A tribute

 

This is Simon – also known as “Rasta”.
I met Simon while in Tanger, Morocco, at the start of this year. I was walking the streets and he came up to me with a big smile on his face, to shake my hand and give me a hug. I didn’t immediately recognise him, until he told me that we had met in the Gourougou Mountains of northern Morocco last year – he was living in the mountains along with thousand of other Sub-Saharan African migrants, dreaming of one day entering Europe for a “better life”.
We went to a cafe to drink a tea together, and I showed him my finished film. He loved it.
Simon was from Guinea Conakry. He was an artist. A musician.
He showed me photos of himself playing music, and told me that all he wanted to do was to go to Europe to play music.
Now that will never happen.
I just received the news that Simon passed away last week. He drowned while attempting to cross from Morocco to Spain on a small boat, without a life jacket. It is being reported that over 1,200 migrants successfully reached Spain from Morocco last week. It is suspected (but not being reported) that up to 100 migrants also died while attempting this journey in the past week.
We put up walls. We put up barriers. And we think that this is a way to stop the movement of people. To stop migration. But it is not.
All it does it make determined people take incredible risks, which so often turns fatal.
Every migrant has their own unique story. Some are asylum seekers, fleeing war or persecution. Some are “economic migrants”, wanting to work to send money back to their families.
And some are footballers. Artists. Musicians. Wanting to share their talent with the world, and get opportunities that they can not in their own countries.
Simon just wanted the opportunity to play music.
I only spent a very short time with Simon, but I know that his character, personality and enthusiasm touched many people in his time in Morocco.
Here is a song that he recorded in Morocco called “Rastaman”, where his music lives on – https://myspace.com/diasporaguinea/music/song/rasta-man-95799271-106745656 (you have to stop the “advertising” first, and then press play to listen to his music)

 

A tribute

rasta
Voici Simon – aussi connu sous le nom de “Rasta”.
J’ai rencontré Simon à Tanger, au Maroc, au début de l’année. Je marchais dans la rue et il est venu vers moi avec un grand sourire, m’a serré la main et m’a pris dans ses bras. Je ne l’ai pas reconnu immédiatement mais il m’a rappelé qu’on s’était rencontré dans les montagnes de Gourougou, au Nord du Maroc, une année auparavant. A ce moment, il vivait dans les montagnes avec une centaine de migrants sub-sahariens, rêvant tous de traverser la frontière pour une vie meilleure, en Europe.
Nous nous sommes assis à un café, avons bu un thé ensemble et je lui ai montré mon film. Il l’a beaucoup aimé.
Simon venait de Guinée-Conakry. Il était artiste. Musicien.
Il m’a montré des photos de lui jouant de la musique et il m’a confié que tout ce qu’il désirait c’était aller en Europe pour faire connaître sa musique et continuer à jouer.
Aujourd’hui, nous savons que cela n’arrivera jamais.
Je viens d’apprendre que Simon est décédé la semaine dernière. Il s’est noyé alors qu’il tentait de traverser la mer entre le Maroc et l’Espagne sur un petit bateau de fortune, sans gilet de sauvetage. Selon les dernières nouvelles, plus de 1200 migrants sont parvenus à franchir la frontière la semaine passée. On estime que dans l’espace de cette semaine, une centaine de personnes ont péris dans ce terrible voyage (chiffres non confirmés).
Nous érigeons des murs, nous élevons des barrières et nous pensons que cela permettra de mettre fin aux mouvements de population, à la migration. Mais ce n’est pas le cas.
Cela entraîne seulement des personnes très déterminés à prendre d’énormes risques, parfois fatals.
Chaque migrant à sa propre histoire. Certains sont à la recherche d’un asile, fuyant la guerre ou les persécutions. D’autres sont des « migrants économiques », attendant du travail pour envoyer de l’argent à leur famille.
D’autres encore, sont footballeurs, artistes ou musiciens. Ils attendent de partager leurs talents avec le reste du monde et vont chercher des opportunités qu’ils n’ont pas dans leur propre pays.
Simon cherchait juste l’opportunité de jouer sa musique.
J’ai passé très peu de temps avec Simon mais je sais que sa personnalité, son enthousiasme et sa joie de vivre ont touché beaucoup de personnes pendant son séjour au Maroc.
Voici un titre enregistré au Maroc et appelé « Rasta Man », afin que sa musique continue d’exister :
https://myspace.com/diasporaguinea/music/song/rasta-man-95799271-106745656 (Il faut arrêter la publicité, puis presser « play » pour écouter ce titre).

Les migrants subsahariens otages du jeu politique entre la Maroc et l’Europe 19/08/2014

