CIE they must release after a maximum of 60 days.

 

Report any death or violation of your rights

If people died on your boat, or if you were in distress and a boat failed in it´s duty to rescue you while aware of your situation, you can get in touch with a local organisation defending migrants and demand that your testimony will be heard, or you can:

write to info@watchmed.net

Watch the Med (WTM) wishes to collect your testimony and condemn those facts so that they do not happen again. Try to give as much details as you can, and send any picture or video of the crossing. Your identity will not be revealed, and your testimony will be kept anonymous.

 

Watch the med

voixdesmigrants

Repression of Moroccan activists

http://www.amnesty.org/en/news/morocco-activists-jailed-reporting-torture-must-be-released-immediately-2014-08-14

A Moroccan activist from AMDH (Moroccan Human Rights Association) has been sentenced to one year in prison after denouncing torture. We are calling for people to show solidarity, and protest in front of the Moroccan embassy for liberation of all political prisoners in Morocco.

Une activiste de la AMDH (Association Marocaine des Droits humains) est condamné et emprisonné au Maroc après avoir manifester et dénoncer les tortures. Nous appelons à manifester notre solidarité devant les ambassades du Maroc pour la libération des prisonniers politiques au Maroc.

Décès en mer

Au cours de ces derniers jours plus de 1000 migrants ont réussi à
traverser l’Espagne dans de petits bateaux gonflables, depuis que
l’armée marocaine “a ouvert les eaux». Cela a été relevé dans toute la
presse  en Europe. Ils ont parlé de l’échec des contrôles aux frontières
et de l’envahissement de l’Europe. Ce qui semble moins important pour
eux est le nombre de personnes qui ont perdu la vie lors de ces
traversées en raison de mauvaises conditions météorologiques. 85
migrants sont morts lors de ces traversées! Nous n’avons pas encore
d’informations plus précises sur où et quand, et  dans quelles
circonstances. Mais nous essayons de comprendre cela, et nous mettrons à
jour le blog dès que nous en saurons plus.

Pour l’instant, nous envoyons nos pensées les plus fortes de solidarité,
et allons exprimer cette solidarité par toutes les manières possibles,
pour les victimes de ce régime meurtrier des politiques des frontières
de l’Europe ».