Il y a eu plusieurs  de tentatives de passage des grillages à Melilla et Ceuta cette année 2014, provoquant des passages en nombre mais aussi des refoulements, des morts et des blessés graves.
Lors de ces tentatives on a pu observer des collaborations entre la police espagnol et Marocaines pour réprimer et refouler des migrants qui se trouvait sur le territoire espagnol et qui ont été  remis dans les mains des forces militaires Marocaines. http://beatingborders.wordpress.com/2014/05/24/violence-at-the-spanish-moroccan-border/
Depuis quelques semaines par contre un nouvel ordre est arrivé «  d’en haut ». Les frontières sur la côte Marocaine n’ont plus été contrôlées pendant plusieurs jours par la garde Marocaine. Et les migrants en ont été avertis par personnes interposées de l’ouverture de ces frontières.
Suite à cette rumeur plusieurs « attaques «  des grillages ont eu lieu à Mellila par les migrants, réfugiés dans la forêt de Gourougou. Quelques dizaines de migrants ont réussi à passer du côté espagnol, et quelques uns y ont encore une fois laissé leur vie.
A Tanger d’autres migrants ont profité de cette occasion pour prendre leurs bateaux, leurs bouées et ont traversés le canal de Gibraltar. Les médias en ont fait la une de leurs journaux, parlant d’une invasion, et de « dysfonctionnement » de la police Marocaine, mais oubliant de parler des « accidents » lors de ces traversées. Selon divers témoignages plusieurs dizaines de migrants y ont perdus la vie. Des corps ont été trouvés, au moins deux embarcations sont disparues et divers vêtements et matériels ont été rejetés sur les côtes. Les conditions dans lesquels ces personnes ont perdu la vie est inconnue et ne sont pas relevés par les médias et les autorités.
Pendant la même période des individus Marocains ont agressés à coup de bâton et de pierre des femmes et des enfants Subsahariennes qui revenaient d’une fête Africaine dans le quartier de Boukhalef,  quartier ou logent beaucoup de familles subsahariennes. La police Marocaine présente lors de ses agressions n’est pas intervenue et une militante qui essayait de s’interposer a également été agressée. Encore une fois les médias ont fait leur scoop sur l’agression de cette activiste mais pas un mot sur les actions et propos racistes des acteurs de ces agressions et de l’état de leurs victimes.
Tous ces événements tragiques nous semblent être un jeu politique des autorités Marocaines,  pour jouer de leur pouvoir en tant que « gardes frontières » de l’Europe forteresse, pour provoquer l’Espagne et remettre en questionnement l’appartenance des enclaves de Ceuta et Melilla, pour continuer à  entretenir le racisme anti subsaharien dans leur pays. On sait bien que les autorités européennes donne de l’argent au garde marocain. Les migrants sont utilisés comme otages dans un jeu économico-politiquo- sécuritaires où les deux états capitalistes négocient le prix de la « protection » de la frontière d’Europe.

Rien n’empêchera les migrations !
Pas un monde sans migrations !
Pour un monde sans Frontières !

Sub-Saharan migrants hostages of the political game between Morocco and Europe 19.08.2014

There were several border crossing attempts at the fences of Ceuta and Melilla this year 2014. Many people managed to cross but there were also many push backs, deaths and serious injuries.
During those attempts Spanish and Moroccan police collaboration could be observed, repressing and pushing back migrants who were on the Spanish territory and handing over migrants to the Moroccan military forces. http://www.beatingborders.wordpress.com/2014/05/24/violence-at-the-spanish-moroccan-border/
Several weeks ago a new order came “from above”. During several days the Moroccan coastal border weren’t controlled anymore by the Moroccan coast guard and migrants were told about the opening of the borders.
Subsequently to these rumors several “fence attacks” took place at Melilla by migrants and refugees from the forest in Gourougou. Tens of migrants achieved to reach to the Spanish side and even there several lost their lives.
In Tangier other migrants took the occasion to take boats and buoys to cross the Strait of Gibraltar. The media took over the information, reporting on the front page about an invasion and about the “dysfunction” of the Moroccan police, but forgetting to talk about the “accidents” during the crossings. According to different testimonies several dozens of migrants lost their lives. Dead bodies have been found, at least two boats disappeared and some clothes and materials were washed up on the coasts. How the people lost their lives is unknown and not mentioned by the media and authorities.
Meanwhile in Boukhalef, a quarter of Tangier, where many sub-Saharan migrants live, Moroccan individuals assaulted sub-Saharan women and children with sticks and stones while they were coming back from an African festival. The Moroccan police, present during the assault, didn’t interfere and an activist who was trying to intervene was attacked, too. Once again media made a scoop on the aggression against the activist, not mentioning a word of the racist behavior of the aggressors nor on the state of the victims.
All these tragic events seem to be a political game of the Moroccan authorities to play with their power as border guards of “Fortress Europe” in order to provoke Spain and question the belonging of the enclaves Ceuta and Melilla and to maintain the anti-sub-Saharan racism in their country. We know that Europe’s authorities hand money to the Moroccan guard. Migrants are used as hostages in an economical-political-security game in which the two capitalist states are negotiating over the price of Europe’s border “protection”.

Nothing prevents migration!
No world without migration!
For a world without borders!

Risques, droits et sécurité en mer

*C’est une version courte d’un tract qui n’est pas encore publié.*

Maroc – Espagne

Cette notice d’information s’adresse aux gens qui envisagent de traverser la mer entre le

Maroc et l’Espagne.

Ce document ne vise pas à dissuader ni à encourager la traversée, mais plutôt à fournir des informations objectives et à proposer un échange d’expériences sur les risques, les droits et les mesures de sécurité minimales à prendre en mer.

 

Contacts d’urgence

Salvamento Marítimo (Espagne):         (+34) 900 202 202, (+34) 917 55 9 133, (+34) 956684740

(espagnol et anglais)

Morocco Marine Rescue Organization:   (+ 212) 537 625 877 (arab, francais et anglais)

 

SI VOUS DÉCIDEZ DE PARTIR, LISEZ CECI :

De nombreuses embarcations coulent à peine parties : ce sont souvent les moins chères et elles sont en mauvais état. D’autres chavirent à cause du mauvais temps ou parce que c’est la panique à bord. D’autres perdent leur direction ou se retrouvent à court de carburant et dérivent pendant des jours ou des semaines, leurs passagers mourant lentement de faim ou de soif. Parfois, même lorsqu’ils ont été appelés, les secours ne trouvent pas les embarcations fautes de clarté dans la communication. Souvent, les autres bateaux en mer n’assistent pas les migrants en détresse même s’ils les voient. Les informations suivantes ne rendront pas la traversée sûre. Et dans les situations que vous allez rencontrer, vous ne pourrez peut-être pas suivre les conseils proposés, mais cela vous donne une idée de ce à quoi il faut vous attendre et de comment vous y préparez, et cela peut sauver votre vie.

 

ACHETEZ UN GILET DE SAUVETAGE ET DES VIVRES

  • Vérifiez qu’il y a assez de gilets de sauvetage pour tous ! Un gilet de sauvetage de qualité ou au moins une vessie (chambre à air), votre vie en vaut la peine ! Portez-le dès que votre bateau démarre et gardez le tout le temps de la traversée.
  • Prenez avec vous un sac à dos contenant un maximum d’eau et de nourriture (telle que des biscottes, des conserves, dattes et chocolate marruja). Emballez le tout dans des sacs plastiques résistant à l’eau. Prenez également tout cela avec vous si vous choisissez la route courte pour Tarifa, car il est possible que les garde-côtes ne vous trouvent pas immédiatement !
  • Portez plusieurs épaisseurs de vêtements adaptés à la saison, mais n’oubliez pas de prendre des vêtements chauds et une veste imperméable. Portez toujours un chapeau ainsi que des lunettes de soleil pour éviter la déshydratation.
  • Prenez des médicaments contre le mal de mer.
  • Il est possible que vous n’ayez que très peu de temps pour vous préparer avant le signal de départ, il faudra donc essayer d’avoir votre équipement aussi prêt que possible tout le temps avec vous (un petit sac à dos avec ce dont vous avez besoin).

 

ASSUREZ-VOUS QUE LE MATÉRIEL DE SECOURS FONCTIONNE

  • Prenez plusieurs seaux d’eau ou, pour les plus grands bateaux, une pompe en cas d’entrée d’eau.
  • Vérifiez qu’il y a bien des signaux de détresse à bord ! Le code de navigation prévoit des signaux rouge et orange. À défaut, n’importe quoi qui permette d’attirer l’attention peut être utile ; des sifflets, des sacs en plastique, des flashs de téléphones ou d’appareils photos, etc.

 

ASSUREZ-VOUS QUE L’ÉQUIPEMENT DE NAVIGATION ET DE COMMUNICATION FONCTIONNE

  • Un GPS serait le moyen le plus efficace pour vous localiser et vous sauver. Entre Tanger et Tarifa vous pouvez utiliser un smartphone avec l,application GPS. Pour la route entre Nador et Almería vous aurez besoin d´un télephone satellite. Vérifiez que vous avez des batteries rechargées et des batteries de réserve. Vérifiez que quelqu’un à bord sait comment s’en servir (ou bien apprenez vous-même à vous en servir) pour déterminer votre position avec le téléphone satellite (voir ci-dessous). Une boussole peut également être utile, pour garder le cap.
  • Evitez d´utiliser votre téléphone si vous n´en avez pas vraiment besoin!
  • Si vous partez en bateau avec un capitaine, il est possible qu’il essaye de prendre votre téléphone. Essayez de négocier avec lui la possibilité de le garder mais en enlevant la batterie.
  • Si vous faite le voyage avec un petit bateau (ce qui est probable si vous choisissez la route courte de Tanger à Tarifa), vous devez protéger votre téléphone de l’eau de mer, en l’éteignant et en l’emballant dans un sac plastique résistant à l’eau. Tout en vous assurant que vous pouvez l´utiliser durant le voyage.
  • Votre téléphone portable doit être bien rechargé et avec suffisamment de crédits pour appeler plusieurs numéros à l’étranger. Utiliser une carte Maroc Telecom ou Vodafone Espagne car ils fonctionnent mieux en mer, mais entre Nador et Almería vous aurez besoin d´un téléphone satellite.
  • Prenez avec vous les numéros d’urgence indiqués dans cette notice d’information!
  • Prenez avec vous les numéros d’amis et de relations au Maroc et/ou en Europe, et informez-les à l’avance de votre départ pour qu’ils puissent appeler les secours si vous ne donnez aucun signe de vie.

 

VÉRIFIER LA MÉTÉO AU POINT DE DÉPART ET D’ARRIVÉE

  • Vérifier que la météo est bonne pour les 3 prochains jours au point de départ et au point d’arrivée, consultez sur internet (METEOCONSULT.COM >> METEO CONSULT MARINE), ou en téléchargeant l’application METEO CONSULT MARINE sur votre téléphone. Prenez le temps de vous familiariser avec ça!

 

NE MONTEZ PAS DANS UNE EMBARCATION EN MAUVAIS ÉTAT OU SURCHARGÉE

  • Demandez à voir le bateau avant le voyage! Essayez-le!
  • Apportez une pompe pour gonfler le bateau
  • Vérifiez que la coque en bois ou gonflable (en caoutchouc) soit neuve ou en bon état: pas de trous, de parties déchirées ou dégonflées! Si vous devez porter le bateau jusqu’à la mer, méfiez-vous des épines : utilisez une couverture pour protéger la coque ! Si le bateau est en mauvais état, vous mettez immédiatement votre vie en danger !
  • Vérifiez pour combien de personnes le bateau est prévu. Un bateau surchargé multiplie les risques de naufrage !
  • Vérifiez s’il y a suffisamment de carburant pour effectuer deux fois le trajet prévu ! Vérifez s’il y a assez de pagaies, et si celles-ci sont en bon état, et si les gens qui tiennent les pagaies ont de l’expérience et de la force.

Ne consommez pas d’alcool ni aucune sorte de drogue !

 

EN MER

PRÉCAUTIONS PENDANT LE VOYAGE

  • Essayez de tenir un « journal de bord » de votre voyage, en écrivant ou en photographiant/filmant tout ce qui arrive, l’heure, la position GPS. Ceci pour vous aider à vous orienter. Observez la mer autour de vous pour éviter les collisions !
  • Portez toujours un chapeau, protégez-vous du froid, essayez de garder vos vêtements aussi secs que possible.
  • Mangez peu, juste assez pour ne pas avoir faim. Buvez peu mais régulièrement. Ne buvez jamais d’eau de mer !
  • En cas de mauvais temps, accrochez-vous à des cordes ou tout autre élément fixe du bateau. Faites tout ce que vous pouvez pour garder l’équilibre !
  • Gardez une attitude positive et calme. Évitez les conflits à tout prix ! Toute réaction brusque et tout geste de panique peut vous mettre en danger : des personnes peuvent tomber à l’eau et le bateau peut chavirer.

 

EN CAS DE DANGER, SIGNALEZ QUE VOUS ÊTES EN DÉTRESSE !

Si vous êtes en danger imminent (par exemple si la mer est trop forte, si vous êtes en panne ou perdu, si une personne est tombée par-dessus bord), appelez immédiatement tout les numéros de secours que vous avez. Quelque soit votre nationalité ou statut juridique, le secours de personnes en détresse en mer est une obligation inconditionnelle des capitaines de tout bateau à proximité ainsi que des états côtiers.

Si vous voyez d’autres bateaux ou avions à proximité, signalez-vous et demandez de l’aide par tous les moyens disponibles : en les contactant par radio VHF si vous en avez une (lancez un appel de détresse « Mayday » ainsi que votre position GPS sur le canal radiophonique 16) ; en envoyant une fusée de détresse ; en agitant des vêtements; en hurlant ; en sifflant ; en utilisant les flashs de vos téléphones portables/ appareils électroniques.

 

Contacts d’urgence

Salvamento Marítimo (Espagne):   (+34) 900 202 202, (+34) 917 55 9 133, (+34) 956684740

                                                           (espagnol et anglais)

Morocco Marine Rescue Organization:      (+ 212) 537 625 877 (arab, francais et anglais)

Croix Rouge (Espagne):                              (+34) 901222222

 

Trouvez quelqu’un qui parle leur langue ou l’anglais. Restez calme. Indiquez-leur que vous êtes en détresse ainsi que : votre position GPS, le nombre, la nationalité et la condition des passagers, le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants, le type, la taille et la condition du bateau (prend-t-il l’eau ? Le moteur fonctionne-t-il ?). Pour obtenir votre position avec un téléphone satellite Thuraya, appuyez sur : MENU > GPS MANAGER > CURRENT POSITION.

- Si vos batteries et votre crédit le permettent, contactez également vos proches/contacts en Europe ou au Maroc.

Lorsque les secours arrivent : RESTEZ CALME !

Lorsqu’un autre bateau vous porte secours, restez assis et ne faites pas de gestes brusques dans le bateau, cela risque de faire chavirer le bateau. Si vous souhaitez demander asile, exprimez-le clairement. La capitaine qui vous porte secours est obligé de s’assurer que vous ayez accès à une procédure d’asile si vous le demandez et de vous débarquer dans un port sûr d’un pays dans lequel vous ne serez pas menacé.

Si vous êtes intercepté, rendez vous sans résistance même si c´est la marine royale marocaine.

 

PERSONNE À L’EAU OU NAUFRAGE

  • Si une personne tombe à l’eau, arrêtez immédiatement le bateau. Ne la quittez pas des yeux jusqu’à ce qu’elle ait pu être récupérée ! Jetez une bouée, un gilet de sauvetage ou un objet flottant à sa proximité dès que possible. Faites ce que vous pouvez sans risquer votre propre vie.
  • Une personne seule à l’eau munie d’un gilet de sauvetage devrait se mettre en position foetale. Sans gilet, flottez sur le dos.
  • Plusieurs personnes à l’eau munies d’un gilet de sauvetage devraient s’accrocher l’une à l’autre pour se stabiliser et se réchauffer.
  • Sans gilet, elles flottent sur le dos en s’accrochant l’une à l’autre.
  • Lorsque la personne a été ramenée à bord du bateau, enlevez ses habits, séchez-la d’une couverture. Si elle a cesser de respirer, soufflez dans sa bouche et pratiquer le massage cardiaque.
  • Si le bateau entier a chaviré, tentez de vous y accrocher ou de vous accrocher aux morceaux qui flottent.

 

UNE FOIS À TERRE

 Demander l’asile

Vous avez franchi irrégulièrement une frontière et vous êtes dans l’illégalité, mais la convention de Genève de 1951 dit que vous avez le droit de demander l´asile si vous craignez d´être persécuté à cause de votre race, religion, nationalité, appartenance à un certain groupe social ou vos opinions politiques. Vous pouvez aussi demander l´asile même si vous ne faites pas partie de l´une de ces catégories .Pour faire une demande d’asile (« asilo ») en Espagne, vous devez vous rendre à un poste de police ou au bureau de l’immigration (oficina de extranjería), et insister sur votre droit d’asile. Vous pouvez aussi demander à être mis en contact avec des organisations compétentes pour vous aider et vous conseiller :

CEAR (Comisión Española de Ayuda al Refugiado) commission espagnole d’aide aux demandeurs d’asile : (+34) 91 598 05 35 (Madrid), Tel: (+34) 952 601 321 (Málaga/Andalucía)

UNHCR Espagne: (+34) 91 556 35 03

 

Vous pouvez trouver une liste d’organisations dans les pays européens et des informations plus détaillées sur les procédures d’asile ici :

www.w2eu.info

http://w2eu.info/pritings.en.html – nombreuses informations utiles pour lorsque vous êtes en Espagne!

Pour plus d´information vous pouvez contacter:

email: vdesmigrants@gmail.com

blog facebook: voix des migrants

website : www.voixdesmigrants.com

Rapportez les décès et les violations de vos droits

Si une personne meurt dans votre bateau, ou si un bateau ne vous apporte pas secours en situation de détresse, vous pouvez contacter une organisation locale qui défend les migrants et demander que votre témoignage soit entendu, ou vous pouvez:

écrire à: info@watchmed.net

Nous souhaitons recueillir vos témoignages et condamner ces faits pour que cela n´arrive plus. Essayez de donner le maximum de détails que vous pouvez, et envoyez-nous les photos ou vidéos de la traversée. Votre identité ne sera pas révélée et votre témoignage restera anonyme.

 

Watch the med

voixdesmigrants

Risks, Rights and Safety at Sea

*This is a short version a not yet published flyer.*

Morocco – Spain

These informations are for people who are considering to cross the sea between Morocco and Spain.

They aim neither at deterring people from, nor at encouraging people to attempt the crossing, but rather at providing objective informations and sharing experiences about risks, rights, and vital safety measures to take at sea.

 

Emergency Contacts

Salvamento Marítimo (Spain):              (+34) 900 202 202, (+34) 917 55 9 133, (+34) 956684740

(spanish and english)

Morocco Marine Rescue Organization: (+ 212) 537 625 877 (arab, french and english)

Red Cross (Spain):                               (+34) 901222222

 

WHEN YOU DECIDE TO LEAVE, READ THIS:

Many boats sink right after departure because they are cheap and in a poor condition. Some capsize because of overload, bad weather or panic on board. Others get lost or run out of fuel and drift away for days or weeks, with passengers on board slowly dying of hunger or thirst. Sometimes rescue services, despite having been called for help, fail in finding the boats because of a lack of clarity in communication. Often other boats at sea do not come to the rescue of migrants in distress even after spotting them. The following information will not make the crossing safe. You might also find yourself in situations in which you can´t follow these suggestions. In any case, this flyer gives you ideas about what to expect and how to prepare. When you organize in groups and prepare for the crossing, your influence on decisions can get bigger. This information might save your life.

Buy a life vest and supplies

  •  Make sure that there are enough live vests on board for everybody! Make sure that it is a life vest of good quality, or at least a „vessie“; your life is worth it! Put them on as soon as your boat is leaving and wear them all the time.

Take a backpack with you, fill it with a maximum of water and food (such as crackers, tinned food, dates and chocolate marruja). Wrap it all up in waterproof plastic bags. Take it as well for the short route to Tarifa, since you might be not found immediately by the spanish coastguard!

Wear several layers of clothes fitted for the season, but do not forget to pack warm clothes and a waterproof jacket. Always wear a hat and sunglasses to avoid dehydration.

Buy something against seasickness from the farmacy

You might have very little time to prepare before you get the starting signal, so try to have your equipment ready as complete as possible all the time (one small backpack with everything you need)

 

Make sure that the emergency equipment on the boat is functioning

  • Bring several buckets, or, for bigger boats, a pump in case of water inlet.

Make sure that there are emergency and warning signals on board! The navigation code imposes orange and red signals. For lack of better, anything likely to attract other peoples´ attention can be useful: whistles, plastic bags, mobile phones or camera flashes, etc.

 

Check the navigation and communication equipment

  • The most reliable way you can be found and saved is by GPS. Between Tanger and Tarifa you can use a smartphone with a GPS-application with which you can also call for help, between Nador and Almería you will need a satellite telephone. The batteries should be fully charged and bring spare ones as well. Make sure that someone on board knows how to use them (or learn how to use them yourself), and how to figure out your location with the satellite phone as explained further. A compass can be useful, too, to keep direction.

Avoid to use your phone as long as you don´t really need it!

When you go with a boat organized by a captain, he might try to take your telephones. Try to negotiate with him so that you can keep them but you will take out the batteries.

When you travel in a very small boat (very probable if you choose the short route from Tanger to Tarifa), you must protect your telefone against the seawater, by switching it off and wrapping it in waterproof plastic. But make sure you nevertheless can use it during the trip!

Your mobile phone must be fully charged, and your credit high enough to allow several calls overseas. Use sim-cards of Maroc Telecom or Vodafone Spain, because they will work better on the sea. Between Nador and Almería there is no mobile phone network coverage, you will need satellite telefone.

  • Write down or bring the emergency numbers from this leaflet!
  • Take along numbers of relatives and acquaintances based in Morocco and/or in Europe, and let them know about your trip prior to departure, so that they can call rescue services if they do not hear from you in due time.

 

Check the weather forecast at departure and destination

  • Check that the weather is good for the next three days at departure and destination points. Check on internet (METEOCONSULT.COM >> METEO CONSULT MARINE), or by downloading the METEO CONSULT MARINE application on your smartphone. Take time to make yourself familiar with it!

Do not get on board an overloaded or damaged boat

  • Ask to see the boat before traveling! Try/test it!

Bring a pump to inflate the boat

The hull/rubber skin of your boat must be in good condition: No holes, torn or deflated parts! If you carry it to the shore, beware of thorns: use a blanket to protect the rubber skin against them! If the boat is in a poor condition, your life is at immediate risk!

  • Check for how many persons the boat you use is made. An overloaded boat is exposed to sinking!
  • Make sure there is enough fuel for the double length of the planned trip! Make sure that there are enough paddles, that they are in good condition, and that the people who hold the paddles have a good experience and are strong.

Do not consume alcohol or any kind of drug!

 

AT SEA

Precautions during the trip

  • Try to document everything that happens, including time and GPS coordinates of any event: can take pictures/film events, or write, if possible. It can help you orientate your boat. Watch out around you for potential collisions!

Always wear a hat, protect yourself from the cold, and try to keep your clothes as dry as possible.

Do not eat too much, just enough not to be hungry. Drink little water, regularly. Don´t ever drink sea water!

In case of bad weather, hold on to ropes or any other fix parts of the boat.

Do everything to keep the balance! Keep a positive and calm attitude. Avoid conflicts at any cost! Any abrupt reaction or any gesture of panic can put yourself at risk: people can fall off the boat, and the boat can capsize.

 

In case of danger, call for help

If you are in immediate danger (for example if the sea is too rough, if you broke down or got lost, if someone fell off the boat), call all emergency numbers that you have immediately. Whatever your nationality or legal situation, rescuing people in distress at sea is an unconditional obligation for all captains of all boats around, as well as for coastal states.

If you spot other boats or planes around, ask them for help with all means: through VHF-radio if you have one (make a >>mayday<< distress call and also specify your GPS location on channel 16), by launching a distress rocket, by waving clothes, by shouting, whistling, by flashing your mobile phones or any other electronig device.

 

Emergency Contacts

Salvamento Marítimo (Spain):              (+34) 900 202 202, (+34) 917 55 9 133, (+34) 956684740

(spanish and english)

Morocco Marine Rescue Organization: (+ 212) 537 625 877 (arab, french and english)

Red Cross (Spain):                               (+34) 901222222

 

Try to find someone on board who can speak their language or English. Keep calm. Specify to them that: you are in distress, your GPS location, the number of people on board, the nationalities and health conditions of all the passengers, the number of men, women and children, as well as the size, the type and the condition of the boat (any water leaking? Is the engine running properly?). To have access to your position with a Thuraya satellite phone, proceed as follows: MENU > GPS MANAGER > CURRENT POSITION.

If your batteries and credit allow it, get in touch with your relatives/acquaintances in Europe or Morocco.

 

During rescue: keep calm!

When being rescued by another boat, remain seated and do not make any sudden movement in the boat, this could make it capsize. If you wish to ask for asylum, say it clearly. The captain rescuing you must make sure that you have access to an asylum request procedure if you ask for it, and to take you to a harbour in a safe country where you will not be threatened.

When you are intercepted, don´t apply resistance, even if it is the Marine Royal of Morocco.

Someone overboard or sinking

  • If somebody falls into the water, stop the boat immediately. Do not lose sight of this person until she has been rescued! Throw a life buoy, life vest or any other floating object next to this person as soon as possible. Do what you can without risking your own live.

A lonely person in the water with a life vest must float on her/his back. Several people in the water with life vests must tie themselves to each other to balance themselves, and heat each other up, or float on their backs all tied to each other if without life vests.

When the person is back on board, take his/her clothes off, dry him/her and wrap him/her around in a blanket. If there is no sign of breathing, blow in his/her nose and apply cardiac massage.

If the entire boat has capsized, try to hang on to it, or to any floating parts.

 

ONCE ON THE MAINLAND

Asking for asylum

You have crossed a border illegaly and are in an illegal situation. But the 1951 Geneva Convention says that you have the right to asylum when you are persecuted for your race, religion, nationality, membership of a particular social group or political opinion. You can also try to ask for asylum even when you don´t belong to one of those categories.

To apply for asylum („asilo“) in Spain you have to go to any police-station or to the immigration-office (oficina de extranjería), and insist on your right to asylum.

You can also get in touch with relevant organisations to seek help and advice:

 

CEAR (Comisión Española de Ayuda al Refugiado) supports asylum-seekers in the procedure:

(+34) 91 598 05 35 (Madrid), Tel: (+34) 952 601 321 (Málaga/Andalucía)

UNHCR Spain: (+34) 91 556 35 03

 

For a detailed list of organisations in Europe and information about asylum procedures, visit the following web pages:

www.w2eu.info

http://w2eu.info/pritings.en.html – a lot of useful information for when you are in Spain!

For more information you can contact:

email: vdesmigrants@gmail.com

blog facebook: voix des migrants

website : www.voixdesmigrants.com

 

Detention: Its possible that you will be put in detention. They can bring you to the police station and/or sometimes to a so called CIE (Centro de Internamiento de Extranjeros). They are not allowed to hold you longer than 72 hours at the police station. In the CIE they must release after a maximum of 60 days.

 

Report any death or violation of your rights

If people died on your boat, or if you were in distress and a boat failed in it´s duty to rescue you while aware of your situation, you can get in touch with a local organisation defending migrants and demand that your testimony will be heard, or you can:

write to info@watchmed.net

Watch the Med (WTM) wishes to collect your testimony and condemn those facts so that they do not happen again. Try to give as much details as you can, and send any picture or video of the crossing. Your identity will not be revealed, and your testimony will be kept anonymous.

 

Watch the med

voixdesmigrants

Repression of Moroccan activists

http://www.amnesty.org/en/news/morocco-activists-jailed-reporting-torture-must-be-released-immediately-2014-08-14

A Moroccan activist from AMDH (Moroccan Human Rights Association) has been sentenced to one year in prison after denouncing torture. We are calling for people to show solidarity, and protest in front of the Moroccan embassy for liberation of all political prisoners in Morocco.

Une activiste de la AMDH (Association Marocaine des Droits humains) est condamné et emprisonné au Maroc après avoir manifester et dénoncer les tortures. Nous appelons à manifester notre solidarité devant les ambassades du Maroc pour la libération des prisonniers politiques au Maroc.

Décès en mer

Au cours de ces derniers jours plus de 1000 migrants ont réussi à
traverser l’Espagne dans de petits bateaux gonflables, depuis que
l’armée marocaine “a ouvert les eaux». Cela a été relevé dans toute la
presse  en Europe. Ils ont parlé de l’échec des contrôles aux frontières
et de l’envahissement de l’Europe. Ce qui semble moins important pour
eux est le nombre de personnes qui ont perdu la vie lors de ces
traversées en raison de mauvaises conditions météorologiques. 85
migrants sont morts lors de ces traversées! Nous n’avons pas encore
d’informations plus précises sur où et quand, et  dans quelles
circonstances. Mais nous essayons de comprendre cela, et nous mettrons à
jour le blog dès que nous en saurons plus.

Pour l’instant, nous envoyons nos pensées les plus fortes de solidarité,
et allons exprimer cette solidarité par toutes les manières possibles,
pour les victimes de ce régime meurtrier des politiques des frontières
de l’Europe ».

Deaths at sea

During the last few days more than 1000 migrants managed to cross to Spain in small inflatable boats, as the Moroccan military “opened the waters”. This has been all over the press here in Europe. They have been talking about how Europe is being invaded as the border control is failing. What Seems less important to them is the number of people who lost their lives at the sea these days due to bad weather conditions. 85 migrants. We do not yet have more exact information about where and when, and not least under what circumstances. But we are trying to figure this out, and we will update the blog as soon as we know more.

For now, let us send our strongest thoughts of solidarity, and show this solidarity in any way possible, to the victims of Europe’s crazy border regime.

Témoignage des frontières

Un nouveau projet pour témoigner de la situation des migrants en Afrique du Nord

Il  y a actuellement des dizaines de milliers de migrants, piégés au Maroc en raison des poli-tiques frontalières de l’UE. La plupart d’entre eux sont dans l’impossibilité de rentrer chez eux en raison de la  pauvreté et de la persécution et incapable de traverser vers l’Europe occidentale. Depuis 2012 No Borders Maroc est en contact avec des migrants, coincés aux frontières entre le Maroc et l’Espagne. Notre objectif est de soutenir et de faire preuve de solidarité avec  les migrants dans leur résistance à la brutalité quotidienne et de sensibiliser le monde extérieur à leur situation.

Afin  de documenter, d’enregistrer et de témoigner des atrocités qui se  déroulent à nos frontières, payés par le contribuable européen, il est essentiel que nous fournissions un soutien technique aux  migrants afin qu’ils puissent enregistrer, télécharger, publier et  partager leurs quotidien.

No  Borders Maroc appelle les gens à envoyer des équipements techniques  indispensable pour aider à soutenir les migrants. En particulier, ils ont besoin des équipements d’enregistrement audio-visuel (aussi pour la musique), les cartes SD, clés  USB, téléphones mobiles, ordinateurs portables, disques durs…

Plus d’informations sur No Borders Maroc et la situation.
Pour soutenir ce projet s’il vous plaît contacter nobordersmorocco@riseup.net

Border Witness Project

A new project to give witness to the situation of migrants in North Africa

There are currently tens of thousands of migrants, trapped in Morocco due
to EU border policies, most of them unable to return home because of
poverty and persecution and unable to cross into mainland Europe. Since
2012 No Borders Morocco has been in contact with migrants trapped at the
Moroccan-Spanish border. The aim is to support and show solidarity with
migrants and raise awareness of their situation.

In order to document, record and bear witness to the atrocities that are
taking place at our borders, paid for by the European tax payer. No Border
Morrocco is aiming to  provide some  technical support to migrants so
they can record, upload, publish and share their journeys.

No Borders Morocco is calling on people to send their spare technical
equipment to them to help support migrants. In particular
–  audio visual recording equipment (also for music), SD cards, usb
sticks, mobile phones, laptops, hard drives
More information on No Borders Morocco and the situation in link.
To support this project please contact nobordersmorocco@riseup.net

Violence at the Spanish-Moroccan border

In this video migrants talk about their experienced violence at the Spanish-Moroccan border.
They blame the Spanish Guardia Civil for beating up migrants at the border fences of Melilla and Ceuta, using tear gas against people while they are on the several meter high fences and directly pushing back migrants from Spanish to Moroccan territory through small gates in the fences.
People tell about the Moroccan Forces Auxiliaires hitting migrant’s heads with rocks and iron bars.
The interviews were made at the 7th of April 2014 in Rabat and shown at a press conference of the platform “protection-migrants” at the 15th of April 2014, when different Moroccan human rights organisations demanded the “end of the violence against migrants”. (only in French)

Violence à la frontière hispano-marocaine

Dans cette vidéo, des migrants témoignent des violences qu’ils ont subit à la frontière hispano-marocaine.

Ils accusent la Guardia Civil espagnole de repousser les migrants aux grillages de Melilla et Ceuta, en utilisant des gaz lacrymogènes contre ceux qui sont   à une altitude de plusieurs mètres sur le grillage et de les refouler directement du territoire espagnol vers le territoire marocain par des petites portes dans les grillages.

Des gens racontent que les Forces Auxiliaires marocaines  frappent les migrants aux crânes avec des barres de fer et des cailloux.

Les interviews ont été faites le 7 avril 2014 à Rabat et présentées  à une conférence de presse de la plateforme « protection-migrants » le 15 avril 2014. Plusieurs organisations de droits humains  ont exigé à cette occasion l’ »arrêt des violences à l’encontre des migrants ».

New blog from migrants talking about their situation

Some migrants in Tangier, Morocco, the Sexion Doundou, started their own blog to tell about their experiences here and en route, and share their thoughts about life, borders, freedom and migration.

Sexion Doundou explained in their own words:
“Sexion Doundou is a positive thought. Because life can be two things. You either survive or you die. For now we are surviving, but we don’t know what will happen tomorrow. Sexion Doundou is something we created between us, to bring unity and solidarity. We came here with the mission to cross. So this is the kind of thing we can do to give each other courage. Sexion Doundou resembles the good things we do, we want it to be something positive, a way we can talk to our brothers and make them conscious. That’s our mission and that’s what we are fighting for. Because we are all struggling to make life better.”

You find the blog here: sexiondoundou.wordpress.com

1500 Migrants attempt to storm Ceuta – Guardia Civil beat them on Moroccan Soil

In the early hours of Tuesday morning, around 1500 people tried to storm the Ceuta border fence. They were heavily beaten by Spanish Guardia Civil forces who were operating on Moroccan soil. There are rumours of three people dead or at least heavily injured. The following is from an eye witness account.

Tuesday, 4th March 2014

In the small hours of Tuesday morning, well over a thousand migrants wait in the forest looking down on the fences of Ceuta. People arriving from all over Morocco, coming here to strike. Everyone’s organising and preparing themselves for the attack. Speeches are made, making sure everyone knows not to take weapons like knives, sticks and rocks but most of all, to go without anger. All people are focusing on having a better life and not violence. To surrender when defeated but prepare for the control and beatings by the police, having stones thrown at them and hit by their metal batons. Because one thing is certain and that is that the police will try to hit them and they will try to hurt them.

It was clear from the beginning that the police already had information and were prepared for the attack. Guards were there on stand by three days before the attempted strike. Boats and a sea plane were already in the water, lines of riot vans and bus loads more security than usual were stationed on land. Everybody were ready to strike as one, but with the large body of people, it was difficult to put into effect. People split into groups and formed into waves for the attack.

The first wave made it to the doors of a sea drainage tunnel close to the fence. Moroccan guards were blocking the tunnel with a line of police at the entrance, police cars parked in front of them. More guards stood on the top, throwing rocks at the migrants. There were also hundreds of Spanish Guardia Civil on the Moroccan side, prepared to join the Moroccan forces. The wave continued regardless and attempted to pass the blockade and over onto the beach, towards the fence. Everyone swarmed the police but also themselves, causing people to fall and be trampled by others. The Spanish Guardia Civil as well as the Moroccan forces took the opportunity to start beating people. People fought back with words, shouting things like “why do you kill our brothers and sisters?” and “you are killers!”, referring to the 6th February, when at least 15 people were killed in the water from attacks by Guardia Civil armed with rubber bullets and tear gas. The police just beat them harder. They beat people again and again, on their legs, arms and head.

Unbelievably and of course, illegally, Spanish Guardia Civil forces were operating on Moroccan soil. They were wearing black masks to hide their identity while they hit people violently with their batons and smothering them with tear gas. Everybody had no choice but to surrender. They tied peoples hands together, beating people more as they were doing so. They took large groups to Tetouan police station, keeping them in the car park because there were so many. They gave no food to the people and instead continued to beat them.

The second and third wave came behind while other people were being controlled. The same thing happened to the rest of the people, they were taken to the police station. Everyone was split into groups coinciding the towns they had come from. And eventually, people were taken to buses and driven away.

The general news in Europe, say that the incident caused no injuries to anyone. This is not true, Moroccan forces were seen beating people with iron bars over the head. It is rumoured that three people were killed in the attack, some unconscious people were seen to be carried away but it is unconfirmed as to their condition.

Dozens of migrants murdered by Spanish and Moroccan police in attempts to cross border in early February but over 200 enter in recent days

The 6th of February has become a common reference when talking about police brutality at the European border. On this day the Spanish Guardia Civil shocked many people by showing what means they are ready to put into practice in order to stop migration, this day leading to the death of at least 17 people. A group of Camerounese migrants, who were in the water that, have told us what they experienced that day. The following is a summary of their stories.

Early in the morning of the 6th of February a group of 400 migrants (mostly Camerounese) went down to the beach in Fnideq close to the border to Spain, and started swimming towards Ceuta. While doing so they were being attacked by Moroccan military police, but also Spanish police started to shoot with rubber bullets at the migrants while they were still at the Moroccan side, as well as at the people who made it to the Spanish side. They were shooting both directly at people and at the floating implements that some people needed because they were not able to swim. This caused several people to drown. Apart from that, there were Guardia Civil officers in a boat with a Spanish flag who were pumping tear-gas into the water as well as sailing over people.

There was a mass panic attack in the water when some migrants tried to continue making their way to Spain, while others tried to escape the bullets and tear gas by returning to the Moroccan side.
Officially 17 people are announced to be dead, but according to these Cameroonian people, more than 25 people died, and others are still missing.

Around 200 people made it to the beach in Ceuta, but were immediately pushed back by the Guardia Civil through a small gate in the fence surrounding the Spanish enclave, without being asked any questions or being registered as having been in Spain. At the Moroccan side all the migrants were brought to the police station in Tetouan, and from there deported to different places in Morocco from where they had to sort out themselves.

Thursday, the 28th of February, there was an assault made on the fence surrounding Melilla by around 300 migrants. More than 200 of them made it to the Spanish side, leaving 35 injured, according to mainstream media.

Saturday, the 1st of March, a smaller group of migrants attempted to swim to Ceuta next to the village Benzú. Around 20-30 people were caught on the Moroccan side, forced to give their names and afterwards escorted away one by one. Most of the people had problems walking after being injured during the attempt to cross. 4 people made it to Ceuta, and once on the beach they were given emergency blankets, and afterwards taken away in cars.

This just shows that, even though Europe are spending tons of money to “secure” the border, paying Spanish cops and paying corrupt Moroccan police who employs local bandits, people in bigger or smaller numbers manage to cross the border all the time